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BEVERLY HILLS 90210 (Critique Série) La série dans laquelle on rêvait d’avoir sa place …

SYNOPSIS : Beverly Hills, Californie : un groupe de lycéens doit jongler entre amitié, amour, crises et drames, avant d’accéder à l’université puis d’entrer dans la vie adulte.

Pourquoi Beverly Hills continue-t-elle d’occuper une place aussi particulière dans le cœur de plusieurs générations de téléspectateurs ? La réponse ne se trouve sans doute ni dans ses intrigues, souvent assez classiques, ni dans son image de série culte des années 1990. Elle est ailleurs. Elle tient à un sentiment beaucoup plus simple : pendant dix ans, cette série a donné l’impression qu’il existait quelque part une bande d’amis dans laquelle chacun aurait aimé trouver sa place. Lorsque les Walsh quittent le Minnesota pour s’installer en Californie, Brandon et Brenda découvrent un univers qui leur est totalement étranger. Leurs parents, Jim et Cindy, interprétés avec beaucoup de justesse par James Eckhouse et Carol Potter, servent de point d’ancrage à ce déménagement qui ressemble autant à un choc culturel qu’à un nouveau départ. Comme eux, le spectateur découvre Beverly Hills avec curiosité, fascination et parfois un léger sentiment de décalage.

Derrière Beverly Hills se trouve Darren Star, alors jeune scénariste encore peu connu. En imaginant cette bande d’adolescents confrontés aux joies comme aux difficultés du passage à l’âge adulte, il ne cherche pas seulement à créer une nouvelle série pour les jeunes. Son ambition est de raconter cette période charnière de la vie avec suffisamment de sincérité pour que les téléspectateurs puissent s’y reconnaître, qu’ils vivent à Beverly Hills ou à des milliers de kilomètres de la Californie. Aaron Spelling, qui produit la série, croit immédiatement au projet et permet à Star de développer un univers qui dépassera rapidement le simple cadre du teen drama.

Le succès est tel que Beverly Hills devient rapidement un véritable phénomène de société. Dès 1992, elle donne naissance à Melrose Place, d’abord imaginée comme un prolongement naturel de son univers avant de trouver sa propre identité. Plus adulte, plus sulfureux et plus feuilletonnant, le spin-off connaîtra lui aussi un immense succès. Cette capacité à engendrer une seconde série devenue culte illustre à quel point l’univers créé par Darren Star et Aaron Spelling a marqué durablement la télévision américaine des années 1990.

Dès le pilote, Brenda résume ce que beaucoup d’adolescents ont pu ressentir devant leur écran : « Ici, personne ne me connaît. Je peux devenir n’importe qui. Je peux devenir quelqu’un.  » Cette réplique dépasse largement le simple contexte de la série. Elle résume le fantasme que proposait Beverly Hills : celui de pouvoir recommencer sa vie, trouver sa place, être accepté par une bande d’amis soudée et entrer dans un univers qui semblait à la fois inaccessible et étrangement familier. C’est précisément là que réside la véritable force de la série. Les intrigues n’étaient pas toujours d’une originalité renversante. Premières histoires d’amour, triangles amoureux, jalousies, ruptures, réconciliations ou difficultés familiales appartenaient déjà au vocabulaire classique du feuilleton. La Californie était idéalisée, les personnages particulièrement séduisants, le West Beverly High davantage fantasmé qu’authentique. Mais tout cela importait finalement assez peu. Le plaisir n’était pas de découvrir un rebondissement que personne n’avait vu venir. Le plaisir consistait à retrouver Brandon, Brenda, Kelly, Dylan, Donna, Steve, David et Andrea. On ne regardait pas Beverly Hills pour savoir ce qui allait arriver. On la regardait pour retrouver ceux à qui cela arrivait. C’est cette différence qui explique pourquoi la série a traversé les décennies. Les téléspectateurs ne revenaient pas seulement pour une histoire. Ils revenaient retrouver des personnages qui, semaine après semaine, avaient fini par prendre une place étonnamment importante dans leur quotidien.

Cet attachement passait aussi par les lieux. La maison des Walsh devenait presque un refuge. Les couloirs du lycée semblaient familiers. Quant au Peach Pit, il s’imposait comme le cœur de la série. C’est là que la bande se retrouvait, riait, se disputait, tombait amoureuse, se réconciliait. Nat Bussichio, interprété par Joe E. Tata, en devenait une figure paternelle discrète, toujours présente lorsque les jeunes avaient besoin d’un conseil ou simplement d’un endroit où se retrouver. Jennie Garth résumait parfaitement l’importance de ce lieu : « C’est là que se déroulent tous nos grands conflits. Je viens seulement de m’en rendre compte. » [1]

Cette remarque en dit long. Le Peach Pit n’était pas un simple décor. C’était le salon de cette famille recomposée que formaient Brandon, Brenda, Kelly, Dylan, Donna, Steve, David et Andrea. Le journaliste américain Jim Ruland a sans doute trouvé les mots les plus justes pour expliquer ce lien affectif. Revenant sur son obsession pour la série à la fin des années 1990, il écrit qu’il croyait rechercher la Californie alors qu’il cherchait en réalité « un foyer ». Plus loin, il explique que Dylan McKay et le Peach Pit avaient fini par représenter pour lui une forme de refuge émotionnel avant de conclure : « Tout ce temps, je n’étais pas vraiment seul. » [2] Cette confession éclaire peut-être mieux que n’importe quelle analyse le phénomène Beverly Hills. La série n’offrait pas seulement un décor de carte postale ou une succession d’histoires sentimentales. Elle offrait un sentiment d’appartenance.

L’autre grande réussite de Beverly Hills réside dans l’évolution de ses personnages. Les premiers épisodes présentent volontairement des figures assez identifiables : Brandon, le garçon raisonnable ; Brenda, la nouvelle venue qui cherche ses repères ; Kelly, la jolie fille populaire ; Donna, son inséparable meilleure amie ; Steve, le fils à papa sûr de lui ; Andrea, l’élève brillante ; David, le plus jeune qui rêve d’intégrer le groupe ; Dylan, le rebelle solitaire au regard mélancolique. Sur le papier, rien de très original. Mais la série a eu l’intelligence de ne jamais laisser ses personnages prisonniers de ces premières impressions.

Kelly Taylor est sans doute celle qui évoluera le plus au fil des saisons. Derrière l’image de la jeune fille privilégiée apparaissent progressivement les blessures familiales, les doutes, les dépendances et les épreuves qui la transformeront profondément. Donna Martin, longtemps cantonnée au rôle de la jeune fille douce et naïve, s’affirme peu à peu comme l’un des personnages les plus attachants de la série. Steve Sanders laisse apparaître, derrière son arrogance, une sensibilité inattendue. Quant à David Silver, il passe du lycéen maladroit cherchant désespérément à être accepté à un jeune adulte confronté, lui aussi, aux difficultés de la vie.

Même Brenda, souvent critiquée lors de la diffusion originale, mérite aujourd’hui une relecture. Dans un article publié après la disparition de Shannen Doherty, la journaliste Yvonne Villarreal estime que le personnage a longtemps été jugé avec une sévérité excessive. Selon elle, Brenda était avant tout une adolescente complexe, tiraillée entre son envie de trouver sa place, son désir d’émancipation et ses contradictions, à une époque où les héroïnes de son âge étaient rarement autorisées à être aussi imparfaites. [3]

Cette évolution permanente explique pourquoi les intrigues fonctionnaient aussi bien. Une rupture amoureuse n’était pas bouleversante parce qu’elle réinventait le genre. Elle l’était parce qu’elle concernait des personnages que le public connaissait parfois depuis plusieurs années. Ce sentiment d’appartenance explique également pourquoi les départs de certains personnages ont été vécus comme de vrais déchirements. Lorsque Brenda quitte Beverly Hills à la fin de la quatrième saison, c’est tout l’équilibre de la série qui semble vaciller. Les producteurs choisissent alors de confier à Tiffani-Amber Thiessen le rôle de Valerie Malone, cousine des Walsh. L’idée n’était pas de créer une nouvelle Brenda, mais de faire entrer une personnalité radicalement différente dans cette bande d’amis.

Le départ de Shannen Doherty ne répond cependant pas uniquement à des impératifs scénaristiques. Les tensions récurrentes entre l’actrice et la production, largement relayées par la presse de l’époque, finissent par rendre la situation difficilement tenable. Aaron Spelling reconnaîtra lui-même que la collaboration était devenue compliquée, tout en continuant à exprimer son affection pour l’actrice. [4] Avec le recul, cette séparation apparaît presque comme un paradoxe. L’actrice qui faisait alors régulièrement la une des tabloïds est aussi celle dont le personnage demeure l’un des plus aimés de toute la série. Le temps a largement réhabilité Brenda Walsh comme Shannen Doherty, rappelant combien les deux avaient parfois été jugées avec une dureté excessive.

L’histoire de Dylan McKay raconte, elle aussi, à quel point l’attachement du public pouvait dépasser toutes les prévisions. À l’origine, Luke Perry ne devait apparaître que dans un nombre limité d’épisodes. La Fox ne croit pas réellement en lui, mais Aaron Spelling est convaincu du potentiel du personnage. Au point de prendre une décision rarissime : il accepte de prendre en charge lui-même le salaire du comédien afin de convaincre la chaîne de conserver Dylan McKay. « Au départ, personne ne voulait de lui, sauf moi« , confiera-t-il plus tard. [5]

L’histoire lui donnera raison. Dylan McKay deviendra non seulement le personnage le plus populaire de Beverly Hills, mais aussi l’une des figures les plus emblématiques de la télévision américaine des années 1990. Cette popularité n’empêchait pourtant pas Luke Perry de porter un regard extrêmement lucide sur la série. Loin de se satisfaire de son immense succès, l’acteur estimait que Beverly Hills s’était progressivement éloignée de ce qui faisait sa singularité. « Je pense qu’à une époque, c’était une grande série. Puis elle est devenue une bonne série. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’une série parmi d’autres. » [6] Cette déclaration pouvait surprendre de la part de celui qui incarnait le personnage le plus populaire de la série. Elle révélait pourtant une grande exigence artistique. Luke Perry regrettait que Beverly Hills délaisse progressivement les histoires humaines qui avaient fait son identité pour privilégier des rebondissements plus spectaculaires. Il expliquait ainsi souhaiter que la série ressemble moins à un roman sentimental et davantage à « un regard contemporain et sérieux sur ce que signifie avoir l’âge de ces personnages. » [7]

Jason Priestley partageait largement cette analyse. Selon lui, les premières saisons trouvaient leur force dans des épisodes qui se suffisaient à eux-mêmes et qui abordaient de d’importants sujets de fond. Avec le temps, les scénarios avaient parfois tendance à privilégier les effets d’annonce ou les faux suspense. « Au début, les épisodes se suffisaient à eux-mêmes. Nous essayions de traiter de véritables sujets. Aujourd’hui, tout est devenu « presque » : Kelly a presque été violée, Brenda a presque été enceinte…  » [8] Ces critiques sont d’autant plus intéressantes qu’elles viennent de deux acteurs profondément attachés à la série. Elles montrent que ses principaux interprètes n’étaient pas dupes de certaines faiblesses apparues au fil des années. Mais elles rappellent aussi que les qualités de Beverly Hills ne reposaient pas uniquement sur ses intrigues.

Car si certaines intrigues portent aujourd’hui la marque de leur époque, l’émotion qu’elles suscitaient, elle, demeure intacte. La véritable réussite de Beverly Hills n’a jamais été de raconter des histoires inédites, mais de donner l’impression que ces personnages existaient réellement. Après plusieurs saisons passées à leurs côtés, leurs joies, leurs échecs et leurs blessures finissaient par devenir un peu les nôtres. C’est précisément cette proximité qui explique pourquoi la série continue de toucher autant de spectateurs bien après la fin de sa diffusion.

C’est cette accumulation de trajectoires humaines qui lui donnait une profondeur que son image de « soap pour adolescents » a parfois injustement masquée. Chacun pouvait se reconnaître, au moins par moments, dans l’un de ces personnages. Non parce qu’ils vivaient dans des villas luxueuses ou fréquentaient un lycée de rêve, mais parce que leurs peurs, leurs doutes, leurs erreurs et leurs espoirs restaient profondément universels. Au fond, Beverly Hills ne demandait jamais au spectateur de croire à la perfection de son univers. Elle lui demandait simplement de croire à ses personnages. Et c’est précisément ce qu’elle est parvenue à faire pendant dix saisons.

Il est d’ailleurs frappant de constater que, plus de trente ans après le lancement de la série, les souvenirs des téléspectateurs portent rarement sur un épisode précis. Bien sûr, certains moments sont devenus emblématiques – le triangle Brenda-Dylan-Kelly, les nombreux départs et retours de personnages, ou encore le fameux « Donna Martin graduates ! » – mais ce qui revient le plus souvent, ce sont des visages, des relations et des émotions. C’est sans doute la preuve que Beverly Hills a dépassé le simple statut de série télévisée. Pendant dix ans, elle a accompagné une génération dans ses propres questionnements. Les plus jeunes se reconnaissaient dans les hésitations de Brandon ou de Brenda. Les autres retrouvaient leurs propres souvenirs d’adolescence à travers les premiers amours, les conflits avec les parents, les amitiés qui semblaient devoir durer toujours ou les choix qui paraissaient alors décisifs.

L’impact de la série ne s’est d’ailleurs pas limité à son immense succès d’audience. Les coulisses racontent elles aussi une aventure peu commune. Brian Austin Green a révélé que les treize premiers épisodes avaient attiré si peu de téléspectateurs que toute l’équipe pensait l’aventure déjà terminée. Si la série a survécu, c’est aussi parce que la jeune Fox ne disposait alors que d’un nombre limité de programmes. La chaîne décide donc de maintenir Beverly Hills à l’antenne, faute de meilleure alternative. Un pari qui se révélera extraordinairement payant. « Les treize premiers épisodes, personne ne les regardait. C’était terminé. (…) Fox n’avait rien d’autre à mettre à la place. Alors ils ont poursuivi la saison. » [9] Cette anecdote résume assez bien le destin improbable de la série. Personne n’imaginait alors que ce feuilleton, promis à une disparition rapide, deviendrait l’un des plus grands phénomènes de la télévision américaine.

Il est tout aussi révélateur que plusieurs de ses principaux interprètes aient conservé un lien très fort avec leurs personnages. Malgré leurs carrières respectives, Jason Priestley, Jennie Garth, Tori Spelling, Ian Ziering, Brian Austin Green ou encore Gabrielle Carteris n’ont jamais cherché à renier Beverly Hills. Tous ont régulièrement évoqué, au fil des années, l’ambiance particulière qui régnait sur le tournage, les liens tissés entre les acteurs et la conscience d’avoir participé à une série qui dépassait largement le simple divertissement.

Les disparitions successives de Luke Perry en 2019 puis de Shannen Doherty en 2024 ont brutalement rappelé la place qu’occupait encore Beverly Hills dans la mémoire collective. Les hommages venus du monde entier n’étaient pas seulement adressés à deux acteurs talentueux. Ils traduisaient aussi l’attachement profond à deux personnages qui avaient accompagné l’adolescence de millions de téléspectateurs. Au fond, c’est peut-être là que réside la plus belle réussite de Beverly Hills. Toutes les séries racontent des histoires. Les plus marquantes donnent l’impression de raconter un morceau de notre propre vie. Et rares sont celles qui, des décennies après leur création, continuent de donner le sentiment qu’une place nous attend encore autour de la table du Peach Pit.

Cette capacité à créer un lien aussi durable avec son public explique sans doute pourquoi Beverly Hills continue d’être redécouverte par de nouvelles générations. Bien sûr, certains vêtements, certaines coiffures ou certaines références trahissent immédiatement leur époque. Comme toutes les séries qui ont traversé plusieurs décennies, elle porte les marques de son temps. Pourtant, l’essentiel n’a pas vieilli. Parce que les émotions, elles, n’ont pas d’âge.

L’envie d’être accepté, la peur de décevoir, les premiers chagrins d’amour, les amitiés que l’on croit éternelles, les conflits avec les parents, la difficulté de trouver sa place ou de devenir l’adulte que l’on espère être : tout cela continue de parler aux adolescents d’aujourd’hui comme à ceux des années 1990. C’est peut-être pour cette raison que les critiques adressées à la série paraissent parfois passer à côté de l’essentiel. Oui, Beverly Hills a connu des intrigues inégales. Oui, certaines saisons sont plus convaincantes que d’autres. Oui, quelques rebondissements semblent aujourd’hui excessifs ou datés. Mais ce n’est probablement pas sur ce terrain qu’il faut la juger.

Une série qui parvient à accompagner son public pendant dix saisons, à faire naître un attachement aussi profond envers ses personnages et à susciter encore autant d’émotion plus de trente ans après ses débuts a forcément réussi quelque chose que les seules qualités d’écriture ne suffisent pas à expliquer. Derrière ses villas luxueuses, ses plages ensoleillées et ses histoires d’amour, la série parlait avant tout d’une bande de jeunes qui cherchaient à construire leur vie Et c’est sans doute la raison pour laquelle tant de téléspectateurs ont eu, eux aussi, le sentiment d’y trouver la leur.

On a souvent essayé d’expliquer le phénomène Beverly Hills par son succès populaire, son casting, son glamour ou les sujets qu’elle abordait. Tous ces éléments ont évidemment contribué à son statut de phénomène culturel.. Mais ils n’en expliquent sans doute pas, à eux seuls, la longévité. Le véritable secret de Beverly Hills, c’est qu’elle n’a jamais seulement raconté la vie de Brandon, Brenda, Kelly, Dylan, Donna, Steve, David ou Andrea. Elle a donné à des millions de spectateurs l’impression de faire un peu partie de leur bande. Et c’est précisément pour cette raison que, plus de trois décennies après son lancement, une simple image du Peach Pit, une note de son générique ou le sourire de Dylan McKay suffisent encore à réveiller des souvenirs qu’on croyait parfois oubliés. Toutes les séries ne vieillissent pas de la même manière. Certaines restent de bons souvenirs. D’autres deviennent des compagnons de vie. C’est incontestablement le cas de Beverly Hills.

Sources et Documentation :

[1] Jennie Garth, Bruce Fretts, « 90210: What Becomes a Legend Most? », Entertainment Weekly, 23 septembre 1994

[2] Jim Ruland, « As Luke Perry goes, so does the world », Los Angeles Times.)

[3] Yvonne Villarreal, « As Brenda in « 90210, » Shannen Doherty played a complex adolescent not unlike herself », Los Angeles Times, 14 juillet 2024.

[4] (Bruce Fretts, « 90210: What Becomes a Legend Most? », Entertainment Weekly, 23 septembre 1994 ; Shannen Doherty, TV Guide, janvier 1994).

[5] Aaron Spelling, cité par Lisa Schwarzbaum, « EW’s 1994 Luke Perry interview: The 90210 hunk riffed on shedding his teen-idol shackles », Entertainment Weekly, interview réalisée en 1994, republiée le 5 mars 2019.

[6] Luke Perry, Lisa Schwarzbaum, « EW’s 1994 Luke Perry interview: The 90210 hunk riffed on shedding his teen-idol shackles », Entertainment Weekly, interview réalisée en 1994, republiée le 5 mars 2019.

[7] Luke Perry, Lisa Schwarzbaum, « EW’s 1994 Luke Perry interview: The 90210 hunk riffed on shedding his teen-idol shackles », Entertainment Weekly

[8] Jason Priestley, cité par Lisa Schwarzbaum, « EW’s 1994 Luke Perry interview: The 90210 hunk riffed on shedding his teen-idol shackles », Entertainment Weekly.

[9] Brian Austin Green, « Brian Austin Green thought 90210 was done after nobody watched the first episodes », Entertainment Weekly, 2025

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