Critiques Cinéma

LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (Critique)

SYNOPSIS: A l’aube de sa trente-deuxième année, Bridget Jones, employée dans une agence publicitaire à Londres, décide de reprendre sa vie en main. Pour ce faire, elle dresse une liste de bonnes résolutions :
– La première : tenir un journal intime.
– La deuxième : trouver un petit ami, voire même l’homme idéal. Pourquoi ne pas s’habiller sexy pour se faire remarquer par Daniel Cleaver, son patron ? Et pas question de sortir avec l’insupportable Mark Darcy, un ami d’enfance ! Celui-ci est l’incarnation de tout ce que Bridget déteste chez un homme. En plus, il fréquente une peste mondaine répondant au doux nom de Natasha.
– La troisième : perdre du poids.
– Et la quatrième : arrêter de fumer. 

Déjà 20 ans que la célibataire la plus anglaise du cinéma a fait ses débuts sur grand écran. Et pourtant, Bridget Jones, cette irrésistible jeune femme prompte à fumer une cigarette et rater ses soupes dès que possible, est toujours aussi appréciée du public qui a pris un plaisir certain à lire ses aventures littéraires comme cinématographiques. Pour l’époque, Bridget Jones, sous son cachet de pastiche des œuvres de Jane Austen, et notamment Orgueil & Préjugés, incarnait bien des choses inédites : une héroïne  » plus size  » (pour l’époque, entendons-nous bien), assumant ses malheurs et ses bourdes, clope au bec la plupart du temps, chantant sur du Céline Dion après une rupture ! Il y avait un côté rafraîchissant à découvrir des héroïnes de comédie romantique loin de la perfection, mais faillibles, maladroites, loin des tailles 34 et des brushings parfaits imposés aux rôles féminins. En un mot, Bridget est juste humaine.



L’histoire de Bridget Jones commence lorsqu’elle décide de reprendre sa vie en main après une trop longue période de célibat. Période que ses parents espèrent terminée avec un certain Darcy, joué par Colin Firth (la blague Austenienne se prolonge donc ici), mais qui, malheureusement pour elle, se terminera avec Daniel  » Wickham » Clever, son affreux patron joué par Hugh Grant dans un contre-emploi parfait, loin des rom-coms dont il tenait sagement le premier rôle jusqu’ici. Après des débuts franchement drôles, le film se calme, et trace sa voie de manière calme mais fort attachante, et tendre. Ce qui aurait pu tourner en moquerie de la part du script et de la mise en scène (parfois peu flatteurs pour Bridget et Renee Zellweger), reste finalement très sage, comme une manière de compatir avec les malheurs de son héroïne, jouée par une Zellweger parfaite de naïveté et de candeur. Le couple Bridget/Darcy encore adoré aujourd’hui, fonctionne à merveille, bien aidé par des passages obligés mais réussis : de l’orgueil à l’amour, des préjugés à l’estime, il n’y a finalement que quelques pas à franchir, qu’une soupe bleue ou un journal intime ne sauraient empêcher. Le romantisme du film trouve son efficacité dans sa simplicité, rappelant que l’amour ne tombe pas forcément du ciel, rappelant l’utilité (et non la nécessité) d’apprendre à s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer les autres.



Un challenge peu évident dans une société qui, encore aujourd’hui, rappelle la lourde pression de devoir se mettre en couple, respecter le schéma de la vie incluant mariage et enfants, surtout pour les femmes. Sous ses airs de romance, l’œuvre globale sait ironiser sur ces clichés empoisonnant la vie des femmes, certaines voulant de ce chemin, d’autres non. Le film ne brille certes pas du côté de sa mise en scène souvent très fonctionnelle, mais réussit à tirer de son casting, de ses dialogues et de sa bande-originale so 2000’s, une énergie contagieuse qui donne envie de prendre des nouvelles de ses personnages. Si certaines choses et dialogues ont mal vieilli, il n’empêche que  Le Journal de Bridget Jones, meilleur opus d’une trilogie inégale malgré ses éclats de rire et d’amour, reste un film-doudou à regarder un soir, sous un plaid, avec de la glace et du Céline Dion. 20 ans plus tard, le charme reste intact, à peu près autant que les fabuleux pulls de Noël de ce cher Darcy.

Titre Original: BRIDGET JONES’S DIARY

Réalisé par: Sharon Maguire

Casting : Renée Zellweger, Colin Firth, Hugh Grant

Genre: Romance, Comédie

Sortie le: 10 octobre 2001

Distribué par: StudioCanal

TRÈS  BIEN

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