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Alors, on regarde quoi ce soir ? (Sélection Sorties Vidéo Juillet 2020)

Ce mois-ci nous vous proposons un choix idéal pour un été farniente. Un bon petit film d’aventure de 1990 avec Mel Gibson, un polar hypnotique par le réalisateur de Harry un ami qui vous veut du bien, un film inclassable avec Vivarium, Jungle Fever, un Spike Lee de 1991 et Viens chez moi, j’habite chez une copine, un très sympathique Leconte avec Michel Blanc. Bon visionnage et rendez-vous en septembre !


Comme un oiseau sur la branche (1990)
Réalisé par John Badham
Avec : Mel Gibson, Goldie Hawn, David Carradine
Durée : 1h50
Date de sortie : Le 8 juillet 2020 chez Rimini Editions



SYNOPSIS: Dans une résidence luxueuse située près de Montréal, un professeur renommé se suicide après avoir étranglé et éventré une jeune femme. L’affaire est vite étouffée mais le médecin du complexe hôtelier décide de mener l’enquête en apprenant que ce professeur s’était livré à des traitements médicaux singuliers, fondés sur la greffe de parasites. Or ceux-ci semblent déclencher chez les patients traités des réactions particulières et engendrent une épidémie…

Réalisé par un John Badham plutôt efficace, porté par un Mel Gibson frénétique et une Goldie Hawn tout en hurlements et en protestations, Comme un oiseau sur la branche se déguste avec un plaisir gourmand. Le mélange action, romance et humour est parfaitement dosé, et cette folle course poursuite se laisse regarder avec un réel plaisir. Mel Gibson se croit encore un peu dans L’Arme Fatale, Goldie Hawn se la joue un peu Kate Capshaw dans Indiana Jones et le Temple Maudit mais heureusement en moins caricaturale (grâce à de très bonnes répliques), et David Carradine est un méchant parfait. Bref, un petit film d’aventures efficace et drôle devenu culte pour certains qui retrouve une seconde jeunesse grâce à la très belle édition de Rimini Editions.

Le saviez-vous ? C’est Kurt Russell qui aurait dû initialement jouer le rôle de Rick au côté de sa compagne Goldie Hawn. Mais le tournage de Tango et Cash l’a empêché de se libérer et c’est donc Mel Gibson dont le nom a été soufflé à la production par Kurt Russell lui-même qui a récupéré le rôle.




Seules les bêtes
Réalisé par Dominik Moll
Avec : Denis Ménochet, Laure Calamy, Damien Bonnard, Valeria Bruni Tedeschi, Guy Roger N’drin
Durée : 1h57
Date de sortie : Le 1er juillet 2020 chez Blaq Out



SYNOPSIS : Une femme a disparu. Le lendemain d’une tempête de neige, sa voiture est retrouvée sur une route qui monte vers le plateau où subsistent quelques fermes isolées. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste, cinq personnes se savent liées à cette disparition. Chacune a son secret, mais personne ne se doute que cette histoire a commencé loin de cette montagne balayée par les vents d’hiver, sur un autre continent où le soleil brûle, et où la pauvreté n’empêche pas le désir de dicter sa loi.

Film choral adapté du roman Seules les bêtes de Colin Niel, ce polar hypnotique et fascinant est certainement la plus belle réussite de Dominik Moll depuis Harry, un ami qui vous veut du bien. Construit sous forme de puzzle imprévisible et cruel, ce jeu de dupe captivant, parfois drôle et souvent triste, parfaitement maitrisé par son réalisateur, est une œuvre inclassable, qui nous entraîne, entre thriller et romance du plateau de Causse à la chaleur d’Abidjan. Polar rural sur les ravages de la misère affective et de la solitude contemporaine à l’heure d’internet, Seules les bêtes et son casting impeccable est un petit bijou cynique et ironique à ne pas rater, un thriller tortueux et complexe qui a reçu le prix du public lors du Festival international du film de Tokyo. À découvrir d’urgence !

Le saviez-vous ? C’est Denis Ménochet pour le rôle de Michel qui est le premier comédien venu à l’esprit de Dominik Moll lors de l’écriture du scénario. Il a ensuite construit son casting autour de lui, afin d’avoir une troupe de comédiens qui fonctionne bien ensemble, chose importante puisqu’il s’agit d’un film choral.



Vivarium
Réalisé par Lorcan Finnegan
Avec : Jesse Eisenberg, Imogen Poots, Jonathan Aris
Durée : 1h37
Date de sortie : Le 8 juillet 2020 chez The Jokers.


SYNOPSIS : À la recherche de leur première maison, un jeune couple effectue une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouve pris au piège dans un étrange lotissement…

Étrange film que ce Vivarium réalisé par Lorcan Finnegan, réalisateur de Without Name. Cauchemar angoissant glaçant, malin et cruel, Vivarium mélange habilement l’humour noir, l’horreur, et le fantastique. Cette fable façon La Quatrième dimension nous questionne intelligemment sur nos sociétés matérialistes et consuméristes sans jamais cesser de nous divertir. Certes ce cauchemar pavillonnaire connaît quelques baisses de rythme, mais à l’arrivée, cette dystopie brillamment portée par Jesse Eisenberg et Imogen Poots est une vraie réussite. Lorcan Finnegan est définitivement un réalisateur à suivre.

Le saviez-vous ? Pour l’esthétique du film, le réalisateur s’est inspiré en autre d’une série de tableaux du peintre René Magritte, L’empire des lumières peints entre 1953 et 1954. Ces tableaux dépeignent l’image paradoxale d’une maison, la nuit, avec deux fenêtres allumées, éclairée par un seul lampadaire, sous un ciel de jour.



Jungle Fever (1991)
Réalisé par Spike Lee
Avec : Wesley Snipes, Annabella Sciorra, Spike Lee, Anthony Quinn, Samuel L. Jackson, John Turturro, Halle Berry, Queen Latifah
Durée : 2h12
Date de sortie : Le 7 juillet 2020 chez Elephant FIlms



SYNOPSIS : Flipper Purify est un architecte brillant dont la vie n’est que réussite. Il est un homme marié et comblé. Lorsqu’il rencontre Angela, sa nouvelle secrétaire intérimaire, sa vie bascule. Il tombe amoureux et entretient une liaison. Son amour se heurte aux différences sociales et au racisme : il est noir, elle est blanche, leur union est des plus compliquées pour leur entourage…

Jungle Fever qui évoque les tensions raciales au cœur de l’Amérique est un témoignage percutant sur le racisme endémique des États-Unis. Dans le Harlem multicultureL du début des années 90, on suit une histoire d’amour interraciale, qui ne résiste pas aux pressions sociales, aux à priori, au sexisme et aux nombreux clichés qui circulent entre les différentes communautés. Mais l’intelligence de Spike Lee et d’aborder à travers ce récit d’un amour condamné d’avance, outre le racisme, un certain nombre de sujets qui gangrènent la communauté noire américaine, comme la drogue, les violences policières, les discriminations au travail… Intelligent, malin, parfois un peu cliché mais souvent très juste et définitivement désespérant, Jungle Fever, porté par une mise en scène brillante et un casting 3 étoiles a certes un peu vieilli mais résonne toujours aussi juste dans le monde d’aujourd’hui. (Malheureusement.)

Le saviez-vous ? Sélectionné lors du Festival de Cannes 1991, le film n’a pas obtenu la Palme d’Or (Barton Fink) mais n’est pas reparti bredouille, puisque Samuel L. Jackson a lui obtenu le prix d’interprétation masculine dans un second rôle.


Viens chez moi, j’habite chez une copine (1981)
Réalisé par Patrice Leconte
Avec : Michel Blanc, Bernard Giraudeau, Anémone
Durée : 1h22
Date de sortie : Le 1er août chez Studiocanal



SYNOPSIS: Guy, à la rue et sans travail, trouve une bonne âme pour l’héberger, son copain Daniel, déménageur, qui vit chez sa copine Françoise. Terrible loser, Guy va non seulement faire perdre son travail à Daniel mais également le brouiller avec sa copine.

Premier film post Bronzés de Patrice Leconte, Viens chez moi j’habite chez une copine est le début de la période dorée du réalisateur qui enchaînera ensuite avec entre autres, Ma femme s’appelle reviens, Les Spécialistes, Tandem, Monsieur Hire ou Le Mari de la coiffeuse. Sur un scénario co-écrit par Patrice Leconte et Michel blanc et adapté d’une pièce de Luis Rego, Patrice Leconte nous offre une comédie sociale féroce, drôle et touchante, rythmée par le tube de Renaud. Malgré ses 40 ans, Viens chez moi est un film hilarant aux répliques ciselées, avec un Michel Blanc en loser attachant (un peu mais pas trop non plus) et un Bernard Giraudeau charismatique et drôle (qui nous manque beaucoup), une œuvre qui n’a pas vieilli et qui se regarde encore aujourd’hui avec beaucoup de tendresse. Rien à redire sur l’édition Studiocanal , qui, comme à chaque fois, nous offre un master de très bonne tenue, il manque juste les bonus de l’édition dvd.

Le saviez-vous ? C’est le chanteur Renaud qui composa et interpréta la chanson titre du film, mais également la chanson d’ouverture, P’tit déj’ blues.

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