Critiques

3615 MONIQUE (Critique Saison 2) Une très belle ambiance récréative communicative…

SYNOPSIS: 1983. Stéphanie, Toni, Simon et leur équipe sont installés à Paris, à l’étroit dans les sous-sols de Libération, pour y développer 3615 Turlu. Malgré leurs efforts pour en faire un service de téléphonie rose reconnu par la direction, le trio quitte le journal pour relancer 3615 Monique à la conquête du parc exponentiel de minitels français.

Noël se rapproche inéluctablement avec un premier cadeau (et non des moindres) au pied du sapin : la saison 2 de 3615 Monique. Et oui, elle est enfin arrivée, deux ans après la première. La pépite addictive qui met de bonne humeur est de retour sur OCS. Souvenez-vous : dans les années 80, Simon (Arthur Mazet), Toni (Paul Scarfoglio) et Stéphanie (Noémie Schmidt) s’illustraient dans un service de minitel rose. Avec un format vingt minutes tout à fait pertinent qui permettait de la binge-watcher ou non (difficile de ne pas enchaîner les épisodes qui étaient redoutablement efficaces), la série était sans nul doute dans le haut du panier de la plateforme. En novembre dernier nous avons eu la chance de découvrir cette seconde saison au cours d’une avant-première qui s’est tenue en présence d’une très grosse partie de l’équipe. L’occasion de découvrir en live (mais cela se ressentait déjà pleinement à travers le show) tout l’amour mis au cœur de l’ouvrage. C’est d’ailleurs sous forme de binge-watching que nous avons visionné ces dix épisodes. Cette nouvelle saison ne fait que confirmer le talent et la qualité constatés en 2020 : 3615 Monique est une excellente série qui sait naviguer entre plusieurs registres tout en maintenant continuellement l’intérêt du spectateur, sans jamais le lasser. Une fois passée l’introduction de la saison 1, la série avait maintenant la voie grande ouverte pour développer ses personnages et leurs parcours personnels et professionnels. A ce titre la saison s’illustre via une certaine démesure scénaristique, d’ailleurs extrêmement généreuse, en allant plus loin : le trio travaille sur 3615 Turlu dans des bureaux peu reluisants de Libération. Lassés mais toujours aussi ambitieux, les trois amis/collègues s’en vont pour se remettre à leur compte et surtout, se diversifier.

La base de la saison repose toujours sur Simon, Toni et Stéphanie mais compose toujours avec une large galerie de personnages secondaires tout à fait exquis. Simon le génie, Toni l’excentrique fou amoureux de Stéphanie, et cette dernière davantage attirée par la réussite et l’argent que par la chaleur des bras de Toni. Simon a quitté le nid familial, fâché avec son père. Stéphanie entretient des rapports difficiles avec sa mère et rêve de lui en mettre plein les yeux pour enfin être considérée autrement que comme une déception, tandis qu’à côté de ça Toni se démène pour développer le projet professionnel commun (les passages avec Marc Dorcel interprété par Loïc Corbery sont savoureux) dans l’indifférence de ses deux collègues. A ce titre Paul Scarfoglio est un acteur extraordinaire qui mériterait amplement d’être catapulté dans plein d’autres projets. Aux commandes de Toni, sûrement le meilleur personnage de la série, il arrive à tout donner : le rire, l’émotion, l’absurdité et le spectacle (Toni est clairement un showman). Un peu catalogué comme le « débile » du groupe, Toni ne cesse pourtant de soutenir Simon et Stéphanie qui ne croient clairement pas en lui. Jusqu’au coup de couteau qui divisera, ou pas, le petit trio. Car c’est aussi ça la force de la série : savoir éclater ses acquis pour mieux rebondir derrière. On passe donc au cours des dix épisodes par plusieurs étapes successives qui redistribuent les cartes et permettent de ne jamais s’ennuyer : départ de Libération, relance du projet commun, panne du minitel, risque de faillite, dissensions au sein du groupe, ambitions personnelles, découverte de l’amour… la saison met le paquet. Mention spéciale au réveillon, l’un des grands moments de cette aventure. Au-delà du trio de tête (rappelons-le, brillant), la série a su s’entourer d’un casting exceptionnel : Anne Charrier, Vanessa Guide, Bruno Paviot, David Salles, Meylie Vignaud, Stéphane Grossi, Roxane Bret…impossible de citer tout le monde mais tout le monde (des anciens mais aussi des nouveaux) est au rendez-vous et se donne à 200 %. La série reflète ainsi une très belle ambiance récréative communicative. 

Clairement pensée pour être construite sur (au moins) trois saisons (ce qui est souvent le cas des séries OCS qui fonctionnent un minimum comme Missions ou Irresponsable), cette seconde saison se termine de façon très ouverte, nous laissant orphelins en train de gratter à la porte pour obtenir la suite. A priori pas encore officiellement commandée, la saison 3 de la série est sans conteste la suite indispensable pour clôturer l’histoire. Bien que 3615 Monique ne semble pas être une série facile à produire ni à réaliser, que l’avenir d’OCS semble perpétuellement incertain (c’est véritablement triste car nous adorons cette plateforme) et que la série ne bénéficie pas de beaucoup de visibilité, nous espérons sincèrement qu’elle pourra raconter son histoire jusqu’à son terme. L’inverse serait un véritable gâchis mais aussi un très gros crève-cœur.   

Crédits: OCS

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