Critiques Cinéma

AMBULANCE (Critique)

SYNOPSIS: Will Sharp, un vétéran décoré fait appel à la seule personne indigne de confiance, son frère adoptif Danny pour trouver l’argent afin de couvrir les frais médicaux de sa femme. Ce dernier, un charismatique criminel au long cours, au lieu de lui donner de l’argent, lui propose un coup : le plus grand braquage de banque de l’histoire de Los Angeles : 32 millions de dollars. Will, prêt à tout pour sauver sa femme, accepte. Mais quand leur affaire prend un tour spectaculairement désastreux, les deux frères n’ont pas d’autre choix que de détourner une ambulance avec à son bord un vieux flic mortellement blessé et l’ambulancière Cam Thompson. Pendant la course poursuite infernale qui s’ensuit, Will et Danny vont devoir échapper aux forces de l’ordre surmotivées postées aux 4 coins de la ville, tenter de garder leurs otages en vie et éviter de s’entre tuer tout en exécutant l’évasion la plus spectaculaire que la ville de Los Angeles n’ait jamais vue. 

Après un détour par Netflix, Michael Bay revient au cinéma ! Après Six Underground, il s’attaque cette fois au remake d’un film danois, nommé Ambulance, qui suit un duo de braqueurs aux prises avec la police dans une traque haletante menée à bord d’une… ambulance. Convoquant des symboles déjà vus dans son cinéma (un duo masculin « à la vie à la mort », des anciens vétérans, pour ne citer que ça), Bay arrive pourtant, miraculeusement, à renouveler son cinéma en mélangeant son ADN à un propos amer envers son pays et ses institutions, décidément peu amènes à aider la population, même ceux qui en ont vitalement besoin. Sorte de film choral qui ne dit pas son nom dans son introduction qui mène inéluctablement au casse qui va échouer, on est agréablement surpris par le peu d’humour et le ton résolument sérieux du script de Chris Fedak, qui prend ses personnages au sérieux en même temps qu’il sait faire monter la pression et les enjeux.


Évidemment, Bay oblige, quand les choses dégénèrent, l’action commence. Et si la profusion de personnages secondaires n’est parfois pas utile (on pense notamment à ce cartel latino pas nécessaire), l’ensemble reste assez resserré sur ses personnages pour que le casting puisse les creuser suffisamment et leur apporter une épaisseur bienvenue. Outre Yayha Abdul-Mateen en vétéran désarmé face à la maladie de sa femme, et Jake Gyllenhaal en braqueur ultra-toxique et charismatique, c’est surtout Eiza Gonzales qui impressionne, elle qui a été relayée jusqu’ici dans sa carrière, essentiellement à de l’action insipide qui ne rendait pas hommage à son jeu. Son personnage d’infirmière, Cam, est clairement le cœur du film avec son intégrité et ses fêlures, une incarnation très touchante de la seconde chance que tout le monde mérite. Pas objectifiée par Bay – un exploit en soi, aussi importante que les autres, elle marque, espérons-le, le début d’un nouveau type d’héroïne pour le réalisateur de Transformers.


L’autre principal renouvellement pour Michael Bay, et qui semble évident, c’est sa découverte et son utilisation à outrance des drones. Pertinents dans le contexte d’une traque où tous les moyens sont bons d’observer les traqués. Et même si l’on se doute que tous les appareils n’ont pas forcément survécu au tournage au vu du nombre de plans très courts – mais néanmoins efficaces les impliquant, ils arrivent à sublimer la superficie tentaculaire de Los Angeles en même temps qu’ils insufflent un nouveau dynamisme dans le cinéma du réalisateur qui n’a jamais reculé devant les nouvelles technologies. Leur utilisation apporte aussi un peu d’air par rapport aux plans très serrés du film – de quoi créer une atmosphère tendue pour capter le meilleur des acteurs, mais qui devient redondante au bout de 2h15, surtout que les longueurs finissent, fatalement, par apparaître.



Néanmoins, que ce soit en matière d’humour (jamais de mauvais goût même dans son auto-référncement à sa filmographie) et d’inclusivité, ou même de relation fraternelle, on avait rarement vu un Bay si efficace, pertinent et en aussi grande forme avec un propos acide qui dézingue tout le monde et toutes les instituions – ou presque. Couplé à un film d’action jamais essoufflé et qui évolue constamment de scène en scène dans tous ses aspects, un score tonitruant de Lorne Balfe et un casting sans-faute où les têtes inconnues n’ont rien à envier aux plus grandes stars, Ambulance est l’un des meilleurs films de son réalisateur et l’un des films d’action les plus ludiques de ces dernières années, qui mérite le grand écran.

Titre Original: AMBULANCE
 

Réalisé par: Michael Bay

Casting : Jake Gyllenhaal , Yahya Abdul-Mateen II , Eiza Gonzalez …

Genre: Thriller, Action

Date de sortie : 23 Mars 2022

Distribué par: Universal Pictures International France

TRÈS BIEN

 

 

 

 

 

 

 

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