Critiques Cinéma

LES 101 DALMATIENS (Critique)

SYNOPSIS: Pongo et Perdita, deux magnifiques dalmatiens, ont un beau jour quinze bébés chiens. Leur joie et celle de leurs maîtres, Roger et Anita, serait sans ombre si l’infâme Cruella, ancienne camarade de classe d’Anita, ne convoitait les chiots pour la réalisation d’un manteau de fourrure. Un soir, profitant de l’absence du couple, les méchants Jasper et Horace font main basse sur la portée. Pongo et Perdita se lancent alors dans un plan de sauvetage désespéré qui va les conduire à mener vers l’évasion non pas 15, mais quelques 99 chiots… 

Parmi les nombreuses aventures animalières des studios Disney, l’une d’entre elles se distingue par son nombre élevé de héros et la posture de sa vilaine : Les 101 Dalmatiens, et Cruella, restent en effet une valeur sûre du studio d’animation aux grandes oreilles.Et près de 20 ans en date après sa dernière adaptation en live-action, la firme a décidé de capitaliser, cette fois, sur sa méchante aux cheveux blancs et noirs, décidée à se faire un manteau en peau de dalmatien, dans le Cruella à venir au printemps. Alors avant de découvrir la jeunesse de cette adoratrice de fourrure (bonne chance pour faire accepter cela aux spectateurs en 2021), retour sur le dessin animé initial, sorti il y a 60 ans…  Adaptation du roman de Dodie Smith du même nom sorti en 1956, Les 101 Dalmatiens narrent l’histoire de deux propriétaires londoniens de dalmatiens, Roger et Anita, qui tombent amoureux suite à un coup de patte de leurs animaux respectifs, Pongo et Perdita. Mais la beauté de leur pelage ainsi que leur adorable progéniture est vite mise en danger par l’excentrique Cruella DeVil, qui décide d’ajouter à sa collection un manteau en peau de dalmatien.


Réalisé par le trio composé de Clyde Geronimi, Wolfgang Reitherman et Hamilton Luske, le film d’animation a marqué les esprits avec ses petits chiens adorables et surtout, une méchante terrifiante car inscrite dans le réel : elle veut un manteau de fourrure, loin d’un quelconque plan pour dominer le monde. Cela rend Cruella d’autant plus effrayante que l’on sait les ravages de cette industrie sur nos amis à quatre pattes. Le contexte même de l’histoire vient de l’histoire personnelle de Dodie Smith, grande amoureuse des dalmatiens qui en a d’ailleurs eu plusieurs avec son mari : il est donc intéressant de voir comment l’amour des chiens a nourri son œuvre et même les suites, spin-offs, et autres adaptations qui ont vu le jour depuis.

Pour le reste, il faut reconnaître que le dessin-animé garde un sacré charme, notamment sa patine que l’on doit à la xérographie, une invention ici utilisée par Disney pour gérer le graphisme des dalmatiens – entre autres. C’est aussi l’un des premiers films « contemporains » des studios, avec son Londres pluvieux des années 60. Le film allie une fibre très rétro mais aussi très moderne, avec sa méchante constamment avec une cigarette à la main et sa voiture spectaculaire. Il faut bien ça pour compenser un scénario somme toute très banal, avec une deuxième partie plus faible que la première, une fois que les petits dalmatiens sont enlevés. Là où le film aurait dû accélérer, il ne sait pas gérer la pression et la confrontation avec Cruella, malgré quelques moments de suspense. Sa courte durée empêche cependant le dessin animé de trop ennuyer, et le climax sympathique trouve sa conclusion dans une fin charmante et musicale, malgré une nette baisse de chansons comme on pouvait en entendre jusqu’ici chez Disney. Un comble, quand on sait que Roger, le propriétaire de Pongo, est musicien !



Si Les 101 Dalmatiens n’est pas le plus grand film de chez Walt Disney, ses adorables héros et sa méchante désormais iconique en font malgré tout un plaisir à voir et à revoir. Pour la personne qui écrit ces lignes, et probablement beaucoup d’autres personnes de sa génération, chaque dalmatien croisé dans la rue est automatiquement lié au film – ce qui est loin d’être désagréable.

Titre Original: ONE HUNDRED AND ONE DALMATIANS

Réalisé par: Clyde Geronimi, Hamilton Luske, Wolfgang Reitherman

Casting : Roger Carel, Sophie Leclair, Lita Recio

Genre: Animation, Famille, Aventure

Sortie le: 20 Décembre 1961

Distribué par: The Walt Disney Company France

TRÈS BIEN

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