Critiques Cinéma

HEAT (Critique)

5 STARS CHEF D'OEUVRE

heat affiche

SYNOPSIS: La bande de Neil McCauley à laquelle est venu se greffer Waingro, une nouvelle recrue, attaque un fourgon blindé pour s’emparer d’une somme importante en obligations. Cependant, ce dernier tue froidement l’un des convoyeurs et Chris Shiherlis se retrouve obligé de « terminer le travail ». Neil tente d’éliminer Waingro, mais celui-ci parvient à s’échapper. Parallèlement, le lieutenant Vincent Hanna mène l’enquête…

Quand il sort sur les écrans en 1995 (début 96 en France), Heat est un évènement à plus d’un titre. En premier lieu bien entendu le film nourrit le fantasme de millions de cinéphiles à travers le monde en réunissant deux icônes du cinéma américain qui ne se sont encore jamais données la réplique même s’ils étaient l’un et l’autre à l’affiche du Parrain 2: Robert De Niro et Al Pacino. Autre argument, Heat est un projet colossal signé par celui qui s’est peu à peu imposé comme un metteur en scène référence en signant entre autres Le sixième sens,  Le solitaire ou Le dernier des Mohicans après une carrière télé auréolée du triomphe cinq saisons durant de Miami Vice, Michael Mann. Le film est également un régal en terme de distribution puisqu’on y trouve pas moins que Val Kilmer, Jon Voight, Natalie Portman, Amy Brenneman ou encore William Fichtner. Bref tous les voyants sont au vert et Heat bénéficie d’un crédit confiance quasi illimité. Hors ce que tout le monde ignore au moment de la sortie du film, c’est que Michael Mann va rendre cette confiance aux centuples en signant une œuvre noire et iconique, parsemée de morceaux d’éclat proprement stupéfiants!

Remake de l’épisode pilote d’une des séries télé avortées de Michael Mann, L.A Takedown devient Heat et regorge 2h50 durant de séquences dantesques dont un gunfight en pleine rue passé depuis à la postérité tant par son intensité que son réalisme. Racontant la lutte obsessionnelle d’un officier de police revenu de tout pour faire tomber un gang de braqueurs dont le leader est un gangster qui aspire à la retraite, Heat est un film noir dans ce qu’il y a de meilleur. Sombre, puissant, bénéficiant d’une lumière bleutée du plus bel effet due à Dante Spinotti, le film est une réussite absolue, symbiose exemplaire entre la forme et le fond. La caméra de Michael Mann, virevoltante et d’une fluidité à toute épreuve démontre un savoir faire exemplaire qui ne sera jamais pris en défaut. Le combat entre Hannah (Pacino) et McCauley (De Niro) est une lutte matinée de respect, entre deux hommes qui sans se l’avouer s’admirent mutuellement et qui finalement ne sont que les deux faces d’une même pièce.

heat 2

Film d’équilibriste qui manie à la fois la psychologie et l’action avec une maestria inégalable, Heat creuse les relations humaines de chacun des personnages et leur interactions tant personnelles que professionnelles. On s’intéresse aux familles des policiers mais aussi à celles des gangsters, sans se focaliser uniquement sur les deux têtes d’affiche. Et pourtant le film est bien centré autour de leur confrontation, un duel psychologique d’envergure qui trouvera son point d’orgue dans une séquence dans un café où les deux acteurs rivalisent à coups de dialogues et de formules bien senties. Séquence modèle d’une virtuosité sans failles, Michael Mann réussit des merveilles d’écriture et de réalisation et parvient à faire jouir la planète cinéphile comme rarement. Bien entendu, cette scène est un écrin magnifique pour deux comédiens en état de grâce. Pacino et De Niro élèvent leur niveau de jeu lorsqu’ils sont si bien dirigés et leurs performances sont à l’aune de leurs carrières respectives: Phénoménales.

Heat 1995 réal : Michael Mann Robert De Niro Al Pacino COLLECTION CHRISTOPHEL

Sachant à chaque fois faire monter la tension à bon escient, Mann fait de son film un opéra funèbre majestueux et se paye le luxe de prendre le temps de développer ses personnages secondaires sans créer de ralentissement à son intrigue centrale. De Val Kilmer, parfait en gangster fou mais d’une fidélité à toute épreuve en passant par Natalie Portman en jeune fille fragile au bord du chaos, du vétéran Jon Voight en gangster vieillissant au look improbable à Tom Sizemore ou Danny Trejo les seconds couteaux ont tous de véritables partitions à défendre. Remarquable d’intensité et de tension grimpant crescendo, Heat est devenu un classique indémodable et inégalable. Un film à la fois violent et désenchanté qui s’inscrit en lettres de feu dans l’Histoire du cinéma. Merci Monsieur Mann!

heat affiche miniTitre Original: HEAT

Réalisé par: MICHAEL MANN

Casting: Al Pacino, Robert De Niro, Val Kilmer,

Jon Voight, Tom Sizemore, Natalie Portman...

Genre: Policier, Drame, Action, Thriller

Sortie le: 21 février 1996

Distribué par: Warner Bros.France

5 STARS CHEF D'OEUVRECHEF-D’OEUVRE

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4 réponses »

  1. Je l’ai justement revu pour la énième fois il y a quelques jours. En un mot comme en cent: parfait.
    Les acteurs sont tous au top de leur carrière et de leur talent à ce moment là et ils ne feront, Natalie Portman exceptée, jamais mieux par la suite.

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