Critiques Cinéma

THE GOOD DOCTOR (Critique Saison 2 Épisodes 2×01 – 2×03) La magie opère toujours…

SYNOPSIS: Atteint du syndrome d’Asperger ainsi que de celui du savant, le chirurgien Shaun Murphy, fraîchement diplômé, rejoint un prestigieux hôpital de San José. Livré à lui-même, il éprouve des difficultés à s’intégrer à l’équipe. Mais en mettant son incroyable don au service de ses patients, ce jeune prodige suscite vite de l’admiration chez certains de ses pairs. D’autres, en revanche, n’attendent qu’une erreur de sa part pour le mettre hors course.

Deuxième saison très attendue pour la série à succès d’ABC. Diffusée pour la première fois aux États-Unis en mars de l’année dernière, avant de débarquer en France peu de temps après, The Good Doctor, adaptée par David Shore de la série coréenne éponyme écrite par Park Jae-Bum et diffusée sur KBS2 en 2013, est de fait la première transition/modification réussie pour un K-Drama auprès du public américain. La Corée est parvenue à trouver la formule magique qui leur permet d’adapter les séries occidentales à leur sauce (Suits, The Good Wife ou Criminal Minds ont tous fait l’objet d’un remake, et Younger ne devrait pas tarder à les rejoindre), mais l’inverse est beaucoup plus rare. ABC avait déjà tenté le coup avec Boys Over Flowers et Somewhere Between, un remake de la série de SBS God’s Gift : 14 Days, mais le résultat n’avait enthousiasmé personne. Et puis Daniel Dae Kim et sa société de production 3AD s’en sont mêlés, et voilà que The Good Doctor est l’une des séries les plus regardées des États-Unis, décrochant quelques records au passage, et faisant même concurrence à This is Us, pourtant maître absolu des ratings. Et bien sûr, on ne peut oublier la nomination de Freddie Highmore, aux Golden Globes 2018, dans la catégorie du Meilleur Acteur de Série Dramatique. Peut-être que la clé de l’énigme résidait depuis toujours dans les mains d’un coréano-américain (ce qui, curieusement, était une première pour ABC, mais qui explique certainement toute leurs tentatives ratées).

Petit rappel pour ceux qui le souhaitent, sans vous “divulgâcher” l’intrigue : Shaun Murphy (Freddie Highmore) est un docteur exceptionnel atteint du Syndrome du Savant. Encouragé par son mentor, le docteur Aaron Glassman (Richard Schiff), Shaun est un résident dans l’hôpital de Saint-Bonaventure où sa personnalité à part et son incroyable sens du diagnostic sont un défi quotidien pour ses collègues et ses supérieurs. La série avait annoncé les départs de Beau Garrett, qui jouait Jessica Preston et de Chuku Modu, qui interprétait le docteur Jared Kalu, et cette nouvelle saison se doit donc de faire face à l’absence de deux de ses personnages principaux. Qu’on se rassure cependant, l’ensemble de la distribution n’a rien perdu de son charme. Si la dynamique est indubitablement différente, elle fonctionne toujours à merveille, en grande partie grâce Nicholas Gonzalez, Antonia Thomas et Tamlyn Tomita, qui, dans les rôles respectifs de Neil Melendez, Claire Browne et Allegra Aoki, apportent un second souffle bienvenu à une intrigue qui aurait facilement pu perdre son élan. C’est toujours le problème avec les séries qui se centrent sur un seul personnage : on court forcément le risque de voir le public se lasser de voir la même personne prise dans les mêmes problèmes, épisode après épisode. Mais ce n’est pas pour rien que David Shore est l’une des meilleures plumes du milieu, puisqu’il adresse ces inquiétudes dès le premier épisode de cette saison deux : à l’issue de leur revue de fin d’année, chacun de nos résidents d’hôpital se doit de faire un effort pour devenir plus performant. C’est ainsi que Claire promet d’être plus assertive et que Shaun va faire un effort surhumain pour communiquer plus clairement avec les patients.

Le cœur de la série cependant, réside dans le personnage de Shaun Murphy, brillamment interprété par Highmore et dans sa capacité à parler franchement, trop franchement au goût de certains sans doute, sans jamais se préoccuper des règles sociales implicites qui régissent tant de nos interactions au quotidien. C’est là toute la force de la série, de se plonger tête la première dans l’émotion la plus pure au travers d’un personnage qui ne filtre rien. La mécanique du patient de la semaine a fait ses preuves, et la série en use et en abuse joyeusement, multipliant les cas extrêmement rares, les chirurgies dangereuses et les coups bas au sein de la direction de l’hôpital, mais The Good Doctor n’aurait jamais réussi à se démarquer des centaines autres séries médicales si elle ne s’appuyait pas sur une écriture nettement supérieure à la moyenne. Certains trouveront tout ça trop larmoyant, trop gentillet, ou trop naïf et pudique, mais on ne peut nier que cette deuxième saison s’inscrit parfaitement dans la lignée de la première, sans perdre son souffle, sa compassion, ou son sens de l’humour. La magie opère toujours.

Crédits: ABC / TF1

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