Actus

Alors, on regarde quoi ce soir ? (Sélection Sorties Vidéo Avril 2021)

Ce mois-ci nous vous proposons comme chaque mois une déclinaison en 5 films et autant d’action, d’émotion, d’humour, d’amour, de philosophie, d’histoire (ou plutôt de préhistoire) et même de voltige. Cinq blu-ray qui auront fière allure dans votre Bluraythèque ! Bon visionnage et bon début de déconfinement à tous.


La manière forte (1991)
Réalisé par John Badham
Avec : Michael J. Fox, James Woods, Stephen Lang, Louis Guzman
Durée : 1h51
Date de sortie : Le 7 avril 2021 chez Rimini Editions



SYNOPSIS: L’acteur hollywoodien Nick Lang rêve de jouer le rôle d’un policier cynique et coriace. Afin de s’y préparer, il décide de passer du temps avec un vrai flic. Pendant quelques semaines, il va arpenter les rues de New York, aux côtés de l’inspecteur John Moss.

Si depuis quelques années John Badham est surtout actif comme réalisateur de séries (Arrow, Supernatural, Constantine, Siren…), il a mis en scène quelques très bons divertissements dans les années 80 et 90, comme Tonnerre de feu, Short Circuit, Étroite surveillance et Comme un oiseau sur la branche… Il a même lancé la carrière de John Travolta en 1977 avec La Fièvre du samedi soir. En 1991, il réunit Michael J. Fox qui vient de terminer la saga Retour vers le futur et James Woods face à un Stephen Lang complètement cintré dans un buddy movie spectaculaire et malin, une œuvre sympathique et divertissante, franchement très drôle, à la limite du parodique (on pense parfois à Last Action Hero), un plaisir coupable souvent jubilatoire. Certes le scénario sans prétention n’est pas très surprenant, mais soyons franc, on s’en bat l’œil, on déconnecte son cerveau et on profite de cette époque où les américains savaient si bien nous amuser avec leurs comédies policières.

Le saviez-vous ? Angie, l’agent du personnage interprété par Michael J. Fox est jouée par une actrice intitulée… Penny Marshall, réalisatrice de Big avec Tom Hanks et de L’Éveil avec Robert de Niro et Robin Williams.


Soul
Réalisé par Pete Docter et Kemp Powers
Avec : Jamie Foxx, Tina Fey, Graham Norton, Rachel House
Durée : 1h40
Date de sortie : Le 9 avril 2021 chez Disney – PIXAR



SYNOPSIS: Passionné de jazz et professeur de musique dans un collège, Joe Gardner a enfin l’opportunité de réaliser son rêve : jouer dans le meilleur club de jazz de New York. Mais un malencontreux faux pas le précipite dans le « Grand Avant » – un endroit fantastique où les nouvelles âmes acquièrent leur personnalité, leur caractère et leur spécificité avant d’être envoyées sur Terre. Bien décidé à retrouver sa vie, Joe fait équipe avec 22, une âme espiègle et pleine d’esprit, qui n’a jamais saisi l’intérêt de vivre une vie humaine.

Un beau voyage, surprenant et poétique, récit initiatique et leçon de vie jazzy. Pete Doctor nous offre un conte philosophique et une ode à la vie qui aurait mérité d’être découvert sur grand écran. Malheureusement ce versant adulte de Vice Versa, chef d’œuvre mélancolique et comédie complexe, est sorti directement sur Disney + sans passer par la case cinéma. C’est certes frustrant, mais la sortie ce mois-ci du blu-ray/Dvd de Soul, quête existentielle emplie de douceur est l’occasion pour tous de rattraper cette allégorie brillante, cette cartographie de l’âme humaine joyeuse et émouvante, bref de ne surtout pas bouder notre plaisir.

Le saviez-vous ? C’est le musicien et chef d’orchestre Jon Batiste qui a composé les morceaux de jazz originaux, alors que la musique du film a elle été écrite par le duo Trent Reznor & Atticus Ross du groupe Nine Inch Nails, déjà compositeurs des bandes originales de The Social Network, Millénium, Gone Girl ou Mank pour David Fincher.

Confidences sur l’oreiller (1959)
Réalisé par Michael Gordon
Avec : Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Thelma Ritter
Durée : 1h38
Date de sortie : Le 20 avril 2021 chez Elephant Films



SYNOPSIS : Un homme et une femme partagent une ligne téléphonique tout en se méprisant. Un beau jour, l’homme décide de s’amuser un peu en maquillant sa voix pour séduire la jeune femme.

Une charmante comédie de la fin des années 50, premier succès du duo Rock Hudson/Doris Day qui récidiveront ensuite à deux reprises, avec Un Pyjama pour deux en 1961 et Ne m’envoyer pas de fleurs en 1964. Trois comédies sentimentales que l’on retrouve dans un coffret proposé par Elephant Films. Confidences sur l’oreiller est un vaudeville cocasse et sexy, burlesque et léger comme une bulle de champagne, porté par un duo au charme intemporel qui cabotine pour notre plus grand plaisir. Entre Rock Hudson en pervers manipulateur, Tony Randall en meilleur ami pressant et légèrement stalker et Nick Adams en étudiant agresseur, la pauvre Doris Day, femme forte et indépendante, navigue avec finesse, et réussit à imposer ses choix. Certes il y a quelques clichés d’époque, quelques gags un peu moins bons, mais l’abattage et le charme de Rock Hudson et Doris Day, l’univers pastel du film, les rebondissements, le rythme, et l’humour qui fonctionnent toujours très bien, font de cette œuvre un petit classique de la comédie américaine à découvrir grâce au très beau coffret édité par Elephant Films.

Le saviez-vous ? En 2009 le film est entré dans le National Film Registry pour conservation à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis. Chaque année environ 25 titres qui présentent une importance culturelle, historique ou esthétique sont ajoutés.


La Guerre du feu (1981)
Réalisé par Jean-Jacques Annaud
Avec : Everett McGill, Rae Dawn Chong, Ron Perlman, Nameer El-Kadi
Durée : 1h40
Date de sortie : Le 21 avril 2021 chez Gaumont



SYNOPSIS : Il y a 80 000 ans, se levait l’aube de l’humanité. L’homme préhistorique savait conserver le feu offert par les hasards de la nature : foudre, éruptions volcaniques. Mais il ne savait pas le créer artificiellement. Ce feu, pour nous si banal, était l’enjeu de rivalités impitoyables.

Jean-Jacques Annaud a réussi l’impossible avec La Guerre du feu. Nous projeter plus de 80000 ans en arrière, en pleine période paléolithique et nous donner l’impression de vivre pour la première fois la préhistoire sur grand écran. Un film animal, qui transpire le réalisme une quête pour la vie, un voyage où nous ressentons avec nos ancêtres la faim, le froid, la peur… Un film sans langage compréhensible (les acteurs parlent une langue imaginaire inventé par l’écrivain Anthony Burgess) mais qui nous prend aux tripes, une œuvre unique et rare dans l’histoire du cinéma. Bien sûr les historiens y trouveront des erreurs, des raccourcis, mais La Guerre du feu est tout d’abord un film de fiction, une fresque inoubliable par l’un de nos plus grands cinéastes. Petit bonus avec l’édition Gaumont, en plus d’un master restauré, on a droit au retour de certains bonus du dvd sur le blu-ray (dont le commentaire audio de Jean-Jacques Annaud) mais également une interview inédite du réalisateur de 45 minutes.

Le saviez-vous ? Adapté librement du roman homonyme de J.H. Rosny Ainé, le film de Jean-Jacques Annaud tourné en Écosse et au Kenya obtient 2 césars en 1982 (meilleur film et réalisation) et un oscar (meilleur maquillage), ainsi qu’un immense succès à travers le monde, ce qui permit ensuite au réalisateur de travailler aux États-Unis et de nous offrir 5 ans plus tard un autre chef-d’œuvre, Le Nom de la Rose.


Sous le plus grand chapiteau du monde (1952)
Réalisé par Cecil B. DeMille
Avec : Betty Hutton, Cornel Wilde, Charlton Heston, Dorothy Lamour
Durée : 2h32
Date de sortie : Le 1 avril 2021 chez Paramount Pictures



SYNOPSIS : Pour éviter la faillite de son cirque, le patron engage Sebastian pour un numéro de trapèze extraordinaire. Le spectacle qu’offre le jeune homme et sa partenaire Dolly met en haleine tout le monde, les jeunes gens rivalisant dans les airs en défiant la mort. Sebastian refuse d’utiliser un filet installe par le patron et un jour, c’est l’accident.

Comme sous le chapiteau du Cirque Barnum & Bailey, cœur du film Sous le plus grand chapiteau du monde, ce n’est pas un, mais trois spectacles que nous offre Cecil B. DeMille en 1952… Il y a d’abord un beau et grand film de cinéma, qui multiplie les genres, avec de l’amour, de l’émotion, des drames et de l’aventure ! Il y a ensuite un spectacle de cirque que le réalisateur prend le temps de nous montrer, avec plusieurs numéros intégraux et souvent impressionnants, des trapézistes jusqu’aux kitchissimes parades, et, ensuite, il y a un quasi documentaire sur les coulisses de cette formidable machinerie qu’est un cirque d’une telle ampleur (dont le montage du chapiteau et de sa toile de 25000 kilos). Du grand spectacle durant plus de 2h30, de la musique et des couleurs éblouissantes, avec Charlton Heston dans son premier grand rôle, Betty Hutton, Cornel Wilde, Dorothy Lamour et le très grand James Stewart en clown touchant. Certes le scénario est un peu confus mais ce n’est pas si grave, car ici c’est le spectacle qui prime, et le spectacle est formidable.

Le saviez-vous ? En 1953 cette fresque de 2h32, premier grand rôle de Charlton Heston rafla l’Oscar du meilleur film et de la meilleure histoire originale, ainsi que le Golden Globe du meilleur film dramatique et du meilleur réalisateur pour Cecil B. DeMille.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s