Critiques

The Defenders (Critique Épisodes 1×01 à 1×04) Faire preuve de patience…

SYNOPSIS: Un ninja aveugle. Une détective impertinente. Un ancien détenu résistant aux balles. Un milliardaire amateur de kung-fu. « Marvel’s The Defenders » suit les aventures de quatre super-héros solitaires contraints de mettre leurs problèmes personnels de côté pour combattre ensemble un groupe de criminels menaçant de détruire la ville de New York.

ATTENTION : SPOILERS INSIDE

Enfin, enfin, ils sont là ! Plus besoin de vous dire que l’association Marvel/Netflix est devenue synonyme de qualité (oui bon, on va faire abstraction d’Iron Fist). D’abord avec le phénoménal Daredevil en 2015, (du « presque parfait » d’après Wildgunslinger), puis avec l’excellente Jessica Jones qui s’était fait un plaisir de casser (littéralement) la baraque, et enfin avec Luke Cage, dont le succès en 2016 avait été tel qu’il avait réussi à faire « exploser » Netflix. La plateforme de streaming, assaillie par l’énorme quantité de connections, avait en effet temporairement rendu l’âme, et ses ingénieurs avaient mis plusieurs heures à réparer les dégâts. Sorti plus tôt cette année, Iron Fist a eu plus de mal à convaincre critique et téléspectateurs, la faute à un showrunner dépassé par son projet, une chorégraphie paresseuse et surtout à un choix de casting douteux allant à l’encontre des demandes du public américain. Mais il fallait bien que chaque héros ait sa série si l’on allait se lancer dans l’aventure Defenders, le but ultime du partenariat entre Marvel et Netflix, la réponse de la petite lucarne au succès des Avengers sur le grand écran. Qu’est-ce qu’elle vaut donc, cette série qui réunit enfin les quatre plus grands héros de New York, l’avocat aveugle, la détective alcoolique, l’ex-prisonnier pare-balle et le fils à papa mystique ? On va vous le dire tout de suite : de l’or. Elle vaut de l’or.

Certes, cette opinion est basée uniquement sur les quatre premiers épisodes, mais si la deuxième moitié de la série tient les promesses de la première, on est parti pour huit heures de fun non-stop. La prémisse de la série est simple : Matthew Murdoch (Charlie Cox), alias Daredevil, Jessica Jones (Krysten Ritter), Luke Cage (Mike Colter) et Danny Rand (Finn Jones) ou Iron Fist pour les intimes, se retrouvent tous les quatre, d’une manière ou d’une autre, dans la ligne de mire de La Main, l’organisation criminelle la plus puissante du monde qui a l’intention de détruire New York. Dans l’entourage de nos héros, on retrouve de nombreux personnages secondaires apparus dans les séries précédentes, d’Elektra (notre Élodie Yung nationale) à Misty Knight (Simone Missick), en passant par Colleen Wing (Jessica Henwick) et Jeri Hogarth (Carrie-Anne Moss), sans oublier Claire (Rosario Dawson), qui fait figure de fil d’Ariane dans ce dédale de personnages et grâce à qui Iron Fist et Luke Cage (meilleurs amis du monde dans les comics) devront avoir une discussion à cœur ouvert. Douglas Petrie et Marco Ramirez (Daredevil) mènent la danse, prenant sans doute un tout petit peu trop leur temps au début de la série. Le scénario en effet, tient tellement à établir une histoire différente pour chaque personnage, qu’il finit par languir quelque peu. On n’avait pas vraiment besoin, après cinq saisons de superhéros, de nous relancer dans le grand jeu de « qui fait quoi » mais The Defenders tient à être clair : ces quatre-là ne sont pas une équipe, mais des individus distincts avec leurs propres vies, et si leurs chemins se croisent, c’est un fait dû au hasard ou aux criminels qui grouillent dans toutes les strates de la société new-yorkaise. Il faudra faire preuve de patience donc, car nos héros ne seront pas regroupés avant la moitié de la saison et leur dynamique mettra par conséquent pas mal à temps à se mettre en place.

Parlons tout de même du travail des acteurs qui, dans l’ensemble, avaient réussi à séduire la critique et le public dans leurs rôles respectifs (encore une fois, on va ignorer Iron Fist). Les voilà réunis au même endroit au même moment, et si chacun fait honneur à son personnage, on ne pourra s’empêcher de remarquer la performance de Charlie Cox, qui tient largement le haut du pavé dans la distribution. Mention également à Krysten Ritter et à l’inénarrable Sigourney Weaver qui s’en sortent à merveille, et au chorégraphe en charge des scènes de bataille entre Elektra et Daredevil. C’est rythmé, fun, enlevé, ça balance de la castagne et de la réplique spirituelle à go-go, bref, une bonne série comme on les aime.

The Defenders – Sur Netflix à partir du 18 août 2017

Crédits: Netflix

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2 réponses »

  1. Bonjour! Navrée de vous causer de la peine. Etant moi-même une grande fan du personnage, je trouve sa caractérisation un peu molle ici, d’autant que Finn Jones manque un peu de carrure, non?

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