

SYNOPSIS : Lucy vit avec sa famille dans un village sur une petite île isolée. Ses dons extraordinaires suscitent le rejet des habitants. Lorsqu’elle rencontre Milly – une petite fille qu’elle seule peut voir – Lucy embarque dans une grande aventure pour percer le secret de ses mystérieux pouvoirs.
Lucy Lost, est un animé présenté à Cannes 2026 dans la section « Séances spéciales ». À Annecy, il a été sélectionné en compétition officielle, suite à sa présentation en séance « Work in Progress » lors de l’édition 2025. Coécrit et réalisé par Olivier Clert (Klaus, le Petit Prince), marquant ainsi ses débuts à la réalisation d’un long métrage. Lucy Lost est adapté du roman de 2014 intitulé Listen to the Moon, écrit par le prolifique auteur britannique Michael Morpurgo (Cheval de guerre, Kensuke’s Kingdom). Tout de suite, Lucy Lost c’est d’une folle élégance, d’une grâce assez insaisissable. On est embarqués très vite dans le caractère atypique et la créativité de Lucy. Dans un monde où pour se rassurer il faut toujours tout caractériser, on parlerait sans doute pour elle aujourd’hui de HPI/HPE. En fait, c’est juste une enfant, donc elle est extraordinaire. Ou peut-être que Lucy est encore un peu plus extraordinaire que l’extraordinaire.

Lucy Lost, c’est aussi et surtout une quête désespérée. Une quête d’identité. Une quête de la recherche de l’amour originel. Et par moment, c’est bouleversant. Alors Lucy, pour y arriver avec ses armes d’enfants, face à l’intolérance crasse et à la peur de l’altérité, n’aura pas d’autres choix que de s’inventer tout un monde. On parlera de troubles, peut-être même de schizophrénie. Alors que c’est affaire de carence, d’un trauma non ancien qui n’a pas été accompagné. Plus rassurant pour les adultes de penser que l’enfant est le problème. C’est quand même un peu l’histoire du monde. Même si Lucy lost se veut sans doute moins universel. C’est une affaire de poésie dans la mise en scène, et de la puissante mélancolie de nos enfances disparues. Lucy lost semble aussi nous réaffirmer à quel point nos enfants sont les plus belles personnes que nous rencontrons dans la vie. Un tourbillon de joliesse, un océan de tendresse, avec tous ces petits détails comme autant de pépites. L’intensité des yeux d’enfants qui s’écarquillent. Pureté de l’innocence et magie de l’émerveillement. C’est le bruit feutré et délicat des pieds nus sur un sol lisse et glacé. La petite poésie du quotidien que l’on oublie aussi vite qu’elle est venue.

C’est aussi la chaleur de la maison au sens du foyer et de l’amour familial qui transperce l’écran. Le lien filial et fraternel, l’amour du quotidien. La finesse du coup de crayon vient sublimer ce Graal du quotidien. Chacun fait comme il peut dans cet animé, qui n’est jamais ni cynique ni trop béat. Jute un hymne à l’enfance, qu’il sera délicat et doux de partager en famille.

Chacun s’y reconnaîtra et trouvera matière à rêver, à aimer. Avec au casting vocal, la chaleur parentale incarnée par Quentin Faure et Léonie Didier Chiara. Douceur, bienveillance et protection de leur fille chevillée au corps. Et la jeune Charlie Rosenzweig pour la voix de Lucy qui nous amène partout avec elle et souvent sur le toit du monde ! Au final, Lucy lost est un véritable moment de partage, un temps suspendu dans le monde de l’enfance, tellement salutaire, qui amène toujours à la vérité. Ça fait du bien et le cinéma c’est fait pour ça !

Titre original : LUCY LOST
Réalisé par: Olivier Clert
Casting: Quentin Faure, Léonie Didier-Chiara, Charlie Rosenzweig …
Genre: Animation, Aventure, Famille
Sortie le : 28 octobre 2026
Distribué par : Le Pacte

TRÈS BIEN
Catégories :Critiques Cinéma, Festival de Cannes 2026, Les années 2020








































































































































