Critiques Cinéma

TOUS EN SCÈNE 2 (Critique)


SYNOPSIS: Si Buster et sa troupe ont fait du Nouveau Théâtre Moon la salle de concert à la mode, il est temps de voir les choses en plus grand : monter un nouveau spectacle dans la prestigieuse salle du théâtre de la Crystal Tower à Redshore City. Flanqué de sa troupe — dont Rosita la mère de famille nombreuse constamment débordée, Ash la rockeuse porc-épique, Johnny le gorille romantique, Meena l’éléphante à la timidité maladive sans oublier l’incroyable Gunter, le cochon le plus extraverti de la profession — Buster va devoir trouver comment se frayer un chemin dans les bureaux inhospitaliers de la prestigieuse Crystal Entertainment Company et atteindre son directeur, le loup du show-biz : Jimmy Crystal, qui y règne en véritable nabab. Dans un effort désespéré pour attirer l’attention de Jimmy, Gunter lance soudainement un pari fou que Buster relève sur le champ : la promesse de faire participer au spectacle le roi du rock, le lion Clay Calloway. Le problème est que… Buster n’a jamais rencontré Clay… surtout depuis que ce dernier s’est retiré de la scène 10 ans plus tôt, après avoir perdu sa femme. Mais pire que tout notre koala préféré ne se rend pas compte qu’il fait cette promesse à un escroc à l’égo surdimensionné qui préférerait défenestrer quelqu’un plutôt qu’on lui mente. Tiraillé entre les rêves de spectacle dithyrambique de Gunter et les menaces quasi littérales de Jimmy Crystal, qui en profite pour remplacer le rôle principal tenu par Rosita par sa propre fille pourrie gâtée Porsha, Buster va se mettre à la recherche de l’idole du rock pour le persuader de revenir sur scène. Ce qui avait commencé comme une course au succès va finir par rappeler à tous que la musique est le remède ultime pour tous les cœurs, même les plus brisés.

Fort d’un joli succès public à sa sortie en 2016 ouvrant la voie à des suites évidentes, la comédie musicale new generation Tous en Scène (ou Sing! en version originale pour ne pas confondre avec le long-métrage de Vincente Minnelli de 1953) était parvenue à construire un spectacle touchant et à l’énergie singulière dans la mise en place des histoires respectives de ces héros toujours plus curieux. Nouvelle exploration animalière des studios d’Illuminations (à qui on doit également Moi, Moche & Méchant et Comme des bêtes), Tous en Scène premier du nom nous contait l’aventure improbable de Buster Moon, koala propriétaire d’un théâtre sur le déclin qui, dans un dernier coup de poker, organise un immense concours de chant dont l’ampleur va très vite le dépasser. En rassemblant autant de personnages très hauts en couleurs (Rosita, la maman truie en pleine émancipation, Johnny, le fils d’un criminel que l’idée de la musique n’enchante pas, ou encore Ash, jeune porc-épic rockeuse à la recherche de sa place) que de stars en tout genre à son casting (Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Taron Egerton, Scarlett Johansson et Tori Kelly illuminaient la bande-originale du film), ce premier opus transpirant la joie, l’espoir et l’ouverture n’attendait qu’une suite. C’est désormais chose faite puisque Garth Jennings, maintenant séparé de son co-réalisateur, a conçu un retour en fanfare au Moon Theater.



Dans ce deuxième volet, Moon et sa troupe se mettent en route vers Redshore City pour y convaincre l’un des plus éminents producteurs de théâtre du monde de les signer. Mais dans un nouveau coup de poker, Moon annonce le grand retour sur scène de Clay Calloway, ancienne star de la chanson à la retraite radicale, au cœur de son spectacle – promesse dont il n’est absolument pas maître, étant donné qu’il n’a jamais rencontré Calloway… Poussés par Jimmy Crystal, producteur aux dents aiguisés, le groupe monte un nouveau spectacle toujours plus ambitieux où les coups du sort, les mauvaises surprises et les injustices scéniques vont être légion.



Dans son nouveau joli coup d’éclat, Tous en Scène 2 joue avec les couleurs et avec les sons pour nous en mettre plein les yeux et les oreilles dans une énergie dévorante et communicatrice accompagnant le cœur mis à l’ouvrage dans la confection des arcs de chacun des personnages. Si cet opus met clairement en retrait Johnny et Ash pour laisser plus de place à d’autres histoires annexes, il n’en reste pas moins relativement malin et éclairé dans le déroulement de ses sous-intrigues autour de son récit principal, lequel se pare d’un antagoniste pas très subtil mais aux enjeux diablement plus élevés que ceux du premier épisode. C’est un tout nouveau départ que prend Jennings pour faire revenir ses animaux aux partitions enchantées, profitant également d’une playlist flambant neuve à base de pirouettes entre Billie Eilish, Aretha Franklin, Coldplay, Prince et évidemment U2 – le film s’octroyant la présence de Bono dans le rôle fort de symbolique du massif Clay Calloway, lion vieillissant vivant reclus loin de la scène depuis le décès de sa femme. Car à l’image d’un premier volet assurément touchant quand il le fallait, ce Tous en Scène 2 prend à bras-le-corps les thématiques les plus acrobatiques pour les traiter avec tout le sérieux nécessaire sans jamais paraître lourd ni pesant. Cela passe également par une balance de ton très équilibrée, jonglant entre instants de respiration ou d’émotions et gags visuels en tout genre à l’inventivité folle.



Et niveau sonore, la suite ne déçoit pas par son casting toujours plus colossal, rapatriant la majorité des voix originales du premier volet tout en se dotant de petits nouveaux très en forme. Bobby Cannavale incarne Crystal, le grand méchant loup de cet opus, tandis que Halsey campe sa fille Porsha, héritant par une obligation de la production du rôle destiné à Rosita. Remontant sur scène avec tout le panache, la générosité et la sincérité de la proposition de 2016 pour l’égaler sans dépasser sa spontanéité, Tous en Scène 2 offre un spectacle rayonnant, touchant et bien ficelé qui débarque dans un timing parfait pour les fêtes de fin d’année, un second volet familial qui fera autant rire les enfants qu’il ramènera aux parents des figures du passé en pleines retrouvailles avec l’espoir. Dans une jolie chorale enfantine et un brin détraqué, Garth Jennings réouvre les rideaux de son théâtre pour nous en faire voir de toutes les couleurs, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on n’est pas contre encore un peu de son optimisme.

Titre Original: SING 2
 

Réalisé par: Garth Jennings

Casting : Jenifer Bartoli, Elodie Martelet, Camille Combal …

Genre: Animation, Comédie musicale, Famille

Date de sortie : 22 Décembre 2021

Distribué par: Universal Pictures International France

TRÈS BIEN

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s