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TIP/TOP (Classement) Top 10 Denzel Washington

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Forcément subjectifs et ne reflétant qu’une vision parcellaire et personnelle, l’exercice du classement est souvent l’occasion de confrontations enflammées entre cinéphiles. Entre les pour et les contre, les absences inexcusables, les oublis ou le choix de certains titres qui feront hurler les puristes, chacun a son avis, souvent bien tranché… Voici le notre…

La sortie d’Equalizer 2 rappelle à quel point Denzel Washington fut la première star afro-américaine majeure depuis Sydney Poitier et à quel point sa carrière regorge de films forts et importants, des films qui disent des choses sur leur temps et d’autres qui érigent le divertissement au-delà de la simple anecdote. Au delà de tenir sur la durée et de s’être fait une place à part dans le cœur du public, l’acteur poursuit sa route avec une régularité de métronome, enchainant les grosses machines avec des projets plus personnels qui témoignent d’une envie et d’une intégrité artistique intacte. Choisir 10 films ne fut pas simple, les classer encore moins, mais voici ceux dont on se plait à croire qu’ils représentent au plus près les qualités d’un comédien que l’on n’a pas fini d’aimer.

1- TRAINING DAY – (Antoine Fuqua) 2001

Un film important à plus d’un titre. Denzel Washington en flic ripou est tout simplement extraordinaire, passant avec maestria du bon père de famille aimant au flic qui se croit intouchable puis au pire salopard, capable de tous les coups bas. Une performance qui vaudra au comédien l’Oscar du Meilleur Acteur et qui lui permettra de trouver un nouveau metteur en scène fétiche après Spike Lee et Tony Scott: Antoine Fuqua.

2-PHILADELPHIA  – (Jonathan Demme) 1993

La star du film c’est Tom Hanks, la performance physique c’est Tom Hanks, l’émotion la plus frontale c’est Tom Hanks, mais auprès de lui comme un véritable alter-ego, conscience des ignorants et porte d’entrée du spectateur dans ce récit bouleversant où un homme perd son travail parce qu’il est malade du sida, Denzel Washington irradie de charisme en avocat roublard qui va s’attendrir devant le combat d’une vie. Un rôle majeur.

3- GLORY – (Edward Zwick) 1989

L’histoire de ce blanc-bec qui se voit confier le tout premier bataillon de soldats noirs volontaires après que Lincoln ait prononcé leur émancipation donne un film exceptionnel mais mésestimé réalisé par Edward Zwick où, derrière la star Matthew Broderick qui joue le jeune colonel nordiste Robert Gould Shaw, émergent de nombreux comédiens afro-américains, futures stars de premier plan. Morgan Freeman, Andre Braugher et bien sûr Denzel Washington qui, dans le rôle de Trip, démontre un talent hors normes, justement couronné par l’Oscar du Meilleur Second Rôle.

4- MALCOLM X – (Spike Lee) 1992

Un personnage mythique de l’histoire afro-américaine dans une fresque éblouissante signée Spike Lee. Denzel Washington, investit comme jamais les convictions, les zones d’ombre et la personnalité sans nuances de Malcolm X. Si le film est un peu long et manque de peu de truster les plus hautes places dans les tops de films historiques, l’acteur étourdit par sa composition magistrale.

5- AMERICAN GANGSTER – (Ridley Scott) 2007

Une saga mafieuse admirable signée Ridley Scott pour une figure atypique du gangstérisme US, ex chauffeur et bras droit d’un parrain local qui va ravir la place du calife à sa mort et construire un empire avant de tout perdre. Face à Denzel Washington qui campe un Frank Lucas impérial, Russell Crowe dans le rôle du flic qui veut sa perte permet aux deux comédiens un duel à distance passionnant et fascinant.

 

6- MAN ON FIRE – (Tony Scott) 2004

La collaboration entre Tony Scott et Denzel Washington aura été fructueuse. Man on Fire qui raconte comment John W. Creasy, un ex-agent de la CIA devenu alcoolique et dépressif, est engagé comme garde du corps afin d’empêcher l’ enlèvement de la fille d’un truand avec qui cet homme au bord du gouffre va finir par nouer une relation d’affection qui va le ramèner vers la lumière. Adapté d’un roman d’A.J. Quinnell, L’homme de Feu (déjà porté à l’écran en 1987 par… Eli Chouraqui avec Scott Glenn) Man on Fire est visuellement impressionnant et permet à Denzel Washington de faire à nouveau parler son humanité brute dans un thriller de haute volée.

7- LE TÉMOIN DU MAL – (Gregory Hoblit) 1998

En apparence, Le Témoin du Mal est un polar lambda, avec un duo parfaitement assorti (Denzel Washington et John Goodman). En apparence seulement, car Le Témoin du Mal, réalisé par Gregory Hoblit (un habitué des séries de Steven Bochco, Hill Street Blues et La Loi de Los Angeles) et écrit par Nicholas Kazan (Comme un chien enragé, Le Mystère Von Bülow…) est un film de genre(s). Passant du thriller au surnaturel avec une efficacité démoniaque, le film est prenant, intriguant, surprenant et Denzel Washington, une fois n’est pas coutume, est the right man at the right place. A redécouvrir.

8- LE DIABLE EN ROBE BLEUE – (Carl Franklin) 1995

Denzel Washington a eu plusieurs metteurs en scène avec qui il a noué d’étroites relations de travail et travaillé à plusieurs reprises. Avec Carl Franklin il aura fait Out of Time (2004), super polar, ultra efficace et Le Diable en robe Bleue près de dix ans avant, un thriller à l’esthétique léchée, au scénario malin et passionnant, à la BO jazzy envoûtante qui mérite d’être revu à la hausse dans la filmographie du comédien.

9- USS ALABAMA –  (Tony Scott) 1995

L’association Tony Scott – Denzel Washington aura aussi accouché de cet USS Alabama, un film de guerre psychologique au scénario diabolique, Outre l’immersion et les dialogues savoureux c’est la confrontation entre Washington et Gene Hackman qui porte le film sur des sommets que le score de Hans Zimmer sublime. Un film qui laisse à bout de souffle.

10 – LE PLUS BEAU DES COMBATS – (Boaz Yakin) 2000

Le film sportif manquait à la panoplie du grand Denzel et si en 1999 il approchait le film de boxe avec Hurricane Carter, c’est l’année d’après, avec Le plus beau des combats qui raconte comment des étudiants noirs sont intégrés dans un établissement scolaire jusqu’alors réservé aux blancs avec pour conséquence d’exacerber les tensions raciales et de voir l’entraîneur blanc de l’équipe de football américain devoir être supervisé par un afro-américain. Récit sur la tolérance et le respect des différences, émouvant à plus d’un titre et mettant en avant des valeurs familiales, Le plus beau des combats est un film touchant et extrêmement solide malgré un classicisme certain.

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