Critiques Cinéma

JACK LE CHASSEUR DE GEANTS (Critique)

SYNOPSIS: Lorsqu’un jeune fermier ouvre par inadvertance la porte entre notre monde et celui d’une redoutable race de géants, il ne se doute pas qu’il a ranimé une guerre ancienne… Débarquant sur Terre pour la première fois depuis des siècles, les géants se battent pour reconquérir leur planète et le jeune homme, Jack, doit alors livrer le combat de sa vie pour les arrêter. Luttant à la fois pour le royaume, son peuple et l’amour d’une princesse courageuse, il affronte des guerriers invincibles dont il s’imaginait qu’ils n’existaient que dans les contes. L’occasion, pour lui, de devenir une légende à son tour.

Hollywood revisite de façon régulière  les contes et légendes, connus de tous (et surtout tombés dans le domaine public)  afin d’attirer un public friand de fantasy. Le projet est en  développement depuis des années lorsque le scénariste Jonathan Lemke  lancé l’idée pour la première fois et D. J. Caruso est embauché pour diriger le film en janvier 2009. En septembre de cette même année, Caruso est remplacé par Bryan Singer (Usual Suspects, X-Men, Superman returns) nouvel enfant chéri du studio Warner pour qui il  a quitté la Fox pour le projet Superman Returns.   Il embauche à son tour  son scénariste fétiche Christopher McQuarrie (Mission Impossible Fallout) pour retravailler le scénario. Le tournage  commence en avril 2011 en Angleterre mais bientôt la sortie du film est repoussée quand la  post-production confrontée à une charge d’effets spéciaux considérables et sans doute un conflit larvé entre Warner et Singer après l’échec de l’onéreux Superman returns. Quand le film sort enfin c’est un échec considérable et Singer retrouve la Fox pour X-men Days of Future Past. Le film aujourd’hui oublié ne mérite sans doute pas sa mauvaise réputation.

Bien qu’arrivant en pleine vague de contes révisionnistes (Blanche-neige et le chasseur, Hansel and Gretel), Jack le chasseur de géants puise plutôt ses inspirations du côté des aventures médiévales réalisées par Richard Thorpe (Ivanhoé, Les Chevaliers de la Table ronde) et des films où figurent les monstres de Ray Harryhausen (Le Septième voyage de Sinbad, Jason et les Argonautes) influence qu’il partage avec Peter Jackson qu’on l’accusera peut être de démarquer. Sa reconstitution flamboyante d’un moyen âge fantasmé avec ses touches anachroniques (le général et son look second empire) son royaume où de gentils paysans vivent sous le règne d’un bon roi et la protection de preux chevaliers, ressuscite le vieil Hollywood. Le travail de Digital Domain (société d’effets spéciaux fondée par James Cameron que le film a ruiné, elle avait sous estimée la charge de travail, ses employés le surnommant Jack the Company Slayer) sur les géants n’a pas la qualité photoréaliste des créations numériques de Weta ou ILM mais cet aspect « artificiel », caricatural rappelle les illustrations du 19ème siècle et les monstres en stop motion (animation image par image) de  Harryhausen. De fait ces ogres s’intègrent parfaitement à l’esprit du film,  Singer prenant soin de leur apporter assez de personnalité pour en faire plus que de simples faire-valoir. Sa mise en scène ample, élégante et maîtrisée sait parfaitement gérer le gigantisme du film et en particulier ce que nous avons longtemps considéré comme son point faible, les scènes d’action toutes très dynamiques et lisibles. Le film est très rythmé avec des scènes très spectaculaires comme l’arrivée des géants dans le monde des hommes.

Christopher « Usual Suspects » McQuarrie  lui apporte une structure très solide dont on apprécie la cohérence. Il introduit l’univers et les personnages de Jack et d’Isabelle à travers le récit croisé que font leurs parents respectifs de l’histoire du roi Erik ( « Le Grand » pour les humains, le « terrible » pour les géants) qui, le premier parvint à défaire et bannir les monstres. Ses bases posées il en utilisera toutes les règles au cours du film pour y apporter une conclusion épique et logique avec un petit clin d’œil final. Il parvient à donner à chaque personnage son ‘moment’. Le script multiplie les rebondissements, plein d’un humour chaleureux, premier degré mais sans se prendre au sérieux. Le casting est britannique (une habitude chez Singer !) même pour le roi des géants qui a la voix de Bill Nighy, à l’exception notable de l’américain Stanley Tucci, excellent au demeurant dans son rôle de traître qui parvient à maintenir un parfait équilibre entre la menace et le ridicule. Ewan McGregor apporte un dynamisme très gai à son personnage de chevalier sans peur et sans reproche évoquant les bretteurs bondissants d’Errol Flynn. La jeune actrice interprétant la princesse Isabelle, Eleanor Tomlinson l’incarne de façon très moderne en en faisant un vrai personnage. En conclusion aventure fantastique pleine de rebondissements Jack Le Chasseur de Géants, décevra ceux qui attendent un univers sombre et violent à la Game of Thrones , mais sa sincérité rafraîchissante saura émerveiller petits et grands. 

Titre Original: JACK THE GIANT SLAYER

Réalisé par: Bryan Singer

Casting : Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor …

Genre: Action, Fantastique, Aventure

Sortie le: 27 mars 2013

Distribué par: Warner Bros France

BIEN

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