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Les Blockbusters les plus attendus de 2018 (Partie 1)

2018 démarre à peine, et déjà connait-on l’agenda des grosses productions Hollywoodiennes qui vont débarquer sur grand écran. La rédaction des Chroniques a sélectionné pour vous 15 blockbusters, de grosses machines au budget faramineux, qui prendront d’assaut les écrans et le box-office mondial. Revue en 3 parties et dans l’ordre de ce que vous aimerez (ou aimerez détester) cette année.

Black Panther

Sortie le 14 Février 2018

Les films de l’univers Marvel fêtent leur 10 ans cette année : Avengers Infinity Wars sort presque une décennie jour pour jour après Iron Man, première pierre d’une franchise multiverse qui a rapporté à ce jour 13,5 milliards de dollars (!). Modifiant en profondeur le paysage du blockbuster, Kevin Feige, le producteur en chef derrière chacun des titres Marvel sur grand écran, a eu l’intelligence de s’adapter au marché, au gré des tendances, souvent initiées par ses films d’ailleurs. Les Gardiens de la Galaxie et son humour décapant cartonnent? Le troisième volet de Thor surfera sur l’esprit comique irrésistible de son réalisateur, Taika Waititi (si vous ne l’avez pas vu, son faux-docu What we do in the shadows est l’une des plus brillantes comédies de la décennie).

Cette capacité de saisir le zeitgeist du moment joue encore à plein régime. Sans qu’évidemment ce ne soit la raison principale de son existence, Black Panther ne serait pas le film qu’il est sans #BlackLivematter, ou #Oscarsowhite, deux polémiques sur les rapports entre population blanche et noire qui ont traversé la société américaine et Hollywood ces dernières années. Blockbuster au casting pratiquement intégralement noir-américain, Black Panther met en scène l’un des héros Marvel les plus socialement marquants de son époque. En effet, imaginez-vous en 1966 découvrir dans vos comics favoris, aux côtés de Captain America et Spiderman, un super héros noir, issu d’une société Africaine futuriste, alors que le mouvement des Droits Civiques est à son paroxysme. Ce n’est donc pas un hasard si Feige a confié les rennes de l’adaptation sur grand écran à Ryan Coogler, révélé en 2013 par son premier film, le percutant Fruitvale Station, qui était clairement ancré (en avance) dans l’ADN du #Blacklivematter, à savoir les rapports entre la police blanche et les citoyens noir-américains.

Mais Black Panther ne se résumera pas à une œuvre symbolique, à l’écho commercial des tourments de la société Américaine sur grand écran. On aura vraisemblablement droit à du grand, du très grand spectacle! D’abord parce que Coogler n’est pas un manchot: à presque lui tout seul il a relancé la franchise Rocky, avec l’excellentissime Creed, un film aussi puissant qu’un uppercut en plein visage. Les bande-annonces de Black Panther le montrent, il n’a rien perdu de son efficacité lorsqu’on parle action. Ajoutez à cela une bande son qui s’annonce surpuissante, avec rien d’autre que Kendrick Lamar en guest (autre artiste engagé), il y a peu de chances pour que les yeux et les oreilles n’en prennent pas pour leur compte. Autre pari, le casting du film: difficile de faire fausse route quand on a à l’écran Angela Bassett, Andy Serkis, Martin Freeman, Daniel Kaluuya (la révélation de Get Out), Danai Gurira (la Michonne de The Walking Dead), les oscariés Forrest Whitaker et Lupita Nyong’o, et surtout deux des meilleurs comédiens de leur génération, Michael B Jordan (l’acteur fétiche de Coogler), et le toujours impeccable Chadwick Boseman, impressionnant dans le rôle titre, qu’on avait découvert dans Civil War. Ajoutez à cela qu’une part non négligeable d’Avengers Infinity War semble se dérouler au Wakanda (cf la bande-annonce la plus vue de l’histoire), on ne peut douter du soin que la maison Marvel aura apporté au dernier film maison avant la sortie de leur blockbuster majeur de la décennie. Vous a-t-on dit qu’on était impatients?

Tomb Raider

Sortie le 14 Mars 2018

On ne va pas se mentir, il n’y a jamais eu d’adaptation de jeu vidéo au cinéma qui ait remporté l’adhésion. D’un spectre large qui va du il vaut-mieux-être-aveugle-que de-regarder-ça (Portal, Dead or Alive) au pas-mal-mais-bon-c’est-cher-pour-ce-que-c’est (Final Fantasy, Prince of Persia, Assassin’s Creed, Warcraft) en passant par les plaisirs coupables (la saga Resident Evil) ou les nanars devenus cultes (Super Mario Bros, Street Fighter, Mortal Kombat), jamais d’immenses succès vidéoludiques n’ont doublé la mise sur grand écran.

Alors pourquoi faire apparaitre cette 3e adaptation de Tomb Raider dans ce classement ? Les deux premières tentatives (en 2001 et 2003) avaient, sur le papier, pas mal d’arguments à faire valoir. Mais au final, à part le physique d’Angelina Jolie, seule actrice capable de rivaliser avec les mensurations hors-normes de Lara Croft, les films n’ont jamais réussi à déplacer les foules dans les salles. 15 ans plus tard, les choses ont changé. D’abord, la saga Tomb Raider a évolué : la dernière version du jeu vidéo (et dont est adapté le film) revient sur la jeunesse de l’héroïne, et sa première véritable aventure sur une île perdue remplie de personnes peu fréquentables. Surtout, le jeu était l’un des objets les plus cinématographiques que l’ont ait vu sur console depuis longtemps, alternant les moments de gaming et les séquences « cinématiques » avec une fluidité rare. Si bien que lorsque la première bande-annonce du film est sortie en septembre dernier, pas mal de fans du jeu y ont vu une copie conforme du trailer du jeu vidéo. Autre bonne nouvelle: c’est le réalisateur Norvégien Roar Uthaug qui est aux commandes, le même qui nous a offert en 2015 l’excellent The Wave, où déjà la force des éléments naturels (la vague en question) étaient à l’œuvre, contre un petit village montagnard coincé dans un Fjord scandinave. Enfin, et surtout, il y a Alicia Vikander. Oscarisée en 2016 pour son second rôle dans The Danish Girl, la suédoise est l’une des actrices les plus en vue (à juste titre) d’Hollywood, brillante à chacune de ses apparitions à l’écran (mention spéciale pour son rôle de robot dans le perturbant Ex-Machina). Belle comme un cœur et bourrée de talent, l’épouse à la ville de Michael Fassbender (qui avait tenté sa chance dans l’adaptation de jeu vidéo à l’écran avec Assassin’s Creed, sans vraiment y parvenir) fêtera cette année ses 30 ans avec ce premier rôle purement d’action. Entourée de Kristin Scott-Thomas, Dominic West, Nick Frost et le toujours parfait Walton Goggins (The Hateful Eight), il y a fort à parier que l’on ne perdra pas son temps à lui laisser sa chance.

Un Raccourci dans le temps

Sortie le 14 mars 2018

Plus qu’aucun autre studio, Disney possède une force de frappe en termes de divertissement qui s’apparente à un tsunami sur grand écran. C’est bien simple, rien que dans ces blockbusters les plus attendus de l’année 2018, 6 sont produits par le studio de Mickey. Ces dernières années, à coup de milliards de dollars, l’entreprise s’est constituée un catalogue unique au monde : Marvel et ses superhéros, Pixar et ses films d’animation haut niveau, LucasFilms (incluant Star Wars ou encore Indiana Jones) et, fin 2017, une large partie de la Fox, ramenant dans son giron des bulldozers à box-office, comme Deadpool (aussi dans ce classement, donc 7 films sur 15), les X-Men, les 4 Fantastiques et rien de moins qu’Avatar, plus gros succès au cinéma de l’histoire, et dont 4 suites sont en chantier.

A côté de ces pompes à dollars quasi-assurée, Disney continue aussi de lancer des productions dont l’objectif est évidemment de créer de nouvelles franchises. Après l’échec en salle d’A La Poursuite De Demain, place à Un Raccourci Dans le Temps (A Wrinkle in Time en VO). A l’origine, un roman sorti il y a plus de d’un demi-siècle, très original dans ses thèmes (son auteure, Madeleine L’Engle, a essuyé 26 refus avant qu’il ne soit publié), et qui a connu 4 suites. Des millions de copies vendues et une déclinaison télévisée plus tard, c’est Disney qui a acquis les droits pour une adaptation sur grand écran de cette fresque scientifico-spiritualo-fantastique. Dans l’ère du temps, le studio a confié les commandes de cette production à plus de 100 millions de dollars à un duo de femmes : au scénario, la valeur sure Jennifer Lee, réalisatrice du méga hit La Reine des Neiges (entre autres). Derrière la caméra Ava DuVernay, encore auréolée du succès de son dernier film, Selma, nommé pour l’Oscar du meilleur film en 2015. Pour le casting, du très lourd aussi, avec la célébrissime Oprah Winfrey, l’oscarisée Reese Witherspoon, la valeur montante Gugu Mbatha-Raw (excellente dans l’épisode de Black Mirror San Junipero), l’inévitable Chris Pine, les hilarants Zach Galifianakis et Mindy Kaling, ou encore le trop rare Michael Peña. On ne sait pas si la complexité de l’histoire d’Un Raccourci Dans Le Temps permettra au film de remporter un succès planétaire, ou si les effets spéciaux ne noieront pas le tout dans une soupe multicolore. Mais le défi est beau, et seul Disney est en mesure de faire un tel pari dans un paysage Hollywoodien souvent trop fébrile pour sortir des sentiers battus. Et juste pour cela, on a envie d’y croire.

Pacific Rim: Uprising

Sortie le 21 mars 2018

En 2013, le culte Guillermo Del Toro vous offrait un plaisir coupable de série B (avec un budget mirobolant de 180 millions de dollars, soit dit en passant) avec Pacific Rim, affrontement entre des robots géants (les Jaegers) et des Kaijus, monstres mythiques venus des profondeurs de la mer. Inexplicablement, un film où un pétrolier géant servait de batte de base-ball pour envoyer une créature toute Lovecraftienne voltiger en plein centre d’une mégalopole ne semblait pas être ce que le public attendait. Et malgré un box office mondial de plus de 400 millions de dollars, la franchise Pacific Rim semblait ne pas devoir dépasser le stade du pilote. Quel ne fut pas le plaisir des fans (nombreux) du réalisateur lorsque celui-ci annonça en 2014 la mise en chantier d’une suite, qu’il écrirait, produirait et réaliserait. Depuis, Del Toro a lâché la caméra pour aller réaliser La Forme de l’Eau, qui lui a valu son premier Golden Globe, et pourquoi pas un Oscar lors de la prochaine cérémonie, ce qui, somme toute, est une bonne chose. Au profit du vétéran des séries TV Steven DeKnight, l’homme derrière le revival de Daredevil chez Netflix. Et les premières images du film nous laissent présager un nouveau fantasme de geek, où les bastons entre créatures disproportionnées semblent tenir toutes leurs promesses. A l’écran, le premier vrai grand rôle post Star Wars de John Boyega (vu aussi dans Detroit l’an dernier, également à la production de cette suite), fils du personnage d’Idris Elba du premier épisode, et qui incarne le leader d’une nouvelle génération de pilotes de Jaegers. Avec pour adversaires, semble nous montrer la bande-annonce, de nouveaux Kaijus, mais aussi d’autres Jaegers.. Plus grand, plus fort, moins cher (seulement 150 millions de dollars), Pacific Rim: Uprising promet de grands moments. Espérons que ce ne soit pas du grand n’importe quoi.

Ready player one

Sortie le 28 mars 2018

Aussi fou que cela puisse paraitre, Steven Spielberg, alias l’inventeur du blockbuster, alias l’homme qui valait 9,5 milliards (box office mondial de ses films en tant que réalisateur, 16,5 milliards en tant que producteur), alias Dieu pour beaucoup de monde, n’a pas connu d’immense succès public depuis 10 ans et son Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, loin d’être son meilleur film par ailleurs. On attendait donc depuis longtemps de le voir revenir aux manettes d’un projet à sa dimension, et il semble tenir la barre avec Ready Player One. A l’origine best seller plus geek que geek écrit par Ernest Cline, Ready Player One est une synthèse de références aux premiers jeux vidéos et aux films cultes des années 70 et 80, dont beaucoup comptent d’ailleurs Spielberg comme réalisateur ou producteur (via sa société Amblin). Si le réalisateur a confirmé avoir retiré toutes les références à sa filmographie du film, il a par contre conservé la DeLorean customisée de son héros, immortalisée par la trilogie Retour vers le Futur que Spielberg avait produit. Le Géant de Fer (Vin Diesel sera de nouveau la voix du personnage, presque 20 ans après l’original), Freddy, Duke Nukem, Akira ou encore Le Seigneur des Anneaux font partie des nombreuses références que l’on pourra retrouver à l’écran. Film post-apocalyptique se déroulant dans un monde virtuel, Ready Player One marque le retour du réalisateur de Jurassic Park et de Minority Report à la science-fiction, 13 ans après La Guerre des Mondes, sa dernière incursion dans le genre. Au scénario, on retrouve l’auteur du livre, Ernest Cline, aux côtés de la valeur sure Zak Penn, l’une des plumes d’Avengers, premier du nom. Niveau casting, après une rude bataille, on l’imagine, de jeunes premiers, c’est le peu connu Tye Sheridan (Mud, Joe, ou plus récemment Manuel de survie à l’Apocalypse Zombie) qui décroche le premier rôle. Face à lui, le désormais inévitable dans l’univers Spielberg Mark Rylance (Le pont des espions, BFG), Ben Mendelsohn (le méchant de Rogue One), T.J. Miller (de la série Silicon Valley), Olivia Cook (Me, Earl and the Dying Girl), la future star Hannah John-Kamen (également dans Tomb Raider et Ant-man and the Wasp, 2 films de ce classement), et le toujours impeccable Simon Pegg. Si toutes les planètes semblent être alignées pour un divertissement 4 étoiles, espérons que le ratage du premier poster du film (où le héros arbore fièrement des jambes d’environ 4m) ne présage en rien de la qualité des effets visuels, élément central dans un film dont le budget reste un secret d’état. On croise les doigts pour tonton Steven.

A suivre…

 

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