Critiques

FUTURE MAN (Critique Saison 1) Loufoque mais manque de peps…

SYNOPSIS: Agent d’entretien sans histoires vivant encore chez ses parents, Josh Futturman passe tout son temps sur un passionnant jeu vidéo. L’avenir du jeune homme s’annonce guère réjouissant… jusqu’au jour où deux mystérieux visiteurs venus du futur débarquent et le préviennent de l’extinction prochaine de l’humanité. Josh doit les aider à sauver la Terre en les aidant à changer… 

Future Man, c’est la nouvelle série originale de Hulu, produite par Evan Goldberg et Seth Rogen, le duo à qui l’on doit Superbad et This Is The End. Souvenez-vous, ils avaient débarqué en grande pompe sur le petit écran avec Preacher en 2016, adaptant le comics éponyme et en parvenant – chose peu aisée – à ravir les fans au passage. Fidèles à leur marque de fabrique, les deux histrions se sont donc penchés sur le script de Kyle Hunter, Howard Overman et Ariel Safir, centré sur un jeune looser obsédé par un jeu vidéo qui est bien loin de se douter que ce qu’il considère comme une innocente distraction est en fait un programme de recrutement venu tout droit du futur. La série, écrite à six mains, produite à quatre et réalisée à seize, est une symphonie sur toutes les grande variations de la culture geek, surfant sur tout ce qui a fait flamber l’imagination des créateurs dans leur enfance. On retrouve l’influence de piliers du genre tels que Retour Vers le Futur, Superman et Terminator, mais sans jamais sortir des paramètres fermes de la comédie pure, dans une ribambelle d’épisodes de trente minutes qui n’ont rien d’intelligent, mais qui s’amusent beaucoup.

Vous aimerez:

Les acteurs. Josh Hutcherson, le Peeta de la saga Hunger Games, s’éclate comme un gamin dans le rôle de Josh Futurman, expert malgré lui, qui va devoir servir de guide à Tiger (Eliza Coupe, parfaite) et Wolf (Derek Wilson, tout aussi parfait). Ses deux compagnons viennent en effet d’un futur lointain, où la race humaine est sur le point d’être exterminée par des êtres surpuissants incapables de tomber malade, et ne savent rien de la société du vingtième siècle. Le trio fait preuve d’une alchimie indéniable et ils prennent un tel plaisir à tout dégommer sur leur passage, qu’on ne peut pas leur en vouloir d’être aussi ineptes. Sans compter que cette équipe de bras cassés mal-ajustés est le dernier espoir de l’humanité.

La loufoquerie. Le prémisse de départ est assez dingue, puisant dans le fantasme inconscient de tout être humain de vouloir “compter”, et surtout, sa logique ne tient pas vraiment sur ses jambes. Tiger et Wolf sont complètement à la ramasse et ne comprennent pas les bases les plus simples de la vie en société, et si ce mécanisme se pose en mine riche de blagues en tous genre, il faut avouer que d’un point de vue rationnel, ça n’a aucun sens. Cela dit, l’absurdité a du bon puisqu’elle permet à notre protagoniste de paniquer à tour de bras, et qu’il y a peu de choses en ce monde aussi satisfaisantes que la tête de Josh Hutcherson alors qu’il prend conscience de la galère dans laquelle il s’est embarqué.

Vous n’aimerez peut-être pas:

Le manque de peps. Bien sûr, il y a des explosions, il y a des scènes de batailles plutôt joliment chorégraphiées et un budget conséquent pour les effets spéciaux. La série cependant, veut tellement rendre hommage aux films du genre qu’elle en oublie un peu d’avoir une vision bien à elle, ce qui donne un résultat un peu mièvre, promenant partout un vague goût de réchauffé. Les acteurs font preuve d’une énergie admirable, mais le scénario s’enlise par moments, ratant plus d’une occasion de faire une ou deux remarques intelligentes sur l’humanité, la technologie, et les relations entre individus. C’est certainement à dessein, mais ça nous laisse sur notre faim.

L’intrigue. L’histoire du type ordinaire balancé bon gré mal gré au milieu de circonstances extraordinaires et forcé de réveiller le héros qui sommeillait en lui depuis toujours pour faire face à la situation a été déclinée sur tous les tons. Malgré son potentiel comique indéniable, il est peu probable que la trame narrative de Future Man parvienne à maintenir le cap pour plus d’une saison. Les références abondent mais sont contrecarrées par un manque d’assurance terrible, mix en exergue par le fait que l’un des personnages se sent toujours obligé de pointer du doigt la dernière référence en date, sans doute dans le but de provoquer le rire. La série nous explique très clairement où elle veut nous emmener, mais connaître la destination à l’avance ne veut pas forcément dire que le voyage est toujours plaisant. Si seulement c’était aussi simple…

Crédits: Hulu

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