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Alors, on regarde quoi ce soir ? (Sélection Sorties Vidéo Octobre 2019)

Octobre brumeux, hiver ruineux dit le dicton… et pour vous aider dans vos dépenses excessives de cet hiver, voici notre sélection blu-ray du mois d’octobre avec bien sûr Halloween et son nouveau master de circonstance pour cette fin octobre, mais également Cabal et sa galerie de monstres en director’s cut, Buckaroo Banzaï film culte entre nanar et génial délire, de l’humour avec Benoît Poelvoorde et le très bon dernier chabadabada de Lelouch. Bon visionnage.

Halloween, la nuit des masques (1979)
Réalisé par John Carpenter
Avec: Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Nancy Kyes, Kyle Richards
Durée : 1h31
Date de sortie : Le 22 octobre 2019 chez ESC Editions

Synopsis : La nuit d’Halloween 1963. Le jeune Michael Myers se précipite dans la chambre de sa soeur aînée et la poignarde sauvagement. Après son geste, Michael se mure dans le silence et est interné dans un asile psychiatrique. Quinze ans plus tard, il s’échappe de l’hôpital et retourne sur les lieux de son crime. Il s’en prend alors aux adolescent.e.s de la ville.

Halloween est le maître étalon du slasher, maintes fois copié mais rarement égalé. Et si dans les décennies suivantes des myriades de jeunes filles furent trucidées sauvagement dans une multitudes de suites, de copies, et de sagas parfois cultes (parfois beaucoup moins), de Freddy à Chucky, Vendredi 13 ou Scream en passant par Leprechaun, Candyman ou Souviens-toi… Halloween reste le film dont le succès sera à l’origine de ces multiples vagues sanglantes de ce sous-genre du film d’horreur qui met en scène un tueur psychopathe qui va passer 90 minutes à trancher, massacrer et mutiler… (si possible après un coït adolescent). Bref Halloween est une réussite unique en son genre, un classique au casting parfait, à la musique angoissante, à l’écriture brillante et à la mise en scène exemplaire à redécouvrir grâce aux différentes éditions ESC et leur nouveau master supervisé et validé par le directeur de la photo Dean Cundey et le réalisateur John Carpenter.

Le saviez-vous ? C’est le film qui révéla Jamie Lee Curtis, la fille de Tony Curtis et Janet Leigh. C’est également sa première apparition au cinéma après quelques petits rôles à la télévision.

Les aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension (1984)
Réalisé par W.D. Richter
Avec : Peter Weller, John Lithgow, Ellen Barkin, Jeff Goldblum, Christopher Lloyd
Durée : 1h43
Date de sortie : Le 1er octobre 2019 chez Bach FIlms

Synopsis : Un super-héros neurochirurgien et rock star doit empêcher des créatures venues d’une autre dimension et toutes appelées John de conquérir notre dimension.

Buckaroo Banzaï est un film culte, réhabilité en 2018 dans Ready Player One de Steven Spielberg, où le héros est un fan absolu de l’œuvre. Le découvrir aujourd’hui est une expérience un peu particulière… On y suit un super-héros, qui se bat contre des créatures venues d’une autre dimension… mais un héros qui est également un neurochirurgien brillant et une rock star… on y croise Jeff Goldblum en tenue de cow-boy, Christopher Llyod en méchant et John Lithgow en super méchant qui cabotine à mort… Il y a de l’action, de l’humour, de l’aventure… la moitié du film se passe dans un hangar… C’est écrit et filmé avec les pieds, énorme fourre-tout nanardesque entre série B, gros ratage et délire génial, que certains vont adorer… mais pas tous !

Le saviez-vous ? Une suite devait être tournée, mais en raison de l’échec du film elle fut abandonnée.

Cabal (1990)
Réalisé par Clive Barker
Avec : Craig Sheffer, Anne Bobby, David Cronenberg, Charles Haid
Durée : 1h42 (Cinéma) / 2h01 (Director’s Cut)
Date de sortie : Le 22 octobre 2019 chez ESC Editions

Synopsis : Convaincu par son propre psychologue, le Dr. Decker, qu’il pourrait être le serial killer qui s’attaque régulièrement aux familles de la région, Aaron Boone quitte sa petite amie pour se réfugier derrière les grilles du cimetière de Midiam, accès à une cité mythique dont les habitants, des monstres appelés Nocturnes, hantent ses cauchemars. Mordu par l’un d’eux puis criblé de balles par la police, Boone rejoint à son tour les rangs des créatures des ténèbres. Pendant ce temps, à la surface, les autorités organisent une vaste expédition punitive contre Midiam…

Suite au succès d’Hellraiser, Clive Barker se lance dans son film le plus ambitieux, qui deviendra sans doute son pire cauchemar. Le premier montage effraye les studios qui décident de remonter le film (sans parler du budget réduit ou du premier monteur remplacé…) afin de transformer l’hallucinant film de monstres qui se dessine devant leurs yeux en un slasher inoffensif. Porté par le formidable David Cronenberg en mode sérial killer, cette version cinéma loin de la vision de Clive Barker déçoit même si elle laisse entrevoir le film fou qu’aurait pu être Cabal. Grâce à l’éditeur Scream Factory et au producteur Mark Alan Miller qui a retrouvé des rushes du film, il est maintenant possible de découvrir un director’s cut de cette fresque mythologique et monstrueuse dans une version beaucoup plus proche du film rêvé, avec 20 minutes d’images supplémentaires. La version de cette œuvre de fantasy complexe et visionnaire, validée par Clive Barker est disponible en France chez ESC dans un coffret qui regroupe les deux montages.

Le saviez-vous ? Une édition ultimate de 3h est actuellement en cours de montage grâce à de nouvelles scènes issues de la découverte de VHS inédites.

Les Plus belles années d’une vie
Réalisé par Claude Lelouch
Avec : Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Marianne Denicourt, Monica Bellucci
Durée : 1h30
Date de sortie : Le 12 octobre 2019 chez Metropolitan Video

Synopsis : Ils se sont connus voilà bien longtemps. Un homme et une femme, dont l’histoire d’amour fulgurante, inattendue, saisie dans une parenthèse devenue mythique, aura révolutionné notre façon de voir l’amour. Aujourd’hui, l’ancien pilote de course se perd un peu sur les chemins de sa mémoire. Pour l’aider, son fils va retrouver celle que son père n’a pas su garder mais qu’il évoque sans cesse. Anne va revoir Jean-Louis et reprendre leur histoire là où ils l’avaient laissée…

Que c’est beau l’amour lorsque c’est bien filmé… Et qui d’autres que Claude Lelouch pour filmer cette nouvelle respiration amoureuse entre un homme et une femme, 53 ans plus tard. Si tout n’est pas totalement réussi dans Les Plus belles années d’une vie, chaque tête à tête entre Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant est un pur moment de bonheur où la magie du cinéma de Claude Lelouch fonctionne parfaitement. Ces retrouvailles émouvantes, drôles, malicieuses et séduisantes, portés par deux acteurs rayonnants, sont un très beau cadeau, un peu inattendu, d’un réalisateur toujours aussi amoureux du cinéma, de ses acteurs, et de la vie. Merci monsieur Lelouch.

Le saviez-vous ? Afin de ne pas perdre la spontanéité des acteurs et se perdre en répétitions, Les Plus belles années d’une vie a été tourné en seulement 13 jours.

Venise n’est pas en Italie
Réalisé par Ivan Calbérac
Avec : Benoît Poelvoorde, Valérie Bonneton, Helie Thonnat, Luna Lou,
Durée : 1h35
Date de sortie : Le 2 octobre 2019 chez Studiocanal

Synopsis : Émile, 14 ans, traverse comme il peut son adolescence dans une petite ville de province, entre un père représentant de commerce, fantasque et doux dingue, et une mère pas tellement plus saine d’esprit, qui teint les cheveux en blond de son fils tous les mois, parce que parait-il, il est plus beau comme ça. Quand Pauline, la fille du lycée dont il est amoureux, invite Émile à Venise pour un concert à la Fenice, Bernard décide que toute la famille va l’accompagner avec la caravane, pour un voyage aussi rocambolesque qu’initiatique.

Alors que l’on pouvait craindre un festival Benoît Poelvoorde, drôle mais un peu indigeste, c’est en en réalité un très sympathique feel good movie français que l’on découvre ici. Comédie pleine de tendresse, road trip loufoque et émouvant, Venise n’est pas en Italie, avec ses faux airs de Little Miss Sunshine est une vraie belle bouffée de douceur, satire sociale qui vous embarque dans un voyage plein de fantaisie, de rires et de larmes… Certes les ficelles sont parfois un peu grosses, et le scénario maladroit, mais l’énergie des acteurs et de jolis moments de grâce emportent définitivement l’adhésion.

Le saviez-vous ? Après L’étudiante et Monsieur Henri avec Claude Brasseur et Noémie Schmidt, c’est le second film d’Ivan Calbérac adapté de l’une de ses propres œuvres littéraires. Par contre si Venise n’est pas en Italie était à l’origine un roman avant de devenir une pièce de théâtre puis un film, L’étudiante et Monsieur Henri était lui une pièce de théâtre avant de devenir un film.

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