Critiques

THE CROWN (Critique Saison 1) Game Of Trône

3 STARS BIEN

crown

SYNOPSIS: La série se concentre sur la Reine Elizabeth II, alors âgée de 25 ans et confrontée à la tâche démesurée de diriger la plus célèbre monarchie du monde tout en nouant des relations avec le légendaire premier ministre Sir Winston Churchill. L’empire britannique est en déclin, le monde politique en désarroi… une jeune femme monte alors sur le trône, à l’aube d’une nouvelle ère.

L’idée de faire une série sur la reine d’Angleterre a certainement fait hausser plus d’un sourcil chez Netflix, la reine Elizabeth II sentant davantage la naphtaline et les couloirs poussiéreux de Buckingham Palace que le sang et la poudre. Moderniser cette icône immuable de rigidité coincée, image même de la famille Windsor d’antan, (bien avant que les Diana, Harry et autres Kate ne viennent mettre un peu vie dans une famille qui se complaisait un peu trop dans son rôle de pièce de musée) avait tout du challenge impossible, du moins c’est ce qu’on pensait. Mais voilà Peter Morgan (Le Dernier Roi d’Ecosse, Frost vs. Nixon) et sa passion quasi-légendaire pour la souveraine (il a écrit le film The Queen sorti en 2006 et la pièce de théâtre The Audience dont le personnage principal est également Elizabeth II) à la tête du projet et tout à coup, The Crown prend une toute autre dimension.

Bien que la série souffre du « syndrome du scénariste unique », une affection du script courante chez les grands noms de la télévision et du cinéma se caractérisant par de gros problèmes de rythme et un manque de dynamisme indiscutable, The Crown se case facilement dans la catégorie des bonnes surprises de cette année. Sans se vouloir ultra politique, elle se penche avec beaucoup de lucidité sur les intrigues de couloir (et de boudoir) de Buckingham palace et nous entraîne dans le sillage du plus ancien monarque régnant d’Angleterre. La production a décroché le gros lot avec Claire Foy qui illumine l’écran à chaque seconde, se glissant dans la peau d’Elizabeth de Windsor avec une facilité déconcertante. Elle fait le portrait d’une princesse fragile, déterminée, aimante, vulnérable, et au final, d’une femme tout à fait ordinaire, née dans un environnement qui ne l’est pas. A ses côtés, le Prince Philip (Matt Smith, 11ème docteur de Doctor Who) a bien du mal à se faire à son rôle de Prince consort, sa petite sœur Margaret (Vanessa Kirby) se voit coincée entre son cœur d’artichaut et la raison D’État, et son père George VI (Jared Harris) et Winston Churchill (John Lithgow) tentent de reconstruire le pays à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Bref, Elizabeth a du plain sur la planche et va devoir relever les nombreux défis qui sont l’apanage des têtes couronnées et ce, malgré ses vingt-cinq ans et son manque d’expérience.

D’un point de vue purement technique, The Crown fait un sans-faute. Les visuels sont somptueux, les costumes de Michele Clapton (qui travaille notamment sur Game of Thrones) sublimes, la musique de Rupert Gregson-Williams (Wonder Woman, voui voui, celui avec Gal Gadot) épique à souhait et le montage aussi léger et craquant qu’une meringue bien faite. C’est extrêmement bien rôdé tout ça, et si on peut regretter le manque de prise de risques et l’approche une tout petit peu trop révérencieuse du sujet que l’on flatte plus qu’on ne le transcende, les longueurs et l’onctuosité du scénario passent plutôt bien en dépit du rythme indolent. Un joli voyage dans le temps chez nos voisins les Anglais et une bonne façon de visiter Buckingham Palace sans avoir à débourser les 23 livres sterling du billet d’entrée.

Crédits: Netflix

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