Critiques Cinéma

LA MALÉDICTION DE LA DAME BLANCHE (Critique)

2 STARS PAS GENIAL

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SYNOPSIS: La Dame Blanche. Spectre terrifiant, pris en étau entre le paradis et l’enfer, piégé par un terrible destin dont elle est elle-même l’artisan. La seule évocation de son nom sème la terreur dans le monde depuis des siècles. Quand elle était en vie, elle a noyé ses enfants dans un accès de folle jalousie, puis, dévastée par le chagrin, elle s’est jetée dans le fleuve déchaîné. Désormais, ses larmes sont devenues éternelles. Elles sont même mortelles et tous ceux qui entendent ses appels sinistres la nuit sont maudits. Tapie dans l’ombre, la Dame Blanche s’attaque aux enfants, cherchant désespérément à remplacer les siens. Au fil des siècles, elle est devenue de plus en plus prédatrice… et ses méthodes de plus en plus terrifiantes. Los Angeles, années 1970. La Dame Blanche hante la nuit… et les enfants. Ignorant les avertissements d’une mère soupçonnée de violence sur mineurs, une assistante sociale et ses enfants sont projetés dans un monde surnaturel des plus effrayants. Pour espérer survivre à la fureur mortelle de la Dame Blanche, leur seul recours est un prêtre désabusé et ses pratiques mystiques destinées à repousser les forces du mal… à la frontière où la peur et la foi se rencontrent…Méfiez-vous de ses pleurs glaçants… Elle est prête à tout pour vous entraîner vers les ténèbres. Car sa douleur ne connaît pas de répit – son âme tourmentée n’a pas droit au repos. Et il n’existe aucun moyen d’échapper à la malédiction de la Dame Blanche.

La malédiction de la Dame Blanche se déroule bien dans l’univers Conjuring, l’univers partagé de l’horreur au succès considérable (presque 1 milliard et demi de recettes pour un investissement total en dessous des 200 millions), et pourtant le marketing de cette production James Wan n’insiste par sur ce fait. Peut-être Warner Bros et New Line espèrent se démarquer du reste de la série, malgré l’inclusion du Père Perez (Tony Amendola), dont la participation dans Annabelle est évoquée ici dans un flash-back assez ringard. Réalisé par Michael Chaves dont c’est le premier long métrage, La Dame Blanche emprunte son nom original et sa mythologie au folklore latin: une belle femme découvre que son mari a une liaison avec une jeune maîtresse. Dans un accès de vengeance, elle noie leurs deux fils dans la rivière et, assaillie  par la culpabilité, elle se jette à l’eau pour les rejoindre. Elle existe maintenant entre le monde des vivants et celui des morts, arpentant des étendues d’eau la nuit, cherchant des enfants pour prendre la place de ses fils. ceux qui entendent ses lamentations étant ses prochaines victimes. Hélas cette légende est plus intéressante que le film qui s’en inspire. L’action se déroule dans les années 1970 et met en vedette Linda Cardellini dans le rôle d’une travailleuse sociale, jeune veuve dont les enfants sont devenus la dernière cible de La Llorona.

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Le film commence au moment où Anna se rend chez Patricia (Patricia Velasquez) une mère célibataire en difficulté et trouve ses deux fils qu’elle a enfermé dans un placard pour les protéger d’une force maléfique invisible. Peu après son intervention les enfants sont retrouvés morts dans une rivière proche et des phénomènes aussi étranges qu’inquiétants se déroulent dans sa maison, ses propres enfants  sont traqués par une femme en blanc et le fantôme ne va pas tarder à tourmenter également Anna. Le scénario de Mikki Daughtry et Tobias Iaconis, tente maladroitement de faire de la créature une métaphore de la maltraitance des enfants, la Llorona pourrait être le symbole de la personnalité d’une mère accablée, poussé à son point de rupture, mais cette idée est très peu exploitée au final pour suivre le cahier des charges des productions New LineJames Wan qu’il applique d’une manière fastidieusement prévisible, y compris les nombreux jump-scares souvent télégraphiés et un sound design plus qu’agressif. Les apparitions spectrales, les projections de corps à travers les pièces de la maison ont déjà été vues en mieux ailleurs y compris dans les autres productions de la firme. La Llorona elle-même n’est pas si effrayante, elle ressemble à la créature de La Nonne où la robe de mariée aurait remplacé l’habit de religieuse .

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Le personnage de veuve courageuse qui élève seule ses deux enfants et fait face au surnaturel est présenté de façon si convenue que la pauvre Linda Cardellini est bien en peine à lui insuffler une quelconque personnalité. Le seul point d’intérêt du film est l’interprétation de cette « gueule » de Raymond Cruz (Tuco dand  Breaking Bad et le terrifiant gangster qui intimidait Ethan Hawke dans Training Day), qui joue un curandero (un guérisseur traditionnel) nommé Rafael Olvera, enrôlé par Anna pour vaincre l’esprit vengeur. Cruz et Cardellini ont une entente solide, et le jeu de Cruz introduit quelques moments décalés dans un film terne. Malheureusement, il ne suffit pas à donner à La malédiction de la Dame Blanche l’impression d’être autre chose qu’un décalque paresseux d’une formule éprouvée. Ce qui est particulièrement inquiétant c’est que Chaves a été désigné comme successeur de James Wan à la réalisation de The Conjuring 3, vaisseau amiral de la franchise et son travail sur ce film, de loin le moins abouti de tous les spin-off  semble annoncer que cet univers cinématographique va perdre beaucoup dans cette succession.

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Titre Original: THE CURSE OF LA LLORONA

Réalisé par: Michael Chaves

Casting : Linda Cardellini, Roman Christou, Jaynee-Lynne Kinchen

Genre: Epouvante-Horreur

Sortie le: 17 avril 2019

Distribué par: Warner Bros. France

2,5 STARS MOYENPAS GENIAL

 

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1 réponse »

  1. (evilashymetrie) Enorme déception également, et pourtant je suis client de ce genre de film. Mais son manque total d’ambition (le dernier tiers est un rollercoaster, certes, mais en huis clos dans une maison lambda…), la figure insipide de la Llorona (tu cites à raison La nonne mais… ne t’a t’elle pas rappelé également la vieille et la mariée folle des deux premiers Insidious ?), son histoire chiante et son toutéliage débile au conjuringverse (ah ok… y a le prêtre… uhuhuhu… et donc ? lol) >>>>> GROSSE PURGE. D’autant plus dommage que plonger le spectateur dans le cadre des mères célibataires, des services sociaux, tout aurait pu conduire à un film intéressant. Mais au final, que dalle.

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