Critiques Cinéma

HERCULE ET XENA : LA BATAILLE DU MONT OLYMPE

SYNOPSIS: Le maître de l’Olympe, Zeus a décidé d’attirer auprès de lui Alcmène, la mère d’Hercule. Le héros, Hercule, pensant qu’elle a été enlevée, organise une expédition pour le Mont Olympe dans le but de la secourir, accompagné par son fidèle ami Iolaus. Mais il vont vite se retrouver au coeur d’une affaire qui les dépasse. En effet, Héra, la reine des dieux, souhaite étendre son pouvoir et gouverner l’univers. Pour arriver à ses fins, elle s’est emparée de la pierre de Chronos, et s’est assurée le soutien des terrifiants Titans, jusqu’alors emprisonnés pour l’éternité dans le Tartare. Une ancienne prophétie dit que seul un champion mortel peut vaincre les titans. Mais le puissant Hercule et la formidable princesse guerrière Xena refusent dans un premier temps d’aider les Dieux à affronter leur destin, jusqu’à ce que les titans mettent en péril la stabilité du monde lui-même, ce qui amène les héros à lutter pour l’ultime bataille au Mont Olympe. 

Hercule est une franchise qui a jadis remporté un énorme succès à l’international avec des ramifications assez larges. Si la plupart des gens connaissent la série originale Hercules : The Legendary Journeys, ainsi que son spin-off Xena : Warrior Princess, beaucoup ignorent l’existence (ou ont oublié) d’une troisième série : Young Hercules (Hercule contre Arès) avec Ryan Gosling dans le rôle du jeune Hercule. Il ne sera pas question de cette dernière ici mais une petite piqûre de rappel ne fait jamais de mal avant d’aborder le cas d’une autre œuvre (ou produit) dérivée de la franchise : le film animé Hercule et Xena, la Bataille du Mont Olympe. Tiré tout droit de l’univers des deux séries mères, il réunit comme au bon vieux temps des crossovers les personnages de Hercule, Iolaus, Xena et Gabrielle dans une aventure qui les amènera à affronter les terribles titans. Ceux qui ont grandi avec les séries Hercule et Xena (ce qui est notre cas) connaissent les caractéristiques de leurs univers respectifs : si Xena s’est largement émancipée d’Hercule en trouvant son propre ton et en expérimentant des arcs assez sombres (allant souvent jusqu’à surpasser la série initiale), les deux séries ont néanmoins toujours oscillé entre des passages comiques, pour ne pas dire guignolesques (les effets spéciaux de l’époque ayant pris un coup de vieux, le cumul des deux rend parfois les choses particulièrement périlleuses) et des évènements dramatiques (Hercule a fait face au fil de la série à la perte de plusieurs proches ; Quant à Xena et Gabrielle elles ont été crucifiées en fin de saison 4, puis ressuscitées après tout de même avoir effectué un voyage éclair mais éreintant dans l’au-delà. Il est également important de rappeler que la série Xena se termine par une Xena criblée de flèches, décapitée, puis pendue par les pieds à un arbre : ambiance). Si l’ensemble s’avérait souvent être un bordel mythologique qui adaptait les choses à sa sauce, chaque série a eu malgré ses faiblesses, de grandes heures et de beaux arcs tout en marquant à jamais l’histoire du petit écran. Le dessin animé dont nous allons parler ici reprend bien évidemment l’aspect comique et divertissant de l’époque. Hercule et Xena étaient d’ailleurs des séries connues pour leurs combats parfois approximatifs ou improbables mais toujours généreux et amusants, avec des soldats ou des péquins présents uniquement pour prendre des dérouillées, un peu comme les patrouilleurs dans Power Rangers. L’ambiance était unique : beaucoup de haltes dans des villages, des balades dans des marchés, de combats dans des auberges… (le film Hercule avec Dwayne Johnson permettait d’ailleurs de retrouver un peu cette ambiance).



Dès que le dessin animé est lancé, un postulat s’impose à nous, que nous soyons fans ou non de Hercule et Xena : visuellement c’est plutôt moche. Très moche même. Certains diraient même sans doute atroce. Les décors sont vides, voire inexistants. Certains fonds donnent l’impression d’avoir incrusté des ébauches de peintures d’enfants, des tapisseries floues ou juste des plages de couleurs un peu bizarres en mode fond d’écran d’une version de Windows des années 80. L’animation est rudimentaire. Il apparaît clairement que le dessin animé a été réalisé à l’économie mais cela participe paradoxalement à lui donner une ambiance étrange assez unique. Quant aux personnages ils sont tous aisément reconnaissables malgré quelques partis pris audacieux : Hercule a une tête de type pas net croisée avec celle d’un cheval. Quant à Xena elle ressemble à un drag-queen. Les personnalités des protagonistes sont néanmoins fidèles à leurs homologues des séries live, et c’est avec un malin plaisir que nous les regardons prendre vie dans ces décors chaotiques aux couleurs criardes.



Niveau doublage, que ce soit en VO ou en VF, tous les acteurs et comédiens de doublage des séries originelles sont de retour pour l’occasion et cela fait très plaisir. Nous ne comparerons bien entendu pas cet animé avec celui de Disney malgré quelques points communs comme la présence de titans, et quelques chansonnettes. Les chansons parlons-en, il y en a trois : une qui ouvre le film, une de Xena et une des titans. Si les paroles sont rudimentaires voire simplettes elles ne sont pas désagréables et achèvent de façonner l’étrange atmosphère qui plane tout le long de l’épopée. Celle des titans (Nous les titans) se paie même le luxe d’être extrêmement efficace et entêtante dans son genre.




Côté histoire c’est assez simple : Hercule pense que sa mère a été enlevée par Zeus et décide de se rendre sur le Mont Olympe pour la libérer. Mais comme d’habitude sa belle-mère Héra, toujours présente pour créer le boxon, a décidé de mettre des bâtons dans les roues de tout le monde. Ici ce n’est ni plus ni moins qu’en s’entourant des cruels et destructeurs titans afin d’étendre son pouvoir sur l’Olympe et l’univers. Une histoire plutôt classique donc, mais qui ravira les fans de la première heure (soyons honnêtes, les néophytes de l’univers n’y trouveront probablement pas trop d’intérêt). Il y a de tout ici : des bandits, diverses créatures, des dieux, des titans (qui ont un petit côté malsain d’ailleurs)…si tout se déroule dans un univers des plus moches, on ne s’ennuie pas une seconde. Un petit côté enfantin demeure omniprésent, notamment lorsque les dieux sont transformés en animaux, mais l’ambiance générale rend l’ensemble si atypique que cela ne dérange pas outre mesure. Comme toute franchise qui s’exporte sur un support papier ou animé, la liberté de défier les lois de la physique et de proposer des méchants démesurés est une tentation qui est ici pleinement assouvie. L’univers mythologique permet donc grâce à ce format de voir les adversaires en grands.




Hercule et Xena : la Bataille du Mont Olympe est donc un produit dérivé, comme pouvaient l’être les jeux vidéos à l’époque. Pour les fans cela demeure néanmoins un véritable plaisir à se mettre sous la dent, et malgré la laideur de l’ensemble, avouons que c’était quand même vachement fun ! Le dessin animé s’est malheureusement perdu au fil des ans dans les limbes de l’oubli, le dénicher étant devenu compliqué. Sorti uniquement en VHS en France, nous avions eu la chance de le trouver en dvd en import (avec une piste française), seul moyen de revoir cette petite sucrerie devenue insaisissable.

Titre Original: HERCULES AND XENA : THE BATTLE FOR MOUNT OLYMPUS

Réalisé par: Lynne Naylor

Casting : 

Genre: Animation, Aventure

Sortie le: –

Distribué par: –

2,5 STARS MOYENMOYEN

Catégories :Critiques Cinéma

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