Critiques

LA ROUE DU TEMPS (Critique Saison 1 Episodes 1×01 – 1×03) Une aventure prometteuse…

SYNOPSIS: Dans un monde où la magie existe mais ne peut être utilisée que par les femmes, Moiraine, membre d’une organisation féministe influente mais mystérieuse, embarque avec cinq jeunes hommes et femmes dans un voyage épique pour sauver l’humanité… ou la détruire 

Game of Thrones, façon Puits de Lazare, a fait renaître l’Heroic Fantasy sur petit écran. Le succès phénoménal de la série de la HBO a remis la magie et les contrées légendaires sur les cartes de la télévision en prouvant bien que le sujet intéresse encore le grand public, et qu’il n’est pas contre quelques trahisons sanglantes et complots tragiques. Lorsque GoT ferma boutique après 8 saisons de bons et loyaux services (les audiences étant de plus en plus impressionnantes et uniques dans l’histoire de la télé au fil des évènements – nous ne parlerons pas de la qualité toute relative de son final), une place se libéra. Une place qui a évidemment donné naissance à des projets de spin-offs à l’intérieur de Westeros, dont le premier – House of the Dragon – ne devrait tarder à pointer le bout de son nez, ainsi qu’à d’autres adaptations populaires. Avec le joli succès de sa saison 1, The Witcher a permis à Netflix de se raccrocher à l’envie générale de retrouver des monstres à zigouiller dans un univers médiéval traversé par les excès, la violence et les longs discours. Et malgré son annulation malheureuse après des faibles audiences à son lancement, le préquel sérielle de Dark Crystal – Le Temps de la Résistance – assurait une continuité de luxe au vide laissé par Game of Thrones. Alors que la sphère fantasy attend comme le messie la moindre information de la série du Seigneur des Anneaux qui devrait bientôt débarquer sur Prime Vidéo, la plateforme lance dans le même objectif l’adaptation de la saga de romans La Roue du Temps de Robert Jordan (découpée en 14 volumes et terminée après la mort de l’auteur) sur sa plateforme.



La série suit Moraine, interprétée par Rosamund Pike, une Aes Sedai membre d’une confrérie de magiciennes très puissantes, qui se met à la recherche du Dragon Réincarné, un élu dont la responsabilité sera de choisir entre détruire ou sauver le monde et la Roue du Temps. Dans un village, elle rencontre Rand, Perrin, Egwene et Mat et les embarque dans un voyage dangereux vers la Tour Blanche : l’un d’entre eux est le Dragon, mais elle ne sait pas encore lequel.



La Roue du Temps est une série intéressante par la façon dont est amenée la thématique du Destin et de sa répétabilité à travers l’histoire. En suivant ses 4 protagonistes pendant leurs aventures respectives, ces 3 premiers épisodes prennent le temps d’installer l’univers mystique de la saga pour développer toujours plus la notion d’élu, de pouvoir et de responsabilité. Si cette introduction se montre pour l’instant économe en informations et en révélations sur les personnages, il n’en reste pas moins une aventure prometteuse qui souffre surtout de ses effets spéciaux jamais parfaits. Mais encore une fois, difficile d’en vouloir trop longtemps à ces visuels parfois à côté, car son histoire trouve du cœur et une ambition toute grandissante de raconter une quête thématiquement variée et aux décors souvent réussis. Bien qu’imparfaits, ces 3 premiers épisodes de La Roue du Temps parviennent à s’installer doucement comme un récit intriguant et haletant sans marcher froidement sur les cendres de Game of Thrones. Ici, dès le démarrage, l’action et la tension sont légion là où la série de HBO se targuait d’introduire ses intrigues par de longs échanges rébarbatifs. La série de Rafe Junkins est efficace autant que peut l’être l’arrivée d’un univers inconnu du public audiovisuel et finit par accrocher par le déroulé surprenant de ses péripéties ne menant jamais nos protagonistes là où on les attend à aller.



Si Rosamund Pike est centrale dans le récit en guide spirituel et magique à la Gandalf sans la barbe grise et secondée par Daniel Henney, elle laisse quand même la part belle à ses partenaires de casting trouvant un partage relativement équitable du temps d’écran. Josha Stradowski et Madeleine Madden campent avec une jolie alchimie Rand et Egwene, leur donnant une histoire heurtée par les contretemps qu’on prend plaisir à suivre. Marcus Rutherford et Barney Harris terminent de composer le quatuor central en incarnant certaines tragédies traversant le récit de part en part. La Roue du Temps, sans briller pour l’instant, monte doucement la tension avec une introduction qui met l’eau à la bouche. En nous plongeant dans son univers mystique traversé par la magie élémentaire et les personnages aux enjeux tragiques, la série se montre intrigante et prometteuse en nous assurant un spectacle avec beaucoup de souffle et un peu d’enchantement. On attendra davantage d’émotions pour la suite, mais en continuant sur cette lancée, La Roue du Temps pourrait bien séduire les amateurs d’Heroic Fantasy en besoin de leur cure mensuelle de magie et d’élus de la prophétie.

Crédits: Amazon Prive Video

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