Edito

LA CHRONIQUE DE CLIFFHANGER (Edito)

Happé par l’actualité cinématographique et par la vie, ça fait près de trois mois que cette rubrique n’était pas revenue sur le blog. Bien beau de lancer un nouveau rendez-vous et de ne pas être régulier dans sa livraison même si j’avais pris soin de préciser lors de la première, le caractère épisodique qu’elle revêtirait. Et en l’espace de ces trois mois, rien de bien précis ne me semblait valoir l’intérêt d’un édito, non pas que les coups de gueule ou les raisons de s’émouvoir ou de se réjouir de telle ou telle situation furent moins nombreux qu’à l’accoutumée, mais le temps manquait entre projections, rencontres, retranscriptions et rédaction d’articles. Loin de moi l’idée de me plaindre, je ressens depuis quelques semaines une nouvelle énergie qui me pousse et me porte à faire en sorte que ce blog soit apprécié de plus en plus par ceux qui le lisent, anciens comme nouveaux. Non pas qu’une lassitude m’ait gagnée, mais ce sont à des petits signes d’enthousiasme intérieur qui font que je ressens un plaisir nouveau. Comme si on avait changé l’eau des fleurs. L’arrivée d’un rédacteur permanent est une révolution que le blog a connu cette année. Ceux qui nous suivent auront bien vu que la prolixité de Robin aka Piwi apportait une plus value non négligeable au suivi de l’actualité. Son écriture qui correspond pile poil aux standards que je souhaite pour le blog me séduit de plus en plus. Je ne lui ai pas souhaité la bienvenue comme j’aurais dû lorsqu’il a débarqué avec ses dizaines de critiques sous le bras. Le rédac chef que je suis est ravi de ne plus présider seul aux destinées de ce blog, mais le faire en plus avec un type adorable, qui sait se remettre en question, qui s’améliore au fil du temps et dont la cinéphilie est au firmament, voilà qui fait la joie de votre serviteur. (Je n’oublie pas Cinemoustache qui revient de temps en temps nous faire don de son talent et qui sera toujours le bienvenue). En plus, Robin aura la lourde tâche de couvrir l’intégralité du prochain Festival de Cannes, pour lequel il sera notre envoyé spécial. Et pour l’avoir vécu l’année passée, je lui souhaite bon courage et de vivre un rêve à la hauteur de celui que j’ai moi même vécu et qui me met, aujourd’hui encore des paillettes dans les yeux.

Vendredi 4 Avril 2014

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Ce vendredi 4 avril avait lieu au théâtre de la Gaité Montparnasse, la première de la pièce écrite et mise en scène par Marc Esposito, Rendez-vous en boîte. J’ai déjà expliqué ici pour quelles raisons Marc Esposito et son travail comptaient à mes yeux, et il était impensable que je ne voie pas sa première pièce. Je n’étais pas retourné dans une salle de théâtre depuis très très longtemps et rien que de retrouver cette atmosphère était déjà très agréable. Voir une pièce le soir de la première est une expérience différente que de la découvrir lors d’autres représentations. La première comme son nom l’indique, c’est là où les acteurs jouent pour la première fois devant un public qui a payé sa place. Si tout n’est pas encore parfait à ce stade, les répétitions et autres lectures ont permis aux comédiens de s’étalonner et il faut un œil et une oreille avertie pour se rendre compte d’un éventuel accroc sur une réplique ou encore d’une quelconque hésitation. Malgré tout, à ce stade, la pièce est un work in progress. Depuis ce 4 avril, des choses ont été rajoutées, les comédiens se sont un peu plus emparés de leurs rôles, mais en ce soir de première, j’assiste, ravi, installé face à la scène, au troisième rang, aux pérégrinations de six personnages en boîte de nuit. L’occasion de croiser l’amour, l’amitié, de voir s’entrecroiser les sentiments et se faire jour les liens qui se nouent. Tout cela au travers d’une bonne humeur constante juste entrecoupée de quelques tubes incontournables et de chorégraphies qui le deviendront tout autant. On sourit et l’on rit quasi non stop lors de ce Rendez-vous en boîte, mélange de plaisir et de bonnes ondes dispensées à un public. On retrouve l’écriture ciselée des dialogues, les vannes qui font rire et cette humanité débordante qui transparait de tout le travail du metteur en scène et auteur. Je comprends à nouveau pourquoi j’aime tellement tout ce qu’il fait, quand, après 1H30 de plaisir permanent et un shoot d’adrénaline précieux, je me retrouve sur le trottoir, et qu’après avoir salué de nombreux proches, Marc Esposito se dirige vers moi, alors que je l’observais à la dérobée, et vient me saluer et échanger quelques mots. Je suis ému, touché par sa gentillesse comme lors de notre première rencontre et je repars dans mes pénates, heureux, guilleret et un sourire sur les lèvres. Le théâtre, le cinéma, finalement tout est affaire d’âme et de talent.

 

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