Quelque part dans le temps...

QUELQUE PART DANS LE TEMPS… MARS 1994

En mars 1994, de nombreux films débarquaient sur les écrans de La Liste de Schindler à L’impasse en passant par L’Affaire Pélican, Au nom du père, Philadelphia ou encore La Cité de la peur… On retourne dans le temps pour arpenter nos souvenirs et on revient sur 4 des films à l’affiche ce mois-là, qu’ils aient marqués durablement le public ou notre simple mémoire de spectateur…

Par Erwan Darbellay & Fred Teper

L’impasse Un film de Brian de Palma avec Al Pacino, Sean Penn, Penelope Ann Miller…

Sortie le 23 mars 1994

En 1993, Brian De Palma revient aux fondamentaux en embrassant un genre qu’il maîtrise à merveille, le film noir, qu’il a déjà magnifié, de Scarface aux Incorruptibles, de la plus belle des façons. Dans L’impasse, il retrouve Al Pacino dix ans après Scarface, dans un drame impitoyable, qui offre également à Sean Penn, un second rôle magistral où le comédien livre une composition de haut vol, en avocat pourri cocaïné jusqu’au cerveau. Pacino avec le rôle de Carlito Brigante trouve là un personnage complexe à qui il apporte toute sa densité et où il démontre à nouveau son charisme hors normes. A la fois film somme sur le crépuscule d’un gangster qui veut raccrocher, mélancolique, violent et romantique à la fois, L’impasse est un condensé de scènes inoubliables, délivrant une puissance émotionnelle rare couplée à une réalisation majestueuse. FT

Au nom du père Un film de Jim Sheridan avec Daniel Day Lewis, Pete Postlethwaite, Emma Thompson…

Sortie le 9 mars 1994

Certains films vous marquent au fer rouge dès leur découverte en salles. Au Nom du Père de Jim Sheridan est de ceux-là. Un tourbillon émotionnel de la première à la dernière seconde, un réquisitoire contre l’injustice tout autant qu’une histoire d’amour entre un père et son fils qui ont eu tant de mal à se dire qu’ils s’aimaient. Au final, cela donne un film immense, vibrant d’une émotion continue, qui vous emporte et vous marque de son empreinte par la grâce de comédiens prodigieux dont un Daniel Day Lewis qui s’approprie son personnage avec une rage et une douleur peu communes, un Pete Postlethwaite déchirant d’humanité et une Emma Thompson pleine de grâce et de douceur au personnage essentiel. Jim Sheridan réalise ici un véritable chef-d’œuvre à (re) voir absolument. FT

La cité de la peur Un film de Alain Berbérian avec Alain Chabat, Chantal Lauby, Dominique Farrugia, Gérard Darmon, Jean-Pierre Bacri, Eddy Mitchell…

Sortie le 9 mars 1994

Réalisé par Alain Berbérian (Paparazzi, L’Enquête corse), La cité de la peur est le film français le plus lamentablement drôle des années 90. Énorme et potache, film culte recyclant avec bonheur tous les gags du trio Les Nuls, La cité de la peur utilise avec application mais réussite les recettes du burlesque et du non-sens des ZAZ ou de Mel Brooks. Pastiche ultime bourré de références et de caméos, humour visuel et répliques irrésistibles, Les Nuls réussissent parfaitement leur passage sur grand écran. Ni suite ni nouveau film, Les Nuls ont su arrêter l’aventure au sommet de leur gloire et passer à autre chose. Quelques années plus tard, Alain Chabat, provoquera un nouvel éclat de rire général avec Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Ceci dit, vous voulez un whisky ? ED

Le parfum d’Yvonne Un film de Patrice Leconte avec Hippolyte Girardot, Jean-Pierre Marielle, Sandra Majani, Richard Bohringer, Philippe Magnan…

Sortie le 23 mars 1994

Entre sa trilogie magique, Tandem, Monsieur Hire et Le mari de la coiffeuse puis 6 ans plus tard le génial Ridicule, Patrice Leconte réalise deux films moins connus, Tango en 1993 et Le parfum d’Yvonne en 1994. Adapté d’un roman de Patrick Modiano (Villa triste), Le parfum d’Yvonne est un étrange voyage, envoûtant et sensuel, au charme légèrement suranné, presque un peu vain, qui demande au voyageur d’accepter de se laisser emporter sans forcément chercher à comprendre les tenants et les aboutissants de ces vies qui se croisent et se mélangent. Œuvre poétique et sensuelle, souvent drôle, parfois amère ou absurde, pas totalement réussie car Patrice Leconte est un peu trop appliqué à tenter de retrouver l’esprit d’un auteur réputé difficilement adaptable, mais qui, pourtant, est loin d’être honteuse, au contraire. Et puis rien que pour Jean-Pierre Marielle une fois de plus magique et Hippolyte Girardot particulièrement bon, le film vaut aujourd’hui encore le coup d’œil. ED

 

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