Critiques

MARVEL’S LUKE CAGE (Critique Saison 2) Une énergie communicative qui fait plaisir à voir…

SYNOPSIS: Un seul homme peut-il sauver toute une communauté ? Dans sa lutte pour y parvenir, les ténèbres contre lesquelles il se bat vont-elles l’affaiblir ? Alors qu’un nouvel ennemi apparaît et qu’une reine s’empare de Harlem, le héros autrefois invincible commence à montrer ses faiblesses.

Luke Cage c’est la quintessence du cool. Sweatshirt relax, capuche sur les yeux, pimp roll on point, la musique du Wu-Tang Clan dans les oreilles, il affronte les dealers de drogues, les crapules et les gangsters en tous genres qui pullulent dans les rues de New York, avec un mélange de classe et de violence qui en fera rêver plus d’un (et d’une). Doté d’une force surhumaine et d’une peau ultra-résistante, notamment aux balles, au feu et aux immeubles qui s’effondrent, le Héros de Harlem s’était fait une réputation monstrueuse avec une première saison au succès remarquable. La légende dit même que le jour de son arrivée sur Netflix, la série avait généré un tel engouement que la plateforme de streaming s’était écroulée sous la demande et avait dû prendre deux heures de pause pour améliorer son système. Et alors que Black Panther vient de battre tous les records au box-office mondial, la communauté Afro-Américaine attend de pied ferme le retour du Power Man dans les rues du nord de Manhattan (Harlem, c’est New York !). Le showrunner Cheo Hodari Coker et sa bande de scénaristes avaient donc du pain sur la planche pour cette nouvelle saison qui se révèle être une mixture d’ancien et de nouveau, pas toujours très équilibrée, mais diablement fun.

Quand on a un super héros indestructible au centre de son intrigue, il faut lui fournir un adversaire à sa mesure. Et comme il faut bien que le héros triomphe à la fin, après moult aventures et scènes baignées de clair-obscur où il doute de lui-même tandis que sa copine le rassure sur sa valeur intrinsèque, il faut aussi renouveler les antagonistes chaque saison. C’est chose faite cette année avec l’apparition de John “Bushmaster” McIver (Mustafa Shakir), que les fans du comics reconnaîtront immédiatement. Membre de la Société du Serpent, le super-vilain résistant aux balles (tiens, tiens) va causer quelques problèmes à Luke (Mike Colter), et s’en prendre à l’entourage du héros. Côté personnages secondaires, Claire Temple (Rosario Dawson) est toujours là, naturellement, ainsi que Mariah Dillard (Alfre Woodard, plus étincelante que jamais) et Hernan “Shades”Alvarez (Theo Rossi), qui n’ont pas quitté Harlem. On retrouve également Misty Knight (Simone Missick), prête à reprendre boulot pour mettre tous les méchants en prison, et ce malgré ce qui lui était arrivé lors de la première saison des Defenders. Le rôle de Misty s’étoffe cette année, puisqu’elle passe du statut de policière un peu trop à cheval sur ses principes à celui de partenaire de notre héros, une partenaire dont il aura bien besoin, soit dit en passant, puisque Luke va se laisser tenter par le côté obscur. Un homme lambda aurait déjà bien du mal à résister à la toute-puissance, et un super-homme indestructible, encore plus. En l’absence de conflit à sa mesure, les chevilles de Monsieur Cage ont tendance à enfler, ce qui ne rassure pas sa petite amie Claire, qui, ayant écouté sa prof d’histoire à l’école, sait que ça n’avait pas très bien fini pour Icare.

Stylistiquement, Luke Cage continue sur sa lancée, s’inspirant librement de l’esthétique des films “blacksploitation” des années 70 et de la gouaille du New York d’aujourd’hui, qui fait face à gentrification de ses quartiers et l’exode forcé des communautés non-blanches hors de Manhattan. Malgré quelques problèmes de rythme, la trajectoire de certains personnages qui se retrouvent coupés un peu trop court, ou ce besoin de repousser sans arrêt à plus tard le moment où les divers personnages de l’univers Marvel pourront enfin exister sur le même plan, des délais qui, soit dit en passant, ont de moins en moins de raison d’être surtout après la sortie des Defenders, la série dégage une énergie communicative qui fait drôlement plaisir à voir, et le duo Simone Missik-Mike Colter fait des étincelles. A voir, peut-être pas de toute urgence, mais à voir quand même. C’est fun, c’est cool et ça sort le 22 juin.

Crédits: Netflix

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