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ALTERED CARBON (Critique Saison 1) Un résultat fantastique carrément addictif…

SYNOPSIS: Takeshi Kovacs est un ancien soldat et seul survivant d’un groupe de guerriers d’élite vaincus lors d’un soulèvement contre le nouvel ordre mondial. Son esprit est emprisonné « dans la glace » pendant des siècles, jusqu’à ce que Laurens Bancroft, un homme extrêmement riche et vivant depuis plusieurs siècles lui offre la chance de vivre à nouveau. En échange, Kovacs doit résoudre un meurtre … celui de Bancroft lui-même.

L’heure est à la science-fiction. Alors que l’Amérique se replie peu à peu sur elle-même, nombre d’auteurs, artistes, écrivains et âmes créatives se tournent vers le futur, l’imaginaire et l’impossible. Altered Carbon (Carbon Modifié en français) est au départ un roman noir futuriste de Richard Morgan, souvent qualifié de thriller cyberpunk dans lequel les humains ont tous une carte mémoire implantée dans la nuque qui leur permet de se réincarner ad vitam aeternam dans d’autres corps. Bien sûr, comme avec toute technologie qui touche à l’immortalité, elle devient vite l’apanage d’une classe sociale élevée, coupée du monde, et qui a maintenant tendance à ne plus voir les classes du dessous comme des êtres humains, mais comme de potentiels costumes qu’ils pourront un jour enfiler si le cœur leur en dit. Un prémisse pleine de malaise donc, pour une histoire brillamment adaptée à l’écran par scénariste Laeta Kalogridis, qui a signé les scripts de Terminator Genisys et Shutter Island, et à qui l’on doit aussi les révisions du premier scénario de Lara Croft: Tomb Raider. Bref, une showrunner qui a l’habitude des grosses productions aux budgets à six zéros, alliée au pouvoir financier de Netflix et à une équipe de réalisateurs chevronnés (Miguel Sapochnik et Uta Briesewitz pour n’en citer que deux), ça donne un résultat assez fantastique et, on vous prévient, carrément addictif. Parce que pour celles et ceux qui se demandaient si le buzz autour de la série n’était pas un peu exagéré, on vous rassure tout de suite: c’est du bon, c’est même du très, très bon. Il n’est pas toujours facile, surtout en science-fiction, de trouver une série qui soit à la fois intelligente, bien rythmée, bien montée et fun, mais là, autant vous dire qu’on a tapé dans le mille.

Dans un monde où toute personne peut vivre jusqu’à la fin des temps, un petit groupe de dissidents menés par la formidable Quell (Renée Elise Goldsberry), se battent le droit de mourir et de rester mort. Ils se font appeler “Envoys” et sont tragiquement massacrés lors d’une violente bataille, ne laissant qu’un seul survivant: Takeshi Kovacs (Will Yun Lee) qui résistera aussi longtemps que possible, jusqu’au jour où il est capturé et mis à mort, puis se réveille 250 ans plus tard dans une nouvelle coquille (Joel Kinnaman). Voilà l’ancien criminel ressuscité et forcé d’accepter le marché de Laurens Bancroft (James Purefoy), l’un des membres du 1%, ultra-riche, ultra-puissant et immortel, qui a les moyens de se payer les plus beaux gadgets de la terre. Oui mais voilà, Bancroft s’est un jour retrouvé à l’état de cadavre, avec une balle sortie tout droit d’un revolver auquel seul lui-même et sa femme ont accès. Pourtant, il ne s’est pas suicidé et insiste que son épouse Miriam (Kristin Lehman) est au-dessus de tout soupçons. Il décide sur un coup de tête que le dernier des Envoys est le meilleur candidat pour résoudre ce mystère, mais naturellement, Bancroft cache plus de secrets qu’il n’en révèle, et Takeshi aura la partie rude. Entrent en scène Kristin Ortega (Martha Higareda), un lieutenant de police qui tient à veiller de près sur le criminel réincarné, Vernon Elliot (Ato Essandoh), ancien soldat reconverti dans la cybersurveillance pas franchement légale et Poe (Chris Conner), l’hôtel intelligent chez qui Takeshi pose ses bagages. Bref, c’est une intrigue à plusieurs niveaux, où nos personnages ne se disent pas tout et tentent de leur mieux d’obtenir ce qu’ils veulent, même si ce n’est pas toujours évident de savoir qui veut quoi et pourquoi. Il faut à la série quelques épisodes pour établir les règles de ce monde à tiroirs et trouver le bon rythme. Mais si on a un conseil à vous donner, c’est de tenir le coup jusqu’à l’épisode cinq, épisode charnière qui voit l’histoire prendre son envol.

Il faudra patienter avant de rentrer dans le vif du sujet, mais une fois les connections établie, la série passe à la vitesse supérieure pour une balade décoiffante servie par une cinématographie magnifique et un tempo de folie. A voir absolument, surtout si vous pensez que la science-fiction n’est pas votre truc: il se pourrait bien qu’Altered Carbon vous fasse irrémédiablement changer d’avis.

Crédits: Netflix

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