Critiques Cinéma

BAD BOYS (Critique)

SYNOPSIS: Si Mike Lowrey est un séducteur invéteré, héritier d’une fortune et policier par passion, son collègue et ami Marcus Burnett est un homme rangé, marié et père de famille. Leur amitié ne les empêche pas d’avoir des méthodes parfaitement différentes. Mais la disparition de cent kilos d’héroine, dérobés dans les locaux mêmes de la brigade des stups, va leur faire oublier leur concept sur la façon d’exercer leur métier, pour se lancer a la poursuite des voleurs. 

Alors qu’en ce début 2020, les salles de cinéma s’apprêtent à accueillir le troisième opus de la saga Bad Boys, il convient, via un voyage dans le temps vers les années 90, de revenir sur le premier opus de la série. Sorti en 1995, Bad Boys premier du nom est un film clé pour un paquet de grands noms. Si il est le film qui a véritablement lancé la carrière cinématographique de Will Smith (jusque là connu avant tout pour son rôle dans Le Prince de Bel-Air), Bad Boys est aussi le premier long-métrage réalisé par le metteur en scène américain Michael Bay. Et si la saga nous suit toujours aujourd’hui, jusqu’à ressusciter pour un troisième opus, c’est parce que ce premier épisode a pavé la voie de carrières cinématographiques aujourd’hui inratables dans le paysage hollywoodien. Bad Boys met en scène les aventures de deux policiers de Miami, Mike et Marcus, qui enquêtent sur un casse d’une énorme envergure. Les deux partenaires, aussi proches que différents de par leurs méthodes, vont devoir agir ensemble pour protéger un témoin clé de l’histoire et pour arrêter les coupables. Ce qui est remarquable dans ce premier film, c’est qu’il transpire du style de Michael Bay, à base de ralentis abusifs, d’explosions démesurées, de répliques cinglantes, de contre-jours oranges et d’action pure. Bay s’affirme dans un film simple de par son scénario, mais redoutablement précis dans ses scènes d’action. Le tout se pose en un spectacle jouissif, drôle et pétaradant.

Dans sa structure, Bad Boys ne brille effectivement pas par sa complexité de scénario. Mais il reste une base suffisamment juste pour permettre à la mise en scène de n’en faire qu’à sa tête et d’assurer au spectateur un bon moment, un divertissement d’excellente facture qui va à 200 à l’heure sans jamais avoir peur d’être dans l’excès. Et cette dernière phrase semble être le credo de Bay, tant ça se ressent à chaque instant de sa carrière. En un film, il expose sa volonté d’être un faiseur de grand spectacle qui se mange sans faim. Et ce, en développant ce qui infuse en profondeur dans ce film : ses protagonistes, aussi fusionnels qu’un duo de buddy movie culte se doit d’être. Si Bad Boys est le légitime successeur de L’Arme Fatale, alors Will Smith et Martin Lawrence sont les Mel Gibson et Danny Glover des 90’s. En s’envoyant des répliques à la tête dans un chaos ordonné pendant presque 2 heures de film, Smith et Lawrence s’amusent en créant une alchimie hilarante et riche en moments improbables. Aux côtés de Will Smith et Martin Lawrence, on retrouve Téa Leoni, incarnant la témoin que les deux flics sont chargés de protéger, confrontés à Tchéky Karyo en méchant sadique.

Si le film fonctionne, c’est grâce à son énergie folle. Son rythme soutenu et électrique pulsé par sa BO puissante, oscillant entre le RnB et le Rock, tient en haleine tout en créant un aspect instantanément culte, de part ses designs ou ses scènes. Si Bad Boys n’est pas exempt de défauts, il arrive quand même à donner un nouveau souffle au buddy movie policier, dépoussiérant L’Arme Fatale ou encore Le Flic de Beverly Hills. Il se nourrit malgré tout de leurs clichés, mais Bay rend le tout si frais et pétillant qu’on les oublie vite.

En bref, Bad Boys reste aujourd’hui un film culte et représentatif de ces années 90, qui réinventent des genres à leur sauce, en les imbibant de cette essence si spécifique. L’énergie qui traverse ce premier opus est contagieuse, et on se laisse très vite prendre au jeu par un duo savoureux et s’amusant de joutes verbales épicées délicieuses. Riche en action et en humour, Bad Boys est une aventure explosive et rythmée, une bulle qui nous ramène directement en 1995. Peut-être est-ce ça la réponse à la question de « pourquoi se souvient-on de Bad Boys ? ». Peut-être a-t-il réussi à marquer sa décennie jusqu’à imprégner les souvenirs cinématographiques collectifs des années 90. Peut-être est-il devenu un symbole représentatif d’un style de cinéma qu’on tente de retrouver en ramenant la saga l’occasion d’une suite. Bad Boys, c’est à la fois le buddy movie typique, un film de flics bourrin et explosif, un duo Smith/Lawrence culte, et c’est tout le cinéma de Michael Bay, aussi critiqué peut-il être. Bad Boys, c’est un objet filmique culte qui continue d’infuser l’action encore aujourd’hui.

Titre Original: BAD BOYS

Réalisé par: Michael Bay

Casting: Will Smith, Martin Lawrence, Téa Léoni …

Genre: Action, Comédie, Policier

Sortie le:  05 juillet 1995

Distribué par: –

TRÈS BIEN

1 réponse »

  1. (evilashymetrie) graine de film culte, pour moi. Toujours aimé ce film et j’ai usé la VHS. Ah pis ces plans iconiques, cette voix rauque so sexy de Tea Leoni… ❤

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