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Alors, on regarde quoi ce soir ? (Sélection Sorties Vidéo Octobre 2021)

C’est avec un peu de retard que voici enfin les films d’octobre… Certes nous sommes en novembre mais ce n’est pas une raison pour ne pas vous plonger dans notre sélection ! De l’humour plein de finesse avec Le Discours, une œuvre hypnotique avec Pandora, une jolie surprise chez Disney avec Cruella, un chef d’œuvre de Terry Gilliam (comme tous les Terry Gilliam) avec Fisher King, et un fascinant Jacques Becker. Bon visionnage !



Le Discours
Réalisé par Laurent Tirard
D’après le roman de Fabcaro
Avec : Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi, Julia Piaton
Durée : 1h28
Date de sortie : Le 13 octobre 2021 chez Le Pacte


SYNOPSIS: Adrien est coincé. Coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d’habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa sœur, écoute son futur mari comme s’il était Einstein. Alors il attend. Il attend que Sonia réponde à son sms, et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Mais elle ne répond pas. Et pour couronner le tout, voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un discours au mariage…

Adapté du formidable roman de Fabcaro, Le Discours est un film drôle, pétillant, surprenant, une bulle de champagne aussi fantaisiste qu’originale. Mis en scène par Laurent Tirard, le réalisateur du Petit Nicolas et porté par Benjamin Lavernhe, irrésistible en amoureux désespéré, Le discours réussi son passage sur grand écran grâce à un scénario rythmé et ingénieux, bourré de trouvailles visuelles et de saillies hilarantes. Malgré la répétition de certains effets le film n’est jamais lassant, toujours élégant et séduisant, et permet à Laurent Tirard qui revendique ici l’influence d’Annie Hall, Eternal Sunshine Of The Spotless Mind et Un air de Famille de remettre les compteurs à zéro avec ce « deuxième premier film » comme il le dit lui-même. Pari réussi pour le réalisateur qui nous offre un film rafraichissant et inventif, une très bonne surprise à découvrir en blu-ray chez Le Pacte.

Le saviez-vous ? Les scènes où les comédiens s’immobilisent sur le plateau ont été tournées sans trucages (en une journée entière et 18 prises). Il a fallu par contre quand même effacer numériquement quelques clignements d’yeux.



Pandora (1951)
Réalisé par Albert Lewin
Avec : Ava Gardner, James Mason, Nigel Patrick , Sheila Sim
Durée : 2h04
Date de sortie : Le 27 octobre 2021 chez Carlotta Films



SYNOPSIS: À Esperanza, un village de la côte espagnole, Pandora, une jeune Américaine, est indifférente aux riches prétendants qui la courtisent. Après avoir finalement accepté d’épouser un coureur automobile, elle rencontre le propriétaire d’un yacht, Hendrick Van der Zee, qui n’est autre que le Hollandais Volant de la légende, condamné à errer sur les mers et à ne redevenir humain que six mois tous les sept ans.

Film inclassable, réalisé par Albert Lewin à qui l’on doit Le Portrait de Dorian Gray (1945), l’adaptation classique mais brillante du roman d’Oscar Wilde, Pandora est sans doute l’un des plus beaux films de l’âge d’or hollywoodien et le chef d’œuvre d’Albert Lewin. Œuvre hypnotique, rêve éveillé, cette tragique histoire d’amour fou, éblouissante et fantastique, mis en scène avec poésie et intensifiée par la photographie flamboyante et surréaliste de Jack Cardiff fait de Pandora est un authentique bijou. Porté par Ava Gardner et James Mason, cette œuvre au charme intemporel nous revient avec une nouvelle restauration 4K dans la collection Ultra Collector de Carlotta, accompagnée d’un livre inédit écrit par Patrick Brion et d’une multitude de bonus. Indispensable.

Le saviez-vous ? La MGM refusant de produire ce film pas suffisamment commercial à leurs yeux ce qui incite Albert Lewin à quitter le studio pour produire lui-même son film. Selon Ava Gardner il aurait demandé comme prime de départ le prêt de l’actrice alors attachée à la MGM.



Cruella
Réalisé par Craig Gillespie
Avec : Emma Stone, Emma Thompson, Joel Fry, Paul Walter Hauser
Durée : 2h14
Date de sortie : Le 29 octobre 2021 chez Walt Disney France



SYNOPSIS: Londres, années 70, en plein mouvement punk rock. Escroc pleine de talent, Estella est résolue à se faire un nom dans le milieu de la mode. Elle se lie d’amitié avec deux jeunes vauriens qui apprécient ses compétences d’arnaqueuse et mène avec eux une existence criminelle dans les rues de Londres. Un jour, ses créations se font remarquer par la baronne von Hellman, une grande figure de la mode, terriblement chic et horriblement snob.

Cette préquelle live du célèbre dessin animé est une très jolie surprise, nettement supérieure aux récentes adaptations en live des studios Disney. Certes l’habillage Disney édulcore un peu l’ensemble, mais c’est un film pop, transgressif, efficace et même punk que nous propose Craig Gillespie réalisateur du génial biopic Moi, Tonya. Le face à face en mode Le Diable s’habille en Prada entre Emma Stone et Emma Thompson est redoutablement jouissif, les costumes et les décors sont extravagants, et l’atmosphère gothico-dark inventive mâtinée de punk-rock anglais est particulièrement renversante. Une œuvre Disney trop noire pour les très jeunes amoureux des dalmatiens, mais qui comblera les adolescents et les jeunes adultes… (et les vieux aussi s’ils ont gardé leur âme d’enfant punk).

Le saviez-vous ? Emma Thompson signe ici sa 5ème participation à une œuvre Disney, après La Planète au trésor, Dans l’ombre de Mary, Rebelle et La Belle et la Bête. Elle n’était d’ailleurs pas la seule actrice intéressée par le rôle puisque Nicole Kidman, Demi Moore, Julianne Moore ou Charlize Theron ont été également pressenties.



Fisher King (1991)
Réalisé par Terry Gilliam
Avec : Jeff Bridges, Robin Williams, Amanda Plummer
Durée : 2h17
Date de sortie : Le 20 octobre 2021 chez Wild Side Video



SYNOPSIS: Jack Lucas anime à New York une émission de radio agressive, suivie par un grand nombre d’auditeurs, parmi lesquels un certain nombre de détraqués. L’un d’eux, Edwin Malnick, prenant au mot une diatribe de Jack contre les « yuppies », s’arme d’une carabine et abat plusieurs clients d’un bar chic, dont l’épouse d’un jeune professeur, Henry Sagan. Bourré de remords, Jack abandonne son émission et sombre dans l’alcoolisme…

Œuvre à part dans la filmographie de Terry Gilliam, The Fisher King est son premier film de commande et son premier film américain. Avec The Fisher King Gilliam met en scène pour la première fois une histoire qu’il n’a pas écrite puisque The Fisher King est né de l’imagination du scénariste Richard LaGravenese, (L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, Sur la route de Madison). Une quête du graal où Jeff Bridges et Robin Williams, les deux pôles un peu déglingués du cerveau de Terry Gilliam, vont se rencontrer et se soigner mutuellement. Un film simple et émouvant, sur la rédemption, le pardon et l’amitié qui enchaîne les petits moments de bonheur comme la scène du bal dans la Grande Gare Centrale de New-York, l’un des rares ajouts de Terry Gilliam au script, et sans doute le plus beau moment de The Fisher King. Il s’agit aussi du film le plus intimiste du réalisateur de Brazil ou Twelve Monkeys, qui signe avec cette fantaisie humaine, dramatique, drôle et décalée, l’un de ses films le plus juste. C’est donc un très beau cadeau que nous fait Wild Side Video en sortant le film dans un magnifique coffret, accompagné d’un livret de 50 pages et de bonus inédits comme une interview de Terry Gilliam par Albert Dupontel.

Le saviez-vous ? Fisher King fut récompensé par 1 Oscar et 2 Golden Globe dont celui de meilleur acteur pour la performance inoubliable de Robin Williams en clochard magnifique ainsi que par le Lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise.


Falbalas (1945)
Réalisé par Jacques Becker
Avec : Raymond Rouleau, Micheline Presle, Jean Chevrier
Durée : 1h52
Date de sortie : Le 20 octobre 2021 chez Studiocanal



SYNOPSIS: Le grand couturier, Philippe Clarence, célèbre dans le tout Paris pour ses créations et ses nombreuses conquêtes féminines, tombe amoureux de Micheline, la fiancée de son ami Rousseau. Mais l’intérêt de Clarence pour la jeune femme se transforme vite en folle passion qui va conduire cet homme trop volage à la pire extrémité.

C’est une jolie découverte que ce 3ème film de Jacques Becker, chronique tragique sur les tourments de la création artistique. Cette peinture de l’univers professionnel de la mode est parfois un peu sage, mais le jeu de l’amour et la passion d’un créateur égocentrique à la recherche de sa muse, la mise en scène de Jacques Becker, qui, à travers de multiples détails, costumes, mouvements, nous peint un univers passionnant, et la distribution, de Raymond Rouleau, atrocement et brillamment énervant, à Micheline Presle éblouissante nous plongent dans une œuvre fascinante. Et si Falbalas contrairement à Casque d’or, Le Trou ou Touchez pas au grisbi ne fait pas partie des chefs-d’œuvre du réalisateur, c’est définitivement un très grand film qui ressort chez Studiocanal dans une très belle édition.

Le saviez-vous ? Le tournage a commencé début 1944 mais le film n’est sorti qu’en juin 1945, retardé par la fin de la guerre, la libération et les nombreuses pannes d’électricité qui ont provoqués de fréquentes fermetures des studios.



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