Summer Fever 2020

SUMMER FEVER 2020 : Une sélection cinéma préparée par la rédaction – Épisode 18

Durant tout l’été la rédaction va vous accompagner avec des sélections de films à voir et à revoir, des découvertes à faire, des curiosités à explorer, des films doudous à savourer, des blockbusters, des séries B voire même des nanars pour s’éclater… Un été cinéma même chez soi, pour que cette année particulière reste aussi celle de la célébration de cet art qu’on dit 7ème mais qui reste le premier dans nos cœurs.

 

LOVE AND MERCY (2015)

SYNOPSIS : Derrière les mélodies irrésistibles des Beach Boys, il y a Brian Wilson, qu’une enfance compliquée a rendu schizophrène. Paul Dano ressuscite son génie musical, John Cusack ses années noires, et l’histoire d’amour qui le sauvera. 

Le biopic est devenu synonyme d’ennui au fil du temps, surtout ces dernières années. Cependant, ce film passé un peu inaperçu lors de sa sortie nous raconte deux moments clés de la vie du génie Brian Wilson, chanteur des Beach Boys. Tout d’abord, la création d’un des plus grands albums de l’histoire de la musique : Pet Sounds en 1967 puis la rencontre entre Wilson et sa seconde épouse dans les années 90. On a rarement vu à l’écran une telle immersion dans la tête d’un artiste d’une telle ampleur. La création de cet album mythique est parfaitement retranscrite à l’écran grâce notamment à la performance grandiose de Paul Dano. La tête pensante des Beach Boys était un perfectionniste et un génie créatif hors pair. Le film alterne avec une partie moins heureuse de sa vie où le chanteur est alors à la merci d’un médecin escroc (terrifiant Paul Giamatti) qui a une totale emprise sur lui. Le Wilson de l’époque interprété par John Cusack est alors un zombie sous médicaments à l’opposé de sa jeune carrière. C’est grâce à sa rencontre avec une femme (superbe Elizabeth Banks) qu’il réussira à exorciser ses démons et se remette en selle. Une vraie réussite.



NWA – STRAIGHT OUTA COMPTON (2015)

SYNOPSIS: En 1987, cinq jeunes hommes exprimaient leur frustration et leur colère pour dénoncer les conditions de vie de l’endroit le plus dangereux de l’Amérique avec l’arme la plus puissante qu’ils possédaient : leur musique. 

Ce film qui fut un véritable succès l’année de sa sortie perd avec un gros handicap dès le début et malgré cela reste un divertissement honnête. En effet, Dr Dre et Ice Cube produisent ce long-métrage ce qui annonce déjà la couleur : alors qu’on aurait pu voir un récit complexe sur un des plus grands groupes de rap américain de l’histoire, on assiste plutôt à un biopic assez consensuel, non dénué de qualités certes, car l’histoire de ce groupe qui explosa à la fin des années 80 est assez fascinante. On sent l’effervescence autour de ces jeunes rappeurs qui défient l’autorité et qui deviennent les porte-voix d’une Amérique marginalisée. On aurait voulu que le film soit encore plus vindicatif lorsqu’ils abordent ces thèmes mais on sent une retenue qui ne nous permet pas de totalement lâcher prise. Ne parlons pas du générique de fin totalement pathétique où Dr Dre invite ses amis pour raconter à quel point il est formidable. On sent un contrôle tout le long du film qui, sans cela, aurait pu devenir un très grand film sociologique et musical. Il reste toutefois de grand moment comme ce fameux concert où le groupe décide de chanter f*** the police devant leur public entouré de policiers.




QUE LE SPECTACLE COMMENCE ! (1979)

SYNOPSIS: Joe Gideon est un artiste afféré, pris entre les auditions et les répétitions de son prochain ballet à Broadway, le tournage et le montage de son film, et une vie familiale complexe entre sa femme, sa fille et sa maîtresse. L’angoisse et la frénésie de créer finissent par le mener à une mise en scène délirante et inspirée de sa propre mort. 

Semi-autobiographique, ce film incroyable met en scène le personnage de Joe Gideon (Roy Scheider), chorégraphe tyrannique, fumeur invétéré, accroc aux amphétamines. Victime d’un infarctus alors qu’il va mettre en scène un nouveau spectacle, il voit sa vie défiler sur son lit d’hôpital. Il faut tout d’abord noter la performance remarquable de Rod Scheider dans ce rôle bigger than life. C’est probablement la plus grande prestation de sa carrière en sachant que le bougre a joué dans de véritables chef-d’œuvres au cours des 70’s (French Connection, Jaws, Sorcerer…). Fosse nous fait partager sa vie d’artiste torturé et d’homme à femmes le tout sans que le spectateur ressente un trip égocentrique. Le plaisir du spectateur sera toujours au cœur de l’œuvre notamment grâce à des splendides chorégraphies (en premier lieu, celle très sensuelle et érotique très fossiennes) et à une empathie pour le personnage qui permettra de ne pas être exclu du récit. Une réussite totale et un acte de rédemption majeur pour le metteur en scène. Palme d’or à Cannes en 1980.

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