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Alors, on regarde quoi ce soir ? (Sélection Sorties Vidéo Septembre 2021)

Et voici pour bien débuter l’année scolaire notre sélection de 5 blu-ray indispensables. Un très grand Ferrara, un mignon Pixar, un Oliver Stone délirant mais un peu oublié, un classique de l’Héroïc fantasy et le dernier long-métrage de Maïwenn, parfois agaçant, mais souvent bouleversant. De quoi passer de belles soirées à respirer cinéma, à manger cinéma, bref, à vivre cinéma ! Bon visionnage.

The King of New York (1990)
Réalisé par Abel Ferrara
Avec : Christopher Walken, David Caruso, Laurence Fishburne, Wesley Snipes, Steve Buscemi
Durée : 1h43
Date de sortie : Le 8 septembre 2021 chez Carlotta Films



SYNOPSIS: Un homme sort de prison. Pas n’importe quel homme. C’est Frank White, le plus grand des seigneurs du crime à New York. Mais l’impitoyable Frank White nourrit aussi le rêve de construire un hôpital pour les plus démunis. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde, y compris les flics prêts à tous les coups bas pour détruire son empire.

Polar noir violent et stylisé, The King of New York est l’un des très grands films d’Abel Ferrara avec Bad Lieutenant ou Nos funérailles. Porté par un Christopher Walken charismatique et qui trouve ici sans doute l’un de ses meilleurs rôles, ce thriller d’une maîtrise et d’une noirceur folle dégage une atmosphère poisseuse, vulgaire et baroque. Œuvre magistrale et réflexion sur le milieu criminel new-yorkais de la fin des années 80, The King of New York est un film passionnant, une valse funèbre d’une grande maîtrise qui frôle par moment le ridicule mais qui réussit miraculeusement à tutoyer le génie à plusieurs reprises. Le film est proposé par Carlotta dans l’une des plus belles éditions de cette année avec une nouvelle restauration 4k à partir du négatif original par Arrow Films et approuvé par Abel Ferrara et Bojan Bazlli (Image).

Le saviez-vous ? Le scénario est signé Nicholas St.John, scénariste attitré d’Abel Ferrara dans sa première partie de carrière (de 1976 à 1996), de The King of New York à Nos Funérailles en passant par The Addiction, Body Snatchers ou China Girl.



Luca
Réalisé par Enrico Casarosa
Avec : Jacob Tremblay, Jack Dylan Grazer, Emma Berman, Saverio Raimondo
Durée : 1h35
Date de sortie : Le 24 septembre 2021 chez Disney – Pixar



SYNOPSIS: Dans une très jolie petite ville côtière de la Riviera italienne, un jeune garçon, Luca, vit un été inoubliable, ponctué de délicieux gelato, de savoureuses pasta et de longues balades en scooter. Il partage ses aventures avec son nouveau meilleur ami, mais ce bonheur est menacé par un secret bien gardé : tous deux sont en réalité des monstres marins venus d’un autre monde, situé juste au-dessous de la surface de l’eau…

C’est Enrioco Casarosa, le réalisateur du très joli court métrage La Luna  qui nous offre cette carte postale nostalgique et attendrissante made in Pixar. Drôle, colorée et souvent savoureuse, cette fable toute en douceur qui respire l’Italie est une belle histoire d’amitié qui ravira petits et grands. Luca est une ode à la différence, plus modeste que ses prédécesseurs de 2020, le très bon En avant et le formidable Soul, mais dont la poésie, les clins d’œil au cinéma italien (de La Strada à Vacances romaines…) et la splendeur de la photo emporte l’adhésion. Un grand petit film uniquement sorti sur Disney + dont l’arrivée en blu-ray permettra enfin à tous de le découvrir. Un film pour toute la famille qui trouvera sa place tout naturellement au pied du sapin pour se réchauffer durant l’hiver.

Le saviez-vous ? Pour les plus attentifs, la ville fictive italienne où se déroule le 24ème long métrage Pixar, Portorosso (dont le nom est un clin d’œil à Porco Rosso de Myazaki), faisait déjà une brève apparition dans Soul, le précédent Pixar, sous la forme d’une affiche en vitrine d’une agence de voyage… vous ne l’aviez pas vu ? Et bien il ne vous reste plus qu’à re-visionner Soul



U-Turn (1997)
Réalisé par Oliver Stone
Avec : Sean Penn, Jennifer Lopez, Nick Nolte, Claire Danes, Billy Bob Thornton
Durée : 2h04
Date de sortie : Le 21 septembre 2021 chez L’Atelier d’Images



SYNOPSIS: Un petit escroc tombe en panne de voiture en plein désert. Il rencontre Grace et son mari Jake et est entraîné par les deux époux dans une intrigue meurtrière. Il n’aura qu’une seule idée : s’échapper de l’enfer…

En 1997, 2 ans après son biopic sur Nixon, Oliver Stone s’offre une folle récréation, avec son film le plus surprenant, un petit film noir hilarant et délirant, U-Turn. Presque expérimental dans son montage, porté par un casting fou et la géniale BO d’Ennio Morricone, c’est dans un cauchemar poisseux, épileptique et glauque que nous entraîne le réalisateur. Cette descente aux enfers férocement drôle, oppressante et violente, matinée d’humour noir, est un petit bijou étrange et corrosif un peu oublié dans la filmographie d’Oliver Stone. Aujourd’hui, grâce à la très belle édition de L’Atelier d’Images, le film nous explose au visage et retrouve la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, celle de l’un des meilleurs films d’Oliver Stone.

Le saviez-vous ? La première apparition de Joaquin Phoenix dans U-Turn se termine avec une chanson prémonitoire, Ring of Fire de Johnny Cash, puisqu’en 2005, Joaquin Phoenix interprétera Johnny Cash dans le film Walk the Line.



Labyrinthe (1986)
Réalisé par Jim Henson
Avec : David Bowie, Jennifer Connelly, Frank Oz
Durée : 1h41
Date de sortie : Le 8 septembre 2021 chez Sony Pictures



SYNOPSIS: Une toute jeune fille romantique se sentant mal à l’aise dans sa famille s’évade en lisant des contes fantastiques. Son livre favori « le labyrinthe » lui ouvre une nuit les portes d’un autre monde. Sarah voit son jeune frère, Toby, enlevé par une troupe de lutins aux ordres du séduisant et cruel Jareth. Elle part au secours de l’enfant et pénètre dans le labyrinthe qui mène au palais du ravisseur qui ne lui laisse que 13 heures pour s’en sortir…

Si Dark Crystal est le chef d’œuvre de Jim Henson, j’ai une tendresse particulière pour son Labyrinthe, certes plus enfantin, mais tout aussi magique. Ce très beau film d’Héroic-fantasy taillé pour les enfants, mélange réussi entre Alice au pays des merveilles et l’univers de Jim Henson et Frank Oz est un véritable rêve éveillé. Les effets spéciaux artisanaux, les chansons au charme vintage, les décors en carton pâtes qui dégage une douce nostalgie, le casting avec David Bowie dans l’un de ses meilleurs rôles et Jennifer Connelly qui débutait sa carrière, Labyrinthe est clairement un film ancré dans son époque, fantastique et merveilleux. Produit par Georges Lucas le film débarque dans une somptueuse édition 4K, certes avec un grain 35 mm un peu dense mais qui enterre les précédentes éditions.

Le saviez-vous ? S’il y a de temps en temps comme une pincée de Monty Python dans Labyrinthe, c’est grâce à l’un des scénariste, Terry Jones, membre des Monty Python et réalisateur de Sacré Graal, qui retrouve ici Brian Froud, le directeur artistique de Labyrinthe (et de The Dark Crystal) avec qui il a publié Taches étranges et odeurs mystérieuses ou Le journal des fées séchées de Madeline Cottington.


ADN
Réalisé par Maïwenn Le Besco
Avec : Maïwenn Le Besco, Fanny Ardant, Louis Garrel, Dylan Robert, Marine Vacth
Durée : 1h31
Date de sortie : Le 22 septembre 2021 chez Le Pacte



SYNOPSIS: Neige, divorcée et mère de trois enfants, rend régulièrement visite à Émir, son grand-père algérien qui vit désormais en maison de retraite. Elle adore et admire ce pilier de la famille, qui l’a élevée et surtout protégée de la toxicité de ses parents. Les rapports entre les nombreux membres de la famille sont compliqués et les rancoeurs nombreuses… La mort du grand-père va déclencher une tempête familiale et une profonde crise identitaire chez Neige. Dès lors elle va vouloir comprendre et connaître son ADN.

De la rage, de l’amour, du pathos, de l’énergie, des rires, des larmes, bref, un film de Maïwenn. ADN remue, énerve, émeut, stresse, un peu comme son actrice principale, toxique et touchante à la fois, solaire, bouleversante mais également tellement agaçante par moment. Égocentrique et jubilatoire, le 5ème film de Maïwenn doit beaucoup à son casting, et surtout à Fanny Ardant extraordinaire et Louis Garrel une fois de plus parfait. Dommage que sur la seconde partie le film se concentre sur les problèmes de Blanche et perde de sa force en s’éloignant de cette famille excessive et souvent magnifique, car c’est clairement toute la première partie sur la famille et le deuil la plus réussie, plutôt que la recherche des origines du personnage de Neige. Bref, ADN plaira à ceux qui aiment le cinéma de Maïwenn mais crispera sans doute ceux qui y sont réfractaire.

Le saviez-vous ? ADN est co-écrit par Maïwenn et Mathieu Demy. Amis dans la vie, Maïwenn avait proposé à Mathieu Demy de faire un film sur le deuil lors du décès de sa mère, Agnès Varda.



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