

SYNOPSIS : Lorsque son frère aîné Thaddeus est mystérieusement enlevé par l’Envoûteur, Lydia, 11 ans, part à sa recherche dans la Mer de Brume. Recueillie par l’équipage du Dauphin, un navire volant, elle devient l’apprentie de l’astromagicienne Ambrosia. Celle-ci cherche d’autres enfants disparus, dont son propre fils. Bien décidée à résoudre ce mystère, Lydia devra apprendre l’astromagie et ainsi affronter l’Envoûteur.
« Le projet est né par un dimanche pluvieux en feuilletant les livres d’enfance de mon conjoint dans la bibliothèque familiale« , nous dit la réalisatrice de Lydia et le vaisseau des tempêtes, Emilie Rosas. Ainsi, la créatrice s’est donc inspirée de deux romans d’Yves Meynard soit Le vaisseau des tempêtes, publié en 1996 et sa suite la même année, Le prince des glaces. Tout de suite, dans Lydia et le vaisseau des tempêtes, beaucoup de poésie dans l’amour universel le plus absolu, celui d’une mère pour ses enfants, qui leur souhaite « une nuit céleste pour qu’ils ne connaissent jamais un destin funeste« . Il y a de ces installations qui d’emblée envoutent. Il existe avec force de l’esprit et du cœur dans Lydia et le vaisseau des tempêtes. Une mélancolie bercée par des lancinantes mélodies aux consonances celtiques ou en tous les cas très marines. Un animé musical avec une joyeuse chorégraphie et un constant dynamisme. Un film qui joue harmonieusement avec les sens du spectateur. Les chants symphoniques de marin et l’univers animé permet une surprenante alchimie et offre un véritable atypisme et un style en propre à Lydia et le vaisseau des tempêtes.

Nous entrons avec Lydia, et la puissance de son âge de vérité, dans un monde inconnu et somme tout assez féérique. Les images, véritable succession de tableaux sont d’une grâce folle et d’une sublime splendeur. A mesure des découvertes de Lydia et de ce que nous comprenons avec elle du sens de ses aventures, on ne décroche jamais. Les effets sont parfois insistants et flirtent avec quelques stéréotypes, comme le profil des personnages Bestiole et Lucas, forcément assez convenus, mais sans doute assez indispensables au genre. Mais l’esthétisme est tel, la mise en scène si grandiose que tout passe crème dans Lydia et le vaisseau des tempêtes.

Surtout, on y trouve une vraie originalité, une sensibilité, des influences, qui rendent l’ensemble largement captivant. Un animé qui a largement de quoi séduire tous les âges, et qui se regarde en famille avec un plaisir certain. Y compris car le film nous ramène aux émotions originelles, celles que l’on oublie trop vite, les plus belles, les plus fortes, les plus grandes, nos souvenirs d’enfants. Ils font partie de nous, ils sont en nous, semble nous dire l’animé. Alors que la brume incarne nos mauvais souvenirs. Une série d’allégories justes et qui nous percutent. Il est ici question d’astromagie, de fendeur de brumes, de pierre de mémoire, de voûte, d’observatorium. C’est tout un univers que l’on n’oublie pas et qui nourrit avec délices nos tendres imaginaires.

Un casting vocal qui est à la hauteur de la pureté des effets sonores, et amené notamment par Sophie Nélisse dans le rôle de Lydia avec tout ce qu’il faut de mix de candeur et de malice, qui nous donne envie de la suivre partout. Car Lydia et le vaisseau des tempêtes regorge de qualités et autres petites pépites scénaristiques et visuelles, il est à voir surtout au cinéma, amenez vos pré-ados, vous aurez plein de choses à vous dire après !

Titre original : LYDIA ET LE VAISSEAU DES TEMPÊTES
Réalisé par: Emilie Rosas
Casting: Sophie Nélisse, Lyndz Dantiste, Eveline Gélinas
Genre: Animation, Aventure, Famille, Fantastique
Sortie le: 12 août 2026
Distribué par : Eurozoom

EXCELLENT
Catégories :Critiques Cinéma, Les années 2020










































































































































