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JOURNAL DE BORD CANNES 2018 Saison 5 Épisode 1

Festival de Cannes, Saison 5 épisode 1

Je pensais l’an dernier que le Festival de Cannes édition 2017 serait mon chant du cygne, mais la tentation 2018 fut trop grande pour y échapper. C’est donc reparti pour une nouvelle Grande Messe Cinématographique.

Nouveau départ sur la Croisette, avec l’envie ardente de bouffer de la pellicule en grande quantité. Sur le papier, la sélection officielle est moins attrayante que les années passées, mais à Cannes, on n’est jamais à l’abri d’un excellent cru, garni de savoureuses surprises. Et puis, il y a tout de même quelques belles promesses, avec les présentations en compétition d’Under The Silver Lake  et de BlacKkKlansman, respectivement 3ème bébé de David Robert Mitchell après les très bons The Myth of the American Sleepover et It Follows, et dernier Spike Lee en date. En compet’, le solide japonais Hirokazu Koreeda et le maître chinois Jia Zhangke ont répondu à l’appel eux-aussi, avec les très attendus Une Affaire de Famille et Les Éternels. Dans les attentes inimaginables, il y a aussi la venue à Cannes de l’infatigable Martin Scorsese, qui vient recevoir le Carrosse d’Or, une récompense spéciale décernée depuis 2002 au cours de la Quinzaine par les directeurs de la Société des réalisateurs de films à l’un de leurs pairs, choisis parmi les cinéastes du monde entier pour féliciter « les qualités novatrices de ses films, pour son audace et son indépendance ». De son côté, l’immense Christopher Nolan vient présenter une version restaurée de 2001, l’Odyssée de l’espace à l’occasion du 50ème anniversaire du film, et aussi, par la même occasion, offrir une leçon de cinéma qu’on imagine déjà exceptionnelle. Hors Compétition, il y aura aussi The House That Jack Built, le nouveau film du cinéaste danois Lars Von Trier, sorti de son statut « persona non grata » déclaré en 2011 après qu’il ait tenu des propos jugés inacceptables et professé sa sympathie pour Hitler.

Je caresse aussi l’espoir cette année d’échanger quelques mots avec le talentueux Woody Harrelson, présent dans Solo, le spin-off Star Wars sélectionné hors compétition, et aussi avec Nicolas Cage, lead du film d’horreur et d’action Mandy, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, ou bien encore avec Carey Mulligan et Jake Gyllenhaal, rôles principaux de Wildlife, le premier film en tant que réalisateur du comédien américain Paul Dano qui a l’honneur d’ouvrir la Semaine de la Critique.

Cannes 2018, c’est aussi l’année du paradigme. Dans une interview accordée au Film Français, Thierry Frémaux, le délégué général du festival, a en effet annoncé plusieurs nouveautés et clarifications : le retour du film de clôture (en l’occurrence L’homme qui tua Don Quichotte, le projet maudit enfin achevé de Terry Gilliam), l’interdiction des selfies sur le tapis rouge, la suppression des projections presse préalables à la séance de gala réalisées en présence de l’équipe du film, et enfin l’ajout d’une nouvelle règle obligeant les prétendants à la Palme d’Or à être diffusés dans les salles françaises après leur présentation cannoise, excluant automatiquement les productions du géant Netflix, uniquement visibles sur sa plateforme en ligne de vidéos sur abonnement.

A peine débarqué, me voilà en route pour le Marché du film avec le projet de dégoter des tickets pour quelques films français attendus (Première Année, le nouveau film du médecin converti réalisateur Thomas Lilti, Au Poste, le nouveau Dupieux à l’excellente réputation critique, ou bien encore Mauvaises Herbes, le second long-métrage de Kheiron après son premier essai réussi Nous Trois Ou Rien). C’est toujours un peu la croix et la bannière pour obtenir des places au Marché, les projections étant souvent réservées aux « buyers » de l’industrie car les films présentés n’ont pas (ou pas encore) été achetés dans certains territoires du Monde, mais on va quand même tenter le coup.

Cette année, le film prévu en Ouverture du Festival figure aussi en compétition officielle. C’est donc devant l’entiéreté du jury présidé par la divine Cate Blanchett que sera présenté Everybody Knows, le nouveau Asghar Farhadi qui compte au générique le couple Javier Bardem et Penélope Cruz.

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