Summer Fever 2020

SUMMER FEVER 2020 : Une sélection cinéma préparée par la rédaction – Épisode 23

Durant tout l’été la rédaction va vous accompagner avec des sélections de films à voir et à revoir, des découvertes à faire, des curiosités à explorer, des films doudous à savourer, des blockbusters, des séries B voire même des nanars pour s’éclater… Un été cinéma même chez soi, pour que cette année particulière reste aussi celle de la célébration de cet art qu’on dit 7ème mais qui reste le premier dans nos cœurs.

DERNIÈRES HEURES A DENVER (1996)

SYNOPSIS : Jimmy le Saint gère une affaire un peu particulière : il enregistre les malades en phase terminale afin qu’ils puissent donner des « conseils d’après vie » à tous ceux qui leur survivent. Mais le business ne fonctionne pas bien, et ses dépenses personnelles deviennent trop importantes. Devant les dettes, il accepte de faire une faveur à un caïd : lui et son équipe doivent juste effrayer un type. Mais l’opération tourne mal…

Le choc de la sortie de Pulp Fiction donna naissance à une nuée d’imitations et la mise en chantier du film chez Miramax (à l’époque filiale de Disney) lui doit énormément. Mais sans doute aucune de ces copies n’a l’élégance particulière du film de Gary Fleder. Things to do in Denver when you’re dead est une fable criminelle, chroniquant les derniers moments d’une bande de criminels assemblés par un gangster retiré des affaires Jimmy le Saint (Andy Garcia) pour un dernier coup commandité par son ancien boss « The Man With the Plan » (Christopher Walken glaçant). Quand l’opération tourne à la catastrophe Jimmy et son éclectique bande de losers ont 48 heures pour se résigner à leur mort prochaine traqués par l’implacable Mr Shhh (Steve Buscemi). Le script de Scott Rosenberg (qui signera ensuite celui de Con Air pour le mogul Bruckheimer) fait entendre sa petite musique, il offre une galerie de personnages pittoresques à des gueules de cinéma – le colérique Critical Bill (Treat Williams), Pieces (Christopher Lloyd le Doc Brown de Retour vers le futur) vieux criminel rongé par la lèpre (!) – et son plus beau rôle à Andy Garcia. Drôle, violent mais aussi parfois mélancolique et même poétique, le film se déroule dans une atmosphère fantasmagorique cette histoire devenant quasiment un conte de fées pour gangsters. Une perle à redécouvrir.

THE PROPHECY (1995)

SYNOPSIS : Une bataille se joue entre Dieu et Lucifer et, tant que cette guerre dure, les âmes ne peuvent quitter le corps des morts. Ainsi, Gabriel descend sur Terre afin de chercher des combattants tandis que Dieu envoie Simon pour l’arrêter. Il va être aidé par un prêtre devenu policier.

Une guerre secoue les cieux l’archange Gabriel (Christopher Walken) jaloux des hommes (qu’il appelle les « singes parlants ») et s’est rebellé contre le Créateur, comme Lucifer avant lui. Il débarque sur Terre pour s’emparer de l’âme d’un général qui a trouvé refuge dans le corps d’une petite fille au cœur d’une réserve indienne et pourrait changer le cours de la guerre. Quand l’ange Simon (Eric Stoltz) échoue à la protéger il revient à une institutrice (Virginia Madsen) et un ancien séminariste devenu flic Thomas (Elias Koteas, un habitué des films d’Atom Egoyan) de sauver la fillette. Des êtres surnaturels qui poursuivent parmi nous et à notre insu une lutte immémoriale ça ne vous rappelle rien ? Pas très étonnant puisqu’il s’agit ici du premier film comme réalisateur de Gregory Widen scénariste de la première version d’Highlander qui confirme ici son gout pour les êtres immortels qui règlent leurs comptes parmi les humains. Inspiré du poème Paradise Lost de Milton qui décrit les anges non comme de petits chérubins mais comme des créatures guerrières (c’est Gabriel qui détruisit Sodome & Gomorre), Widen fait de son Prophecy (ex God’s Army) une sorte de Terminator mystique. Il offre un véritable one-man show à Christopher Walken qui s’éclate dans ce rôle d’un ange cruel et indestructible. Le film regorge de concepts intéressants et offre au jeune Viggo Mortensen une apparition malsaine (comme souvent au début de sa carrière) dans le rôle de Lucifer. De l’excellente Godxploitation.

LES MAÎTRES DU MONDE (1994)

SYNOPSIS : Sam Nivens, jeune agent du gouvernement, est envoye en mission a Ambrose, une bourgade perdue au fond de l’Iowa. Il ignore encore pourquoi son pere, le puissant directeur de l’Office of Scientific Intelligence, s’est egalement deplace avec Mary Sefton, une brillante scientifique de la Nasa experte en intelligence extraterrestre.

Un film d’invasion extra-terrestre co-écrit par les scénaristes de Pirates des Caraibes et celui de Man Of Steel et Batman Begins ça vous tente ? Les années 90 furent marqués par un revival de l’ufologie porté par les succès planétaires d’X-Files sur le petit écran et d’Independence Day sur le grand. Hollywood Pictures la branche adulte de Disney cherche en 1994 à capitaliser sur les deux fronts de l’invasion massive et de la paranoïa de l’infiltration insidieuse en adaptant un roman de SF des années 50 de Robert « Starship Troopers » Heinlein. Ted Elliott et Terry Rossio qui n’avait signé à l’époque que le script de l’Aladdin de Disney se charge de l’adaptation conservant le cadre futuriste de l’intrigue. Afin de ramener le budget dans des zones raisonnables Disney fait réécrire le script par David Goyer qui n’a à l’époque que quelques séries B ou Z à son palmarès (dont Kickboxer 2 !). Le gout du bonhomme pour l’esprit comics se fait sentir dans cette histoire où Adam « The Old Man »  Nivens (Donald Sutherland déjà présent dans la version 70’s de l’Invasion des Profanateurs de Sépultures) dirigeant d’une agence gouvernementale secrète, découvre qu’une colonie d’extra-terrestres parasites a pris le contrôle d’une petite ville du midwest -manipulant l’esprit et le corps de leurs hôtes tels des marionnettes! Ils font bientôt face à une véritable invasion, les créatures se multipliant de façon exponentielle et doivent trouver un moyen de les éliminer alors qu’elles semblent invincibles et avant que l’espèce humaine soit rayée de la carte. La mise en scène de Stuart Orme vétéran de la télévision britannique est ultra dynamique, le film mêle action et paranoïa offrant d’excellentes scènes de suspense dont un interrogatoire d’une créature qui possède le fils de Donald Sutherland (Eric Thal) assez dérangeante. Les deux acteurs se complètent d’ailleurs assez bien.

KISS OF DEATH (1995)

SYNOPSIS : Après avoir decidé de dépanner un vieux complice, un ancien voleur de voitures va être confronté à deux camps adverses aux méthodes étrangement similaires: la pègre et la police.

Les années 90 marquent un tournant assez étonnant dans la carrière du franco-Suisse Barbet Schroeder grand documentariste œuvrant dans le film d’auteur qui signe une série de thrillers tous très bons pour les studios US : Reversal of Fortune (l’Affaire Von Bulow), Single White Female (JF recherche appartement) ou Desperate Measures (L’Enjeu) . Mais Kiss of Death, remake d’un classique (Le Carrefour de la mort, d’Henry Hathaway) est sans doute mon favori avec son ensemble cast en or bâti autour de David Caruso qui venait de quitter la série NYPD Blue : Samuel L.Jackson, Stanley Tucci, Ving Rhames et surtout Nicolas Cage en gangster asthmatique, le script dense et habile de Richard Price, la mise en scène atmosphérique de Barbet Schroeder en font une perle de film noir et un des films les plus sous-estimés des années 90.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s