Critiques

LES PETITS MEURTRES D’AGATHA CHRISTIE 70’S (Critique Épisode Quand les souris dansent) Petit bijou de retour dans le temps…

SYNOPSIS: Nos policiers sont entrainés dans un lieu sulfureux, un magnifique château transformé en boite de nuit ultra select, où Madame Maude réunit pour le plaisir de ses riches clients des jeunes étudiantes qui n’ont pas froid aux yeux. Mais les services secrets français ont déjà investi les lieux pour une opération ultra-secrète et l’équipe de Greco n’aura d’autre choix que d’enquêter incognito, Rose déguisée en call-girl et Max Beretta en client, ce qui occasionnera bien des quiproquos.

Cet épisode inédit de la nouvelle saison, réalisé par Alexandre Coffre (Spirou, Le père Noël, Eyjafjallajökull), nous replonge dans le tourbillon délicieusement psychédélique des années 70. Et on ne boude pas notre plaisir aux côtés de la commissaire Gréco (Emilie Gavois-Kahn), de l’inspecteur Beretta (Arthur Dupont) et de la psychologue en herbe Rose Bellecour (Chloé Chaudoye), qui font cette fois équipe pour dénouer une affaire de meurtre sur fond d’opération secrète, le tout dans un bar très, très select.

Une fois encore, les proches de notre trio infernal sont étroitement liés à l’affaire en question… Si la précédente saison avait déjà recours à ce procédé, il faut reconnaître que celle-ci en use (et abuse) sans rougir. Si l’on perd un peu en crédibilité – sans compter les entorses à la déontologie complètement aberrantes mais si cocasses dont se rend coupable l’inspecteur Beretta – on gagne en quiproquos savoureux et autres prises de bec qui finissent toujours par un bras de fer entre les sexes. Car cette saison est résolument féministe.

Et pour le démontrer, quoi de mieux que d’approcher le milieu des callgirls ? Sur cette toile de fond sulfureuse, qui se mue en véritable poudrière tandis que les services secrets s’y infiltrent, la commissaire Gréco continue de tordre méchamment le cou aux idées reçues encore si patriarcales avec lesquelles se débattent les 70’s. La domination masculine en prend un sacré coup dans les parties, le discours émancipatoire appuyé de punchlines puissantes.

«  - Une pute qui cause bien, ça reste quand même une pute.

– Un porc, même en costume, ça reste un porc.  »

On ADORE le ton corrosif, le venin derrière le rouge à lèvres, la force sous la douceur apparente, l’esprit fort du sexe « faible ». Contrepoids naïvement macho de cette force de frappe féminine, l’inspecteur Beretta ne cherche même plus à faire illusion et fonce tête baissée plus que jamais, fabuleux archétype de la tête brûlée par excellence, inconséquent au possible… pour notre bonheur ! Ça n’est plus une surprise, le travail sur les décors est une fois encore époustouflant, la photographie du programme sublimée au néon dans une ambiance feutrée, un rien fiévreuse, totalement décomplexée. Entre la villa de madame Maude (Valérie Dashwood) et l’hôtel Nirvana de Bob (Nicolas Lumbreras), notre cœur balance ! Vous l’aurez compris, cette adaptation libre de Quand les souris dansent est un régal, petit bijou de retour dans le temps, la nostalgie en moins, il restitue parfaitement l’esprit bouillonnant des 70’s. Une pointe de Drôles de dames, un soupçon de Chapeau melon et bottes de cuir pour le glam’… Vous le sentez, ce petit revival à la Starsky et Hutch ?

Crédits: France 2

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