Critiques Cinéma

FESTIVAL D’ANNECY (Jour 5)

Pour ce dernier jour des Chroniques de Cliffhanger & Co au Festival d’Annecy, tout était placé sous le signe de Walt Disney.

En guise d’amuse-bouche à la projection de Buzz l’Éclair, un Cristal d’Honneur a été remis à Jennifer Lee, la directrice créative de Walt Disney Studios, et qui a notamment réalisé les deux films Frozen. Une récompense méritée au vu de la métamorphose des studios sous son impulsion, avec davantage d’inclusivité et des récits aux structures différentes. On peut ne pas aimer les films, mais sa patte au sein du studio est indéniable.



Indéniable aussi : la présence accrue de Disney+ dans les programmes de la branche d’animation. Nous avons à ce titre pu voir deux épisodes de deux séries inspirées d’IPs déjà existantes : Baymax! et Zootopia+. Pour Baymax,! disons en quelques mots que si le robot-infirmier de Big Hero 6 vous faisait rire (ici c’est le cas), ses bêtises et sa profonde envie de soigner les gens vous plaira d’autant plus que le cocon autour est feel-good et mignon à souhait. Pour Zootopia+ en revanche, on a été agréablement surpris par la structure annoncée de la série : chaque épisode se fera dans un style télévisuel différent (TV-réalité, concours de danse…). Nous avons pu voir un épisode centré sur le parrain de Zootopie narré en sépia façon film de mafia, et le résultat donnait assez envie de voir la suite.



Après l’apéro, le plat de résistance : Don Conli, immense ponte de l’animation chez Disney, est venu nous présenter le Disney de Noël, qui sortira partout au cinéma… sauf en France. Avalonia (ou Strange World”en VO), est un voyage sentant bon Verne, Burroughs, et Wells. On y suit une famille sur la trace d’une mystérieuse plante ayant le pouvoir d’alimenter leur ville au bord de l’extinction. Avec ses designs colorés, ses créatures généreuses en quantité et en tentacules, le film avait tout pour être dégusté sur grand écran avec son scope assez impressionnant. Espérons donc, pour profiter au mieux du film, que Disney France changera d’avis dans les 6 mois à venir.


Buzz l’Eclair


SYNOPSIS: La véritable histoire du légendaire Ranger de l’espace qui, depuis, a inspiré le jouet que nous connaissons tous. Après s’être échoué avec sa commandante et son équipage sur une planète hostile située à 4,2 millions d’années-lumière de la Terre, Buzz l’Eclair tente de ramener tout ce petit monde sain et sauf à la maison. Pour cela, il peut compter sur le soutien d’un groupe de jeunes recrues ambitieuses et sur son adorable chat robot, Sox. Mais l’arrivée du terrible Zurg et de son armée de robots impitoyables ne va pas leur faciliter la tâche, d’autant que ce dernier a un plan bien précis en tête… 

Et pour terminer cette journée Disney en beauté, on a donc pu voir en avant-première Buzz l’Éclair, nouveau film des studios Pixar. Le long-métrage d’Angus Maclane n’est pas une histoire de jouets, mais bel et bien le film préféré d’Andy, le petit garçon de la première trilogie; une précision importante au vu de la confusion entretenue autour du projet depuis son annonce. Ce film Buzz, c’est tout simplement une aventure de SF qui convoque Alien, Robocop, Wall-E, et même Interstellar ! En utilisant Buzz comme une figure arrogante et égoïste qui va apprendre l’humilité et le sens du collectif au contact d’une équipe de bras cassés, le film ne surprend que dans son premier acte assez touchant et qui met en place un concept de voyage temporel très intéressant et aux possibilités infinies. Un premier acte excellent qui trouve son climax dans un montage qui rappellerait presque l’ouverture de Là-Haut de Pete Docter

Mais passé le premier acte qui pose l’intrigue, l’ensemble retombe malheureusement sur ses pattes. Le sidekick félin, Sox, est hilarant, mais le reste bascule en pilote automatique jusqu’à sa fin assez convenue et prévisible pour qui a vu Toy Story 2. On ne passe pas un mauvais moment devant le film, qui est assez bien rythmé pour qu’on ne s’ennuie pas, mais il lui manque un petit supplément d’âme, qui faisaient de Luca, Soul (sans mauvais jeu de mots) ou même le récent Alerte Rouge des réussites un peu plus marquées.

Heureusement qu’au casting vocal, Chris Evans assure le show : il est né pour doubler Buzz l’Eclair. Et visuellement, c’est une superbe réussite, qui justifie assez facilement son visionnage sur un écran IMAX. Mais on ne peut s’empêcher de penser que cette belle machine rutilante manque de personnalité et d’émotion, ce petit quelque chose qui caractérise toutes les plus belles réussites de chez Pixar. Un film mineur pour le studio, mais qui sera sans doute l’un des chants du cygne de Pixar sur nos grands écrans de cinéma, leurs films étant désormais relayés sans cérémonie sur Disney+.  Alors, en cette période estivale, profitez une dernière fois de vous envoler vers vos salles de cinéma climatisées, vers l’infini et au-delà…



Pour retrouver l’intégralité du palmarès du festival c’est ici :  https://www.annecy.org/le-festival/palmares

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