Critiques

LOVE YOU MORE (Critique Saison 1 Épisode 1×01) Potentiel gâché…

SYNOPSIS: Son amour du Chardonnay pousse Karen Best à commettre de nombreux impairs. 

Bridget Everett, scénariste et actrice principale, incarne dans Love you more une héroïne décalée, déjantée et hors norme. Le ton est donné dès la séquence d’ouverture du pilote, dans laquelle Karen (Bridget Everett) est présentée comme une femme portée sur l’alcool, les rencontres d’un soir et un refus plus ou moins dissimulé de l’attachement. Âgée d’environ 45 ans, elle partage son appartement avec une septuagénaire aussi adorable que pathétique. Si notre héroïne semble plus ou moins s’amuser et se complaire dans un style de vie ressemblant davantage à celui d’une personne de 15 ou 20 ans sa cadette, sa nonchalance va montrer ses limites au fur et à mesure de la progression de ce pilote. La qualité de cet épisode suivra la même courbe descendante que la dignité de l’héroïne, puisque le début était pourtant acceptable voire prometteur, au regard de certains thèmes abordés.

La série détient quelques atouts, hérités sans doute de l’imagerie et du style des diverses productions Apatow. Au premier rang de ces points positifs, le traitement d’un personnage atypique des productions cinématographiques et télévisuelles puisque notre héroïne est grande (l’actrice mesure 1 mètre 83) et en surpoids. Choisissant sans doute volontairement d’exposer son corps à moitié nu dès les premières minutes, Bridget Everett semble vouloir nous faire comprendre qu’elle est à l’aise avec son physique et que ce genre de scènes n’est pas réservé aux acteurs / actrices aux corps de mannequin. Si cette première exposition était habile et riche de non-dits dignes d’intérêt, force est de constater que les suivantes ne le seront plus du tout, versant dans la vulgarité et le mauvais goût le plus total. A l’image d’une Melissa McCarthy au cinéma, Bridget Everett pousse le bouchon trop loin et finit par embarrasser le spectateur, dont l’intérêt avait pourtant été piqué. Karen dévoile un sein par mégarde, Karen va s’acheter un plus grand soutien-gorge parce que ses seins sont trop gros, la poitrine de Karen attire l’œil de tous… Le propos aurait gagné à être traité plus en retenue. Le point d’orgue du mauvais goût sera atteint lors d’une scène de comédie musicale superflue.

L’idée de nous proposer une série sur une femme quadragénaire était également séduisante, puisque le registre de la comédie est habituellement réservé aux actrices ou acteurs plus jeunes. Ici, c’est une multitude de thèmes intéressants qui s’offre aux scénaristes et il faut bien avouer que plus d’un épisode sera nécessaire pour juger de l’évolution de ce traitement. Enfin le rapport de Karen aux jeunes atteints de la Trisomie 21 dans le centre dans lequel elle travaille est également intéressant, même si là encore, l’actrice joue un peu trop sur son physique et expose son corps de façon exagérée. Love you more détenait donc un potentiel certain, gâché par des excès de vulgarité et une obsession de son actrice principale à vouloir exposer son corps. Au final, le fait de tout mettre en relation avec le physique de Bridget Everett de façon aussi peu subtile plombe la série et la rend très maladroite dans son propos. Ces défaits criants pourront ôter à plus d’un l’envie de poursuivre le visionnage de cette série.

Crédits : Amazon

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