Critiques

BROOKLYN NINE-NINE (Critique Saison 5 Épisodes 5×01 – 5×03) Un début un peu mou du genou…

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Ça n’est plus vraiment un secret après quatre saisons sur nos écrans : Brooklyn Nine-Nine ne fonctionne jamais aussi bien que lorsqu’elle exploite à fond le travail d’ensemble de sa distribution. Andy Samberg, le trublion du Saturday Night Live des années 2000, mène la danse dans son rôle de policier déjanté, mais il a bien du mal à soutenir toute la structure de la série à lui tout seul. Les meilleurs épisodes sont souvent ceux qui se focalisent sur un autre personnage, tel que Rosa Díaz (Stephanie Beatriz), Terry Jeffords (Terry Crews) ou le capitaine Ray Holt, interprété avec un brio et un sang-froid à mourir de rire par l’inimitable André Braugher. Mais comme toute fin de saison se doit de se terminer sur un cliffhanger, et puisqu’il faut bien donner envie aux spectateurs de revenir vers la série après deux mois de hiatus, on se retrouve cette année avec les suites d’une opération super-secrète menée par Jake Perralta (Andy Samberg) et Rosa Díaz, qui avait eu, à la fin de la dernière saison, des conséquences plutôt désastreuses pour nos personnages.

Brooklyn Nine-Nine ne serait pas Brooklyn Nine-Nine si le reste de la brigade ne se mettait pas en quatre pour sortir Jake et Rosa du pétrin dans lequel ils se sont fourrés. Amy Santiago (Melissa Fumero), organise l’effort de groupe, allant jusqu’à recruter Hitchcock (Dirk Blocker) et Scully (Joel McKinnon Miller), les deux grands inutiles de la brigade, tandis que Charles Boyle (Joe LoTruglio) se fait des cheveux blancs et que Gina (Chelsea Peretti), comme toujours, ne prête aucune attention à ce qui ne l’affecte pas directement. On aura également le plaisir de retrouver Adrian Pimento (Jason Mantzoukas), fiancé de Rosa, qui a passé de nombreuses années sous couverture et ne s’en est jamais vraiment remis, et qui reviendra faire quelques apparitions sporadiques dans cette nouvelle saison.

C’est le scénariste Dan Goor qui mène la barque en solo depuis que Mike Schur, co-créateur de la série, s’est embarqué dans The Good Place. Tout comme Schur, Goor vient du monde des « late-night comedies » (il s’est notamment fait les dents sur The Daily Show et Late Night with Conan O’Brien à l’époque où son complice Mike Schur affûtait sa plume dans les locaux de Saturday Night Live), mais il se différencie du créateur de The Office par une patte un peu plus politique et plus consciente des changements sociaux. Brooklyn Nine-Nine s’était déjà fait remarqué l’année dernière avec un épisode qui se penchait sur le profilage racial, un sujet que la série avait abordé sur la demande expresse de Dan Goor, et maintenant que ce dernier se retrouve aux commandes, on pourrait être en droit de s’attendre à une comédie un peu plus incisive. Mauvaise nouvelle pour ceux qui s’attendaient à ce que cette nouvelle saison démarre sur les chapeaux de roues : il faudra attendre le troisième épisode pour que les mécaniques que l’on adore se remettent en place, le temps que les fils de l’intrigue restés en suspens à la fin de la dernière saison arrivent à leur conclusion naturelle. Un début un peu mou du genou, donc, tempéré par une bande d’acteurs à l’enthousiasme contagieux, qui ont l’air très heureux de se retrouver sur le plateau. On ne vous dira pas que c’est LA comédie à ne pas rater, mais si vous avez envie de vous détendre, les pitreries de Jake Perralta et de ses collègues feront certainement très bien l’affaire.

Crédits : Fox

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