Critiques Cinéma

DREDD (Critique)

3,5 STARS TRES BIEN

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SYNOPSIS: Dans un avenir proche, les Etats-Unis ne sont plus qu’un immense désert irradié. Mega City One est une métropole tentaculaire rongée par le vice. La seule forme d’autorité restante est représentée par les juges, une police urbaine qui cumule toutes les fonctions : flic, juge et bourreau. Une nouvelle drogue se propage, la Slo-Mo, qui permet de percevoir la réalité au ralenti. Sa distribution est contrôlée par Ma-Ma, ancienne prostituée, devenue baronne de la drogue. Dredd, le juge ultime, va se voir assigner une mission dans les environs de la tour de Ma-Ma et va devoir s’y confronter.

Dix sept ans après l’adaptation pompière avec Sylvester Stallone en vedette, le personnage de Judge Dredd né dans le magazine anglais 20000 AD revenait sur les écrans, cette fois adaptée par une équipe britannique, fans authentiques du personnage. Cette équipe c’est celle de Danny Boyle. Le film est produit par son complice de toujours Andrew Mc Donald, le scénario étant signé par l’auteur de La Plage  et 28 jours plus tard,  Alex Garland, (brillamment passé à la mise en scène depuis avec Ex Machina et Annihilation)  et shooté par Anthony Dod Mantle son directeur de la photo attitré. Si Boyle en a caressé l’idée, la réalisation est confiée au sud-africain Peter Travis (Angles d’attaque) même si une rumeur persistante prête à Garland la paternité du film.

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Les auteurs de ce nouveau Dredd ont choisi d’introduire l’univers en suivant au plus près le personnage, après une courte narration qui en dépeint  les grandes lignes : un univers post apocalyptique où les survivants s’entassent dans des méga cités ultra violentes où la seule loi est celle de juges faisant aussi office de jurés et d’exécuteurs. En utilisant un dispositif narratif familier du public : la première journée d’un novice au côté d’un vétéran endurci ils permettent une adhésion plus facile, là où l’adaptation précédente tentait d’intégrer en un seul film des années de BD (des clins d’œil sont tout de même adressés aux fans comme le nom des co-créateurs de Dredd donnés à des blocs de la ville). Moins richement dotée que la superproduction de Danny Cannon la production prend l’option d’une représentation plus « réaliste » de Mega-City One. Le tournage Sud-Africain lui donne une apparence plus africaine qu’américaine, baignée dans une lumière chaude, qui détonne avec l’adaptation précédente et son look à la Blade Runner. Mais Méga City One étant entouré d’un désert nucléaire et les villes sud-africaines comptant parmi les plus peuplées et violentes de la planète ce choix s’avère à la fois cohérent et original.

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Pour des raisons économiques mais aussi de tension dramatique le scénario ramène vite l’intrigue dans un seul lieu, le bloc Peach Trees un immeuble-bunker semi autonome où Dredd (Karl Urban) et sa partenaire Cassandra Anderson (Olivia Thirlby) se retrouvent piégés alors qu’ils doivent appréhender une ex-prostituée ultra violente devenue baronne de la drogue synthétique SloMo, Madeline Madrigal, surnommée Ma-Ma incarnée avec férocité par Lena Headey, immortelle Sersei de la série Game of Thrones qui lâche sur eux des hordes de tueurs. Le film devient un excellent « contained thriller » à la manière de Die Hard ou de The Raid, la ressemblance avec le film de Gareth Evans  bien réelle n’est que fortuite, le script ayant été écrit bien avant. La photographie d’Anthony Dod Mantle est une réussite en particulier dans les séquences ou la drogue SloMo agit, ralentissant la perception des personnages et offre, même sans 3D, des images inédites à l’effet saisissant. Mais c’est bien évidemment l’interprétation de Karl Urban (déjà très bon dans ses seconds rôles de Bourne et Star Trek) qui marque, ne quittant jamais l’iconique casque du personnage (contrairement à la diva Stallone). Il réussit à travers des mimiques, des postures ou des inflexions de sa voix à apporter des nuances à un rôle monolithique. Sa voix justement rappelle celle d’un des modèles du personnage, le Clint Eastwood de la période Inspecteur Harry tant et si bien qu’on croit voir le grand Clint sous la défroque du juge. Il est vraiment dommage que le film n’ait pas rencontré le succès escompté qui l’a vu chez nous éviter la sortie en salles. Ce thriller futuriste (très) violent et efficace ainsi que la performance de Karl Urban méritaient mieux.

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Titre Original: DREDD

Réalisé par: Peter Travis

Casting : Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey …

Genre: Drame , Thriller

Sortie le: 11 Février 2013

Distribué par: Wild Bunch

3,5 STARS TRES BIENTRÈS BIEN

1 réponse »

  1. J’hesite depuis quelques temps a regarder ce film (qui est sur netflix je crois)… la présence d’urban, presque autant attiré dans les nanar que Ben Kingsley m’en dissuadait mais je vois beaucoup d’avis tres positifs sur les RS… merci pour le tien!

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