Critiques

LA FLAMME (Critique Saison 1) Une petite sucrerie amusante, divertissante et surtout totalement absurde…

SYNOPSIS: Dans cette saison de LA FLAMME, le cœur à prendre est celui de Marc, pilote de ligne. La vie lui a tout donné… sauf une copilote. Pendant 9 semaines, dans une sublime villa, 13 femmes vont s’affronter pour le séduire et tenter d’allumer en lui… LA FLAMME. Alors, armez les toboggans, vérifiez la porte opposée… Marc va emmener ses prétendantes au 7ème ciel !

Si vous êtes passés à côté de la promotion de La flamme, nouvelle création originale de Canal+, c’est que vous viviez probablement dans une grotte ou que vous étiez perdus dans les méandres de la Creuse, tant la mise en avant de la série fut omniprésente ces derniers jours : extraits à gogo (sans doute un peu trop d’ailleurs), Jonathan Cohen qui se tape l’incruste dans des publicités Meetic, Seat et L’Oréal Men Expert, promotion de l’équipe de la série qui, ne nous le cachons pas, réunit un casting de très haute volée… La Flamme ne manque pas d’atouts pour flamboyer. Adaptée de la série américaine Burning Love, La Flamme a un objectif très clair, celui de parodier de façon totalement ubuesque des émissions de télé-réalité comme Le Bachelor. Marc (l’hilarant Jonathan Cohen qui monte, qui monte) s’est donc inscrit pour trouver la femme de sa vie : pour le pire, et surtout…le pire.



La Flamme mise principalement sur deux choses : son concept, et son casting. Le premier nous l’avons décrit précédemment. Le second est illustré par le fourmillement de candidates et d’autres personnages incarnés par des visages largement plébiscités par les téléspectateurs. Jonathan Cohen, qui porte la série artistiquement et en tenant le rôle principal, est la pierre angulaire de tout ce joyeux bazar. Principalement connu pour ses improvisations et ses rôles totalement what the fuck (Lazy Company, Serge le Mytho, Hero Corp ou plus récemment Family Business) le nouveau trublion qui gagne en notoriété va devoir choisir la flamme de sa vie parmi plusieurs prétendantes : Marion (Géraldine Nakache) clairement plus intéressée par les femmes que par Marc ; Anne (Ana Girardot), probablement la candidate la moins étrange de l’émission que Marc déteste pourtant sans raison (comme Perceval avec Mevanwi dans les premières saisons de Kaamelott) et qui ne doit son salut qu’à des éliminations incongrues et par défaut d’autres de ses concurrentes ; Valérie (Doria Tillier) véritable pleureuse et drama Queen à ses heures perdues ; Soraya (Adèle Exarchopoulos) qui s’est fait greffer un cœur de singe ; Chataléré (Camille Chamoux) qui passe son temps à se balader le vagin à l’air ; Alexandra (Leïla Bekhti) véritable psychopathe folle amoureuse de Marc qui n’hésite pas à fomenter des plans afin d’éliminer les autres prétendantes quitte à ce que la solution toute trouvée soit la mort ; Manon (Céline Sallette) sans domicile fixe plus intéressée par la laverie et le chauffage de la villa que par l’aventure en elle-même ; Victoire (Laure Calamy) plus ou moins en couple spirituellement avec Jésus ; Sarah (Léonie Simaga) enceinte jusqu’aux dents qui a décidé de cacher sa grossesse à Marc en multipliant les subterfuges ; Claude (Marie-Pierre Casey) tête blanche très âgée complètement à la masse ; Emilie (Florence Foresti) aveugle faisant partie de tout un tas de clubs d’aveugles aux activités alambiquées ; ainsi qu’Orchidée (Youssef Hajdi) coup de cœur improbable de Marc. Pour canaliser tout ce beau monde, le présentateur (incarné par Vincent Dedienne) semble être la voix de la raison et l’arbitre qui rappelle les règles lorsque des débordements apparaissent bien qu’il soit lui-même borderline et acteur du chaos. Autour de tout ce beau monde le Docteur Juiphe (Pierre Niney), psychologue en carton, intervient ponctuellement afin de remonter le moral des troupes, amenant souvent davantage de problèmes que de solutions. Nous ne rentrerons pas davantage dans les détails du casting afin de vous conserver un peu d’effet de surprise, la promotion de la série ayant déjà révélée beaucoup (trop) d’éléments.



Marc est donc au centre de la série. Pilote d’avion totalement débile, égoïste et doté d’une méchanceté gratuite sans limite, il va passer un peu de temps avec chacune de ses prétendantes, souvent au cours d’activités qui finiront mal, dans le but de choisir sa perle rare. Bien entendu Marc est le pire prétendant possible et la série ayant le parti pris d’être totalement absurde, les réactions des personnages sont à prendre au troisième degré, les prétendantes s’affrontant pour cueillir le cœur d’un homme largement pathétique et désagréable qui s’improvise comme le père de tout le monde alors qu’il ne sait déjà pas se gérer lui-même. Si la mécanique revient souvent au même, elle n’est pas dénuée de surprises et fourmille d’idées et de dialogues particulièrement efficaces. L’épisode 4 qui met en scène une fête totalement improbable appelée la Jean-Guile est à ce titre particulièrement brillant et est un des rares à casser la dynamique un peu répétitive de la série. Il demeure probablement notre épisode favori, exploitant intelligemment son idée absurde du début à la fin, idée qui sera réévoquée à plusieurs reprises dans les épisodes suivants. Toutes les Guest stars sont exploitées ingénieusement pour un rendu final improbable.


La Flamme est donc une petite sucrerie amusante, divertissante et surtout totalement absurde. Difficile de dire si une fois passé l’effet de surprise, le téléspectateur aura envie de revoir l’aventure une deuxième fois, le show brillant principalement par une succession de gags et de situations à la mords-moi-le-noeud qui pourront être regardées à l’infini de façon assez détachée les unes des autres, mais le voyage s’avère il faut bien le reconnaître plutôt efficace de par son écriture (pour peu que vous y adhériez), son casting et son format 26 minutes. Si la mécanique est assez répétitive dans son fonctionnement (épisodes factices de télévision oblige), La Flamme reste allumée jusqu’à son dernier épisode, qui s’il n’est pas le plus inventif ni le plus amusant de la saison, clôt son « intrigue » de façon cohérente, bien qu’un peu trop linéaire. A découvrir ce lundi sur Canal+.

Crédits : Canal+

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