Critiques

ON MY BLOCK (Critique Saison 1) Un parfait mélange de gentillesse, d’émotion et de tragédie…

SYNOPSIS: Dans un quartier difficile de Los Angeles, l’amitié de quatre ados futés et drôles est mise à l’épreuve quand ils rentrent au lycée

On My Block est la nouvelle comédie sans prétention, sans grandiloquence et sans prise de tête créée par Lauren Iungerich (Awkward), Eddie Gonzalez et Jeremy Haft (Empire, All Eyez on Me), disponible depuis le 16 mars sur Netflix. C’est l’histoire toute simple de quatre jeunes d’un quartier peu glamour de Los Angeles, qui se tiennent les coudes pour faire faces aux vicissitudes de l’adolescence, allant des problèmes les plus anodins comme la nécessité de partager sa chambre avec sa grand-mère, aux ennuis plus sérieux comme l’entrée forcée dans un gang de rues. Réalisés par Steven K. Tsuchida (Dear White People), Ryan Shiraki (All Night) et Lauren Iungerich (responsable de près de la moitié de la série), les dix épisodes d’une trentaine de minutes se consomment avec un plaisir indéniable. Le site Rotten Tomatoes accorde un score de 100% à cette première saison, et on peut vous confirmer que la série vaut le détour. Une petite balade dans les rues de Los Angeles, loin du glamour artificiel de Hollywood, servi par une distribution de touts jeunes inconnus, qui, à l’instar des acteurs de Stranger Things, ne tarderont certainement pas à devenir des stars.

L’histoire, c’est celle de Monse Finnie (Sierra Capri dans son tout premier rôle à la télévision et dont la performance fait l’effet d’une bombe), et de ses trois amis d’enfance: Ruby Martinez (Jason Genao), brillant, volubile, et apparemment condamné à partager sa chambre à perpétuité, Jamal (Brett Gray), qui tente de cacher à son paternel qu’il a horreur du football américain et qui rêve de mettre la main sur le légendaire trésor des frères Santos, et enfin Cesar (Diego Tinoco), le beau brun ténébreux, petit frère du gangster le plus redouté du quartier. Ces quatre-là sont sur le point de faire leur entrée au lycée, rite de passage américain quasi-mythique, et vont tenter de suivre les conseils de Marco (Danny Ramirez), le grand frère de Ruby : “Si vous voulez survivre, faudra vous serrer les coudes.” Mais on connaît les règles du jeu : toute équipe soudée se doit, un jour ou l’autre, d’être déstabilisée par un élément perturbateur. Un élément qui s’appelle Olivia (Ronni Hawk) et dont l’arrivée impromptue dans la vie de notre quatuor va faire quelques vagues, pour notre plus grand bonheur. Autour de nos jeunes gravitent un groupe d’adultes pittoresques qui comprend la abuela de Ruby (Peggy Blow, qui se débrouille comme un chef en dépit du fait que son personnage n’ait pas de nom), Monty Finnie (Reggie Austin), le père de Monse, et Oscar “Spooky” Diaz (Julio Macias), fraîchement sorti de prison et arborant un tatouage facial en forme de larme (probablement le signe qu’il a tué un autre détenu, quoique ce genre de tatouage ait plusieurs significations). Bref, ça ne manque pas de personnages colorés, source infinie de conflit potentiel, d’histoires secondaires et de possibilités en tout genre. La série bénéficie avant tout de la fraîcheur de sa jeune distribution, qui mène la barque avec une énergie et une sincérité absolument remarquable, mais la génération du dessus n’est pas en reste. Mention spéciale à l’abuela qui est bien partie pour devenir une grande favorite.

La série se définit comme une “dramédie”, et s’il est vrai qu’On My Block penche dans l’ensemble davantage du côté de la comédie pure, elle possède suffisamment de scènes plus dramatiques pour faire contrepoids aux pitreries de ses personnages. Sans tomber dans les contorsions du comique de geste ou les rythmes ultra-formulaire des sitcoms américaines, la série se forge une identité propre, sans ironie ou persiflage, et ce malgré deux ou trois répliques cinglantes et savamment dosées. Un parfait mélange de gentillesse, d’émotion et de tragédie qui se profile à l’horizon pour devenir l’une des références de la jeune génération. On recommande vivement, aux jeunes, aux moins jeunes, et aux vieux qui s’assument comme tels. Un très beau moment de télévision.

Crédits: Netflix

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