ENTRETIENS

CROSSING LINES/ ENTRETIEN AVEC WILLIAM FICHTNER (CARL HICKMAN): « Ma vie pour au moins six mois c’est Crossing Lines ! »

William Fichtner nous accueille dans un salon privé de l’hôtel Lancaster pour sa dernière interview de la journée. Les traits tirés après une journée intense, il nous reçoit malgré tout avec une gentillesse et une patience rares, et se confie sur son travail. Rencontre avec un comédien qui est une figure marquante d’Hollywood !

CROSSING LINES CARL HICKMAN

Qu’est ce qui vous a attiré dans le projet CROSSING LINES ?

Honnêtement au départ c’est le scénario. Je crois vraiment qu’avoir de bonnes histoires c’est la base, spécialement à la télévision. Je pense sincèrement que la télévision est un média  pour les scénaristes. Mon premier contact avec la série remonte à août 2012 au moment où j’ai lu les 2 premiers épisodes et où j’ai découvert mon personnage Carl Hickman et là je me suis dit que c’était vraiment un type intéressant et je me suis fait la réflexion que c’était une excellente journée. J’ai lu le scénario plusieurs fois mais c’était une décision importante de faire ou pas la série. J’ai dit aux producteurs qu’il me fallait plus d’une journée pour me décider, j’en ai parlé avec ma femme, elle a également lu le scénario et elle a aimé, mais ça avait un impact sur notre famille, nos enfants. Mais comme finalement nous étions d’accord pour le faire et bien nous nous sommes lancés.

Pouvez-vous nous présenter votre personnage ?

Carl Hickman est un ancien détective de la police de New-York qui a perdu son travail et dont la carrière s’est brutalement arrêtée à la suite d’une grave blessure mais ce n’est pas le plus intéressant car il a perdu plus que ça  et c’est ce qu’on va découvrir pendant une partie de la première saison. Pour un acteur c’est passionnant de jouer un tel personnage avec une telle liberté, et notamment dans les deux premiers épisodes où sont posées les bases du personnage.

Pour vous ça doit être également passionnant de jouer un personnage comme celui-ci avec de graves traumatismes ?

Oui bien sûr. C’est un homme blessé et sans avenir quand la série commence et son intégration dans l’équipe va lui permettre de se trouver à nouveau. Quand ils sont tous ensemble, chacun apporte ses spécificités mais lui a beaucoup d’expérience. Pour un acteur c’est magnifique d’avoir un rôle comme celui-ci à défendre.

Avez-vous suivi une préparation spécifique pour votre rôle ?

Pas vraiment ! J’ai déjà joué beaucoup de rôle de flics dans ma vie, c’est quelque chose que je connais bien ! Quand j’ai lu le scénario la première fois ce n’était pas la part d’Hickman que j’avais besoin d’explorer le plus. C’est un type bien et c’était un bon flic. Je n’avais pas besoin d’un entraînement policier intensif pour trouver le personnage et pour développer ses failles et ses faiblesses.

Que pouvez-vous nous dire à propos de l’aspect international de la série ?

C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu faire la série. J’aimais le fait que ça se passe en Europe, mais aussi que ça y soit tourné. Honnêtement quand j’ai signé pour faire la série, je voulais la faire parce que c’était une immense opportunité personnelle et professionnelle et que l’on avait la possibilité de faire une série policière vraiment unique, vraiment différente.

Qu’est ce que cela fait de côtoyer un monstre sacré comme Donald Sutherland ?

Donald est fantastique, c’est un grand comédien et le regarder est très instructif. J’ai eu ma première grosse scène avec lui dans le huitième épisode et c’était un moment intense, l’un des moments les plus marquants de la saison. On devrait avoir plus de scènes ensemble dans la seconde saison.

Le tournage a lieu en anglais mais vous jouez avec des comédiens de différentes nationalités. Avez-vous eu l’opportunité d’apprendre de nouvelles langues ou de nouvelles traditions ?

Bien sûr, c’était l’opportunité d’apprendre de nouvelles choses, de nouvelles langues, mais je devais surtout apprendre mes textes pour la série. Je sais dire bonjour en tchèque, bonsoir en français mais vous pouvez me croire je n’ai pas marché dans la rue en chantant en français (Rires)

Avez-vous une idée de l’évolution que va connaître votre personnage dans la seconde saison ?

Non pas vraiment. Je connais certaines des choses qui vont arriver à Hickman mais pour l’instant j’ai seulement lu les 3 premiers épisodes, soit seulement 25% de la saison donc on a le temps de voir ce que le sort lui réserve. (l’entretien s’est déroulé courant septembre)

Avez-vous fait des suggestions ou des propositions à Ed Bernero ?

Non pas vraiment parce que Ed écrit très bien tout seul, il connaît ses personnages et il connaît suffisamment Hickman. Je ne me vois pas lui dire « Hey il faut faire ci ou il faut faire ça » Je lui fais confiance, moi je joue ! (Rires)

Saviez-vous que Marc Lavoine était un chanteur célèbre en France ? Et avez-vous écouté ses chansons ?

Non je l’ignorais quand nous avons commencé la série, mais maintenant j’ai eu l’opportunité d’écouter ce qu’il fait et c’est vraiment formidable. Marc est extra !

Quels sont vos projets en dehors de la seconde saison de la série ?

Je ne sais pas ce que je vais faire après la série, mais j’ai fait plusieurs choses cet été qui sortiront l’année prochaine dont The Homesman de Tommy Lee Jones et Teenage Mutant Ninja Turtles. Mais là, ma vie pour au moins six mois c’est Crossing Lines !

Vous avez joué des rôles parfois très marquants au cinéma (Heat, Elysium) et dans des séries TV. Avez-vous une préférence pour l’un ou l’autre ?

Il y a vraiment une différence entre faire du cinéma et de la télévision mais j’aimes faire les deux, même si les meilleures expériences de ma vie c’était dans de gros films ; Mais si je devais faire un choix, mon premier amour c’est le cinéma, faire des films !

Vous étiez dans deux des blockbusters sortis cet été (Lone Ranger et Elysium) Pour vous quel était le film de l’été ?

Je n’ai pas vu grand-chose cet été, j’étais occupé avec mes enfants et je travaillais. En y réfléchissant, pour moi il n’y a pas un, mais deux films de l’été : Lone Ranger et Elysium (Rires). Travailler avec Jerry Bruckheimer ou avec Neil blomkamp étaient deux super expériences vraiment marquantes avec deux hommes fascinants.

Quels souvenirs gardez-vous de votre rôle de Roger Van Zant dans Heat de Michael Mann (1995) ?

J’étais un jeune acteur, c’était mon troisième film. C’était incroyable de se retrouver dans un tel film, qui est à la fois un film policier, un film d’amour, avec des moments d’une telle intensité et de tels comédiens, je n’avais jamais vu une chose pareille.

Que pouvez nous dire à propos de votre travail dans Prison Break qui est une série connue dans le monde entier ?

Rien de bon (Rires) Prison Break était une expérience qui est arrivé dans ma vie à un moment difficile à définir mais je m’en souviens parce que j’ai vraiment aimé le faire. Mais faire une série comme Prison Break, c’était un vrai travail de neuf mois par saison, 22 épisodes par saison et c’est usant et fatiguant et ça demande de faire une pause dans les autres tournages. Ça demande beaucoup d’énergie. On tournait à Dallas lors de la seconde et troisième saison et ça m’obligeait à revenir chaque week-end à Los Angeles et à prendre beaucoup l’avion et ce n’est pas ce que je préfère (Rires).

Remerciements particuliers à Alain Carrazé et Romain Roznowski de 8ArtCity

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