Cinéfils

Cinéfils (Chronique) #2

Au fil des visionnages ou des revisionnages, réflexions sur le cinéma d’hier, d’aujourd’hui ou de demain

11 Décembre 2017

Les Aventures de Tintin Le Secret de la Licorne

Revu Tintin, toujours aussi ébouriffant. Aussi bien la forme resplendissante que le fond émouvant sur la filiation et l’héritage. La scène de la caravane dans Le Monde Perdu, la première attaque du tripode dans La Guerre des Mondes, les scènes virevoltantes des Indiana Jones, la course-poursuite de Minority Report, l’escapade de Bagghar de Tintin …. Spielberg est vraiment un des meilleurs pour filmer l’action. Hâte de voir la fameuse scène de la course dans Ready Player One. Spielberg est autant Tintin (l’enfant témoin) que Haddock (le passeur) dans le film. Rarement senti Spielberg aussi libre dans sa mise en scène, affranchie de toute limite pour mieux retranscrire le dynamisme des aventures de son personnage-titre. Le montage alternant le flashback sur la Licorne et l’évasion au présent est tout simplement prodigieux. Quelle inventivité ! Et le duel des grues dans le climax, c’est la réinvention par Spielberg du swashbuckler du flashback avec les ancêtres de Haddock et Sakharine

9 janvier 2018

Duel

La trivialité de Duel n’est jamais un obstacle à son efficacité. Téléfilm satisfaisant et prometteur, le génie de Spielberg est déjà là, dans le story-telling et la mise en scène. J’adore ce petit running en travelling latéral, repris plus tard par l’élève appliqué J.J. Abrams dans Mission Impossible III. En sachant que J.J. Abrams a démarré sa carrière hollywoodienne en scénarisant et produisant Une Virée En Enfer (Joy Ride en VO), un hommage (appuyé) à Duel avec Paul Walker, Steve Zahn et Leelee Sobieski. Souvent qualifié, à raison, de « brouillon des Dents de la Mer avec un camion à la place du requin », Duel a aussi inspiré Jeepers Creepers (de Victor Salva) et The Shallows (de Jaume Collet Serra). Duel est autant une poursuite thématique et formelle d’Hitchcock (surtout Psychose et Les Oiseaux) qu’un prélude aux Dents de la Mer en fait. Duel : le camion-citerne peut se percevoir comme une allégorie de la culpabilité du représentant de commerce (interprété par Dennis Weaver) de ne pas avoir défendu sa femme face à l’agression de Steve Henderson survenue lors de la fête la veille.

Rock Academy

Jack Black a un bon capital sympathie dans Rock Academy mais ça ne suffit pas. Au-delà du pitch complètement invraisemblable (qui peut croire que l’école ne va pas vérifier l’identité d’un prof remplaçant?), je trouve le développement de l’histoire banal, beaucoup trop sage et prévisible. La suspension de crédulité, je veux bien mais comment croire une seule seconde que des répétitions d’un groupe de rock passent totalement inaperçues dans un établissement scolaire ? Dans Rock Academy, c’est le postulat même du film qui est, selon moi, une incohérence totale. Le film s’attarde en plus sur les stratégies du mec pour éviter de se faire choper (exemple lorsqu’il demande aux enfants de planquer les instruments lors d’une visite impromptue de la directrice). Si Linklater réalise cette scène, c’est avant tout parce qu’elle sert de ressort comique dans le film (témoin d’une complicité « punk » entre lui et les gamins face à l’establishment représenté par la directrice rigide). Dès lors que Linklater filme cette scène, on est tout de suite censés se demander « mais comment font-ils habituellement pour éviter tout ce raffut lorsqu’ils répètent tous les jours en salle de classe ? ». Alors il y a une réponse fournie, puisque les gamins installent des caméras de surveillance pour éviter de se faire repérer. Mais je ne sais pas, il y a un truc qui ne va pas. La diégèse est trop longue (largement plus d’un mois, confirmée par la réception d’un premier salaire) avant que Black ne se fasse prendre.

Downsizing

Vu Downsizing d’Alexander Payne. L’univers rétrécit au fur et à mesure que le film progresse sous traitant ses enjeux et ayant cruellement du mal à s’incarner à travers un propos. Film qui fait Payne à voir (#rire). Payne ne sait pas où il va, ni ce qu’il veut dire, entre comédie à pitch, romcom SF et drame écolo/hippie. Il ne traite pas ses enjeux (ou les abandonne à peine exposés), quelque soit le genre qu’il aborde. L’impression d’un film qui « a raté le coche ». Deux ou trois idées par ci (la lutte des classes toujours présente dans le monde miniaturisé) par là (les personnages insolites mais intriguant de Leisureland) mais il aurait fallu un Verhoeven à la réal pour traiter un pitch pareil.

10 janvier 2018

Gremlins 2 La Nouvelle Génération

gremlins 2 affiche cliff and co

Gremlins 2 est tout ce qu’on peut attendre d’une suite de qualité (et bien plus encore), développant à bon escient la mythologie du premier tout en enrichissant le propos anti consumériste/capitaliste de la saga. Suite événementielle, qui, à l’instar de The Second Civil War, prédisait avec clairvoyance 2017 (ou au moins la montée en puissance de Daniel Clamp/Donald Trump). J’adore aussi le fait que Joe Dante ait placé l’action de cette suite dans un gratte-ciel, symbole par excellence du pic de la puissance américaine. Même réflexion que McTiernan sur ses deux volets Die Hard (avec inversion de l’enfer d’abord horizontale puis verticale). Comme l’impression d’un gigantesque défouloir blindé de gags macabres et de second degré irrévérencieux et jouissif. Détails amusants mais Gremlins 2 et Dawn Of The Planet Of The Apes ont en commun que les Gremlins et les Singes ont acquis la parole entre le premier et le second volet et on retrouve le « film dans le film » au sein même de la suite aussi bien dans Scream 2  que dans Gremlins 2. Le gap qualitatif entre Gremlins 2 et The Hole 3D est assez impressionnant. Triste fin de carrière pour Dante, même s’il conserve quelques (bons) atouts dans ses manches.

The Twilight Zone

Le second segment de The Twilight Zone est l’un des pires moments de la carrière de Spielberg. Ce n’est pas foncièrement « mauvais », mais qu’est-ce que c’est faiblard, il décline ses chimères de prédilection en pilotage automatique. Le prologue est supérieur au segment de Dante qui est supérieur au segment de Landis qui est supérieur au segment de Miller qui est supérieur au segment de Spielberg. Pas assez anxiogène tout ça. Et il manque un vrai fil conducteur.

11 / 12 / 13 janvier 2018

Rencontres du 3ème type

Chaudes larmes devant Rencontres du Troisième Type. Comme au premier jour chef-d’œuvre. L’imagerie (prenons l’exemple de la scène où des hélicoptères survolent des personnages courant sur un terrain rural) a été reprise moult fois après au cinéma (notamment dans X-Files Le Film et Super 8 entre autres). Rencontres du Troisième Type est, selon moi, le film qui a véritablement permis à Spielberg d’imposer sa patte (sur presque tous les plans : esthétique/thèmes/story-telling/personnages/figures/symboles) à Hollywood. C’est aussi le film où Spielberg explore, avec la naïveté d’un enfant, le traumatisme induit par le divorce de ses parents (en cherchant à les re-réunir à l’écran, par le biais du l’utilisation de la musique et de l’électronique). En termes d’influences, le personnage de Barry, enfant à haut potentiel intellectuel, me semble avoir directement inspiré M Night Shyamalan pour écrire celui de Cole Sear sur Sixième Sens. Le final, sous forme de ballet visuel et sonore où l’enfant Spielberg déclare son amour pour la SF, est absolument renversant (à déconseiller aux cyniques!!!).

13 janvier 2018

Always

Enfin vu Always, un des rares Spielberg qu’il me restait à voir (l’autre étant La Couleur Pourpre). Et bien je confirme, c’est un Spielberg mineur. Pour plusieurs raisons, mais surtout pour sa mise en scène, vraiment décevante. Brad Johnson aussi est très peu convaincant en jeune recrue pompier de l’air. Et dire que le rôle avait été proposé à Tom Cruise (je ne connais pas la raison de son refus par contre). A noter que Joe Johnston a supervisé les scènes aériennes, notamment celle de l’incendie final. Ce n’est pas tant la candeur avec laquelle Spielberg aborde son histoire qui me gêne, mais la relative fadeur de l’ensemble (le sujet des pilotes de Canadairs est toutefois plus réussi que la romance fantastique à la Ghost). Je sauve aussi le sublime plan final, que voici:

The Killer inside me

Film néo-noir appliqué et incroyablement violent, The Killer Inside Me survole un peu son (super) sujet. Reste l’interprétation remarquable de Casey Affleck, bluffant en tueur froid aux agissements inexplicables.

14 janvier 2018

Hot Spot

Don Johnson a un sex-appeal et un charisme indéniables dans Hot Spot polar suintant porté par la caméra vicieuse de Dennis Hopper. Bon film. Dans son rapport à l’Amérique (profonde), Hot Spot m’a fait penser à l’excellent et sous estimé Black Snake Moan. Mais Hot Spot m’a surtout fait penser à U-Turn d’Oliver Stone, qui sortira quelques années plus tard et déclinera les mêmes figures de manipulateur manipulé et de femme fatale

Time Code

time code affiche cliff and co

Extrêmement ludique et visionnaire, Time Code fonctionne à plein régime autour de son high concept de 4 plans-séquences filmés en temps réel sur un écran partagé en quatre. Choisis ta case !! Un bon concept ne suffit pas nécessairement à faire un (bon) film, mais l’expérimentation de Mike Figgis est ici tellement fascinante qu’elle finit par emporter le morceau sur le scénario, assez banal en fin de compte. Une expérimentation radicale dans sa manière de raconter (l’histoire) et où le spectateur est cordialement invité à créer son propre montage, en zappant sur chacune des vignettes proposées simultanément.

E.T L’Extra-Terrestre

Chef d’œuvre intemporel, E.T représente à la perfection ce que devrait être le cinéma populaire aujourd’hui : fait avec une âme et du cœur. E.T. est un des Spielberg où sa « magie » opère le mieux je trouve. Cohérence formelle et thématique totale. Je crois à fond à l’histoire et aux personnages et jamais je ne remets en question l’univers présenté. Amusant comme Spielberg a intégré le merchandising du film dans la narration, comme ressort comique (la mère qui explore le placard sans capter E.T., déguisé en peluche parmi les peluches). E.T observe, apprend et comprend (rapidement). De même qu’Elliott. La complémentarité des deux personnages est bouleversante, à l’instar de la scène pivot du film qui les « connecte » émotionnellement (via le montage parallèle E.T. à la maison/Elliott à l’école). Après Rencontres du 3ème Type, Spielberg remet une nouvelle fois en scène frontalement le divorce de ses parents, incarné par cette mère qui élève seule ses enfants et par ce père qui n’existe que hors-champs, au Mexique. Le personnage d’E.T permet à Elliott d’évoluer, c’est un « vecteur » qui valide la progression de son arc sur le deuil (résilience du départ du Père). Le « Come » d’E.T. et le « Stay » d’Elliott sont déchirants dans le final. C’est l’un des moments cinématographiques qui m’a le plus ému de ma vie. Le genre (en l’occurrence la SF) pour mettre en lumière les dysfonctionnements intrafamiliaux…ou comment résoudre son trauma par le prisme de la fiction . La dimension personnelle de l’intrigue d’E.T ne l’empêche jamais d’avoir une portée universelle, Spielberg parvenant aisément à transcender la charge symbolique de la figure fantastique qu’incarne l’extra-terrestre. Complément indispensable de Rencontres du 3ème Type sur le motif de la famille dysfonctionnelle,  E.T  a permis à Spielberg de décliner ses obsessions en renouvelant son style, via une approche encore plus sincère et personnelle. Harrison Ford devait initialement jouer dans E.T (dans le rôle du directeur de l’école) mais sa scène a été coupée au montage final. Dernière chose sur E.T, c’est aussi une des plus belles affiches de l’histoire du cinéma.

Poltergeist

poltergeist affiche cliff and co

Enchaîner E.T et Poltergeist (1982) en back-to-back c’est l’occasion de constater que c’est possiblement le même toutou dans les deux films (un labrador magnifique !). Les deux films partagent beaucoup BEAUCOUP de points communs (mise en scène/plans qui se répondent/propos/références communes à Star Wars. Poltergeist (1982) est fortement influencé par La Maison du Diable de Robert Wise, œuvre séminale du sous-genre horrifique « film de maison hantée ».

15 janvier 2018

3 Billboards : Les Panneaux de la Vengeance

C’est vraiment très fort 3 Billboards : Les Panneaux de la Vengeance. En dessous des Coen et il faut que je le digère pour percevoir les différents niveaux de lecture mais c’est un grand oui. Sur la culpabilité et la remise en question, le film m’a aussi rappelé Manchester by the Sea (peut-être la présence de Lucas Hedges ?). Les quelques notes du thème musical principal de Carter Burwell m’ont rappelé celles, magnifiques, de True Grit des frères Coen. MAIS si Oscar il y a, Burwell le mérite davantage pour son travail sur Le Musée des Merveilles. Comme sur Bons Baisers de Bruges Martin McDonagh emploie un ton vraiment à lui, dans un dosage drame/comédie singulier, parfois mélangé au sein d’une même scène ou d’un même plan. Magistralement écrit, réalisé et interprété, 3 Billboards confirme en tout cas tous les espoirs placés en Martin McDonagh. Peut-être quelques maladresses par ci (l’arc de Rockwell un peu précipité) par là (les dix dernières minutes que j’ai eu du mal à accepter), mais rien de bien méchant, c’est vraiment dans le haut du panier du cinéma US. Martin McDonagh maîtrise l’art de la rupture (de ton) aussi bien que Bong Joon-ho, c’est du caviar.

16 janvier 2018

Better Watch Out

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Better Watch Out, film de Noël récréatif dans sa manière, imprévisible, de tordre les codes du genre home invasion. Un peu bête parfois, mais jouissif dans sa méchanceté.

Band of Brothers

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17 ans avant la sortie de Ready Player One et 10 ans avant celle de Tintin, Simon Pegg était déjà dans une fiction produite par Spielberg : l’excellente mini-série Band of Brothers. L’expérience immersive que propose Band of Brothers est dingue, je ne me rappelais plus à quel point. Cette mini-série est vraiment un excellent prolongement de Il faut sauver le soldat Ryan. Et le casting est tout simplement hallucinant, incarnant à la perfection l’esprit de camaraderie que la série souhaite développer. Parce que c’est de ça dont il est question dans Band of Brothers la forte amitié qui est née entre les membres de la Easy Company au cours de leur campagne. L’Humanisme au cœur de l’atrocité de la Seconde Guerre Mondiale.

17 janvier 2018

7 Psychopathes

7 PSYCHOPATHES AFFICHE CLIFF AND CO

Revu 7 Psychopathes: pas mal mais bancal. J’aime le trio de perso Farrell/Rockwell/Walken, le ton légèrement doux-mélancolique propre à McDonagh, ainsi que le montage, peu inventif mais hautement efficace. Le scénario me déçoit par contre, l’impression de pistes jamais abouties. Dans 7 Psychopathes, Colin Farrell joue le rôle d’un auteur-rêveur qui écrit le scénario d’un film, intitulé  7 Psychopathes , ressemblant justement au film que l’on est en train de voir en tant que spectateur, dans un élan méta à la Charlie Kaufman. Idée géniale (sur le papier) mais jamais véritablement exploitée de la bonne manière (dans les faits). Elle n’est qu’un simple ressort comique de temps en temps. Les personnages féminins de 7 Psychopathes (film que l’on est en train de voir) sont rapidement évincés, tout comme celles du scénario qu’écrit Farrell. Walken le lui fait remarquer à un moment: « les femmes de ton scénar sont à chier, elles n’ont rien à dire et/ou crèvent en 5 minutes ». Farrell lui répond alors : « le monde est pas tendre avec les femmes, je crois que c’est ce que j’ai voulu dire ». Là encore justification intéressante sur le papier (car ça raconte quelque chose sur le monde) mais dans les faits, les personnages féminins du film sont réellement mauvais. La mise en abîme va même plus loin que ça, tant on a l’impression que McDonagh, comme Farrell dans le film, apparaît parfois en manque d’inspiration pour écrire ses personnages et se contente de meubler avec des tunnels de dialogues inutiles.

Fausses Rumeurs

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Sorte de 13 Reasons Why avant l’heure, Fausses rumeurs (production Joel Schumacher sortie au début des années 2000) bénéficie d’un bon pitch (étude de mœurs sur les ragots à la fac) mais hélas très mal exploité, pour un résultat ringard et à peine divertissant. Le film essaye désespérément de surfer sur la vague du succès des « teen-movies avec des ados privilégiés et machiavéliques » qui étaient produits à la pelle à Hollywood à la fin des années 90 (Sexe Intentions/Cursus Fatal/Un Cadavre sur le Campus/Sexe Attitudes….)Le point de départ de Fausses Rumeurs « faire courir un bruit de couloir et voir ce que ça donne » évoque vaguement du proto Unfriended, le high-concept narratif en moins.

18 janvier 2018
 
La Liste de Schindler
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Redécouvert La Liste de Schindler, que je n’avais pas revu depuis des années (sans doute dû à la « boule au ventre » ressentie per et post-séance, qui m’empêchait de m’y replonger avant un bon moment) et qui mérite amplement son adoubement critique. L’humanisme du film est poignant, les prestations naturellement charismatiques de Neeson/Fiennes sont géniales, l’utilisation du noir et blanc est habile de la part de Spielberg, à la fois pour renforcer l’immersion du spectateur, dans un aspect quasi documentaire. … mais aussi pour mieux le décaler des atrocités de la guerre, en tendant le plus possible vers la fiction pour créer une distance. Assez saisissante cette dichotomie. La Liste de Schindler tient autant à un idéal de Paix, à une célébration de la Vie qu’à une aversion pour la Mort, toujours filmée de manière crue – c’est ce qui le rend humaniste. Certes c’est un film âpre et sans concessions, mais Spielberg ne tombe jamais dans la gratuité, la complaisance, il sauvegarde l’Histoire pour offrir une grande leçon d’Humanité. Son cœur saigne, et le nôtre aussi. C’est un Spielberg indispensable à voir pour le cerner et apprendre les notions d’humilité et d’altruisme. On me fait remarquer par message et à raison, qu’ « adoubement » est un terme très (trop) fort et donc impropre au regard des (nombreuses) critiques péjoratives qui se sont abattues sur le film et sur Spielberg à l’époque de la sortie en salles même si depuis le film a été reconsidéré.
19 janvier 2018
 
Les rois du patin
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Découvert Les Rois du Patin grâce à Netflix qui, hormis deux ou trois répliques douteuses et une intrigue archi prévisible, est très sympa : absurdité jouissive du pitch et des situations, Ferrell-show toujours over-the-top et efficace, duo de comédiens bien assortis… La figure du « paon galopant » au début, les portraits/origin-stories (sur le même modèle que ceux de Zoolander/Hansel dans le premier Zoolander), le look des mascottes, la dégaine et le repère des antagonistes, la course-poursuite en patins… pas mal de choses rigolotes. Il y a une chose qui m’a fait hurler de rire : l’espèce de petit cri MEGA surjoué de Will Ferrell au début du spectacle « Grublets on the Ice ». Il faudrait que je rattrape Semi Pro, Moi député et Get Hard à l’occasion, mais ils ont moins bonne réputation.

Highlander
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Toujours un sacré plaisir de revoir le premier Highlander de Mulcahy. Univers original et parfaitement exploité (crédibilisé en quelques plans), personnages badass et iconiques, montage parallèle maîtrisé, thème musical culte, réalisation soignée et personnalisée … grande réussite à tous les niveaux ! Russell Mulcahy est capable de créer un univers en cinq minutes: un texte défilant, une voix-off au timbre rauque, un super générique, une intro mystérieuse mettant en scène des personnages qui se fightent avec des sabres puis un flash-back moyenâgeux puissant et bim le tour est joué. C’est sûr que l’esthétique du film paraît très ancrée dans l’imagerie des années 80 et que les effets visuels ont (un peu) vieilli, mais Highlander reste un spectacle fortement appréciable. Et Christophe Lambert est super ! Et l’immense Clancy Brown est un méchant charismatique avec sa stature imposante et son côté menaçant.
Dimanche 21 janvier 2018
Le Roi de la Polka
Le Roi de la Polka s’inscrit dans la continuité de Bernie pour Jack Black (tous deux inspirés d’une histoire vraie), qui incarne de nouveau un modeste gentilhomme qui s’embarque, sans vraiment vouloir nuire, dans des actes de délinquance. Mais le film est un peu trop plat et sage pour convaincre réellement bien qu’il tienne heureusement grâce à la bonhommie et l’enjouement communicatif de Jack Black.
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