Critique Blu-Ray

DARKMAN (Critique)

5 STARS CHEF D'OEUVRE

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SYNOPSIS: Peyton Westlake, brillant gênéticien, vient de réaliser la synthèse des cellules de la peau. Sa femme, avocate, a pour client un constructeur immobilier, Louis Strack Jr, dont un document confidentiel vient de lui révèler les agissements douteux. Elle cache le document dans le laboratoire de son mari. Louis Strack Jr envoie des tueurs pour récupérer son bien. Le professeur est laissé pour mort mais il survit a ses horribles blessures. Defiguré, il réussit à se recomposer un visage, mais qui ne tient qu’une heure, afin d’assouvir sa vengeance.

A la fin des années 1980, prononcer le nom de Sam Raimi suffisait à mettre des étoiles dans les yeux à la plupart des cinéphiles, même les plus blasés, tant ses deux Evil Dead furent incontestablement parmi les films les plus marquants de la décennie. Avec ces deux films, entre lesquels il tourna Shockwave, Sam Raimi avait imposé son style inimitable et l’une des figures les plus emblématiques du cinéma d’horreur devenu depuis une icône de la pop culture: Ash interprété par son complice de toujours, le cartoonesque Bruce Campbell. L’histoire du cinéma est remplie d’anecdotes démontrant qu’un grand film naît parfois d’un heureux concours de circonstances ou du renoncement à d’autres projets et c’est précisément ce qui est arrivé à Sam Raimi après Evil Dead 2. Darkman est ainsi né de son échec à acquérir les droits de Batman (qui échu pour le meilleur entre les mains de Tim Burton) et de The Shadow (dont l’adaptation par Russel Mulcahy ne laissa pas un souvenir impérissable) et dû créer son propre matériau, son (super) héros et sa mythologie. Si le look de Darkman est très inspiré de celui de The Shadow, son histoire porte bien la marque de son auteur, Sam Raimi ayant écrit le script avec son frère.

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Comme son héros qui dans son laboratoire a crée et perfectionné une formule lui permettant de créer une peau synthétique reproduisant parfaitement la peau humaine, Sam Raimi a réussit à créer ad nihilo un comic book movie qui se hisse au niveau des meilleurs, voire même les surpasse. Darkman réunit toutes les qualités que l’on attend d’un film de ce genre: un héros charismatique dont l’origin story est touchante et la personnalité complexe, des enjeux forts, un bad guy et des hommes de main mémorables, une mise en scène extrêmement dynamique et inventive. Avec ce récit, Sam Raimi rend à la fois hommage aux comics books et aux films Universal des années 30, Darkman étant autant un héros type de comic book, qu’un monstre qui va se battre pour récupérer sa vie, la femme qu’il aime et se venger de celui qui lui a tout pris. La transformation de Peyton Westlake (Liam Neeson) n’est pas que physique, elle est aussi psychologique. Sa condition, sa soif de vengeance et le fait qu’il soit devenu insensible à la douleur, font monter en lui une rage qu’il ne parvient pas à contrôler. Liam Neeson dont c’est le premier grand rôle supplée Bruce Campbell que Sam Raimi ne put imposer et qui se contentera d’un caméo à la fin du film. Il apporte au personnage un mélange de force et de fragilité probablement différent de ce qu’aurait apporté Bruce Campbell qui aurait, à notre sens, emmené encore un peu plus le film vers la comédie, quand il trouve ici le bon compromis.

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Il apporte de la gravité et de l’émotion à son personnage, du poids à ce récit quand la mise en scène elle, très graphique et dynamique, donne la sensation de tourner les pages d’un comic book et de sauter de case en case avec très peu de temps morts. Darkman marche ainsi sur deux jambes quand tant d’autres films de super héros sont unijambistes en optant soit pour le fun soit pour la gravité. Lé récit intime de Peyton Westlake  s’imbrique parfaitement dans le récit de la vengeance poursuivie par Darkman, de sorte que l’on n’oublie jamais que derrière ces bandages se cache un homme détruit qui lutte désespérément pour retrouver sa vie. Sam Raimi s’intéresse à l’homme, à ses failles, à sa transformation psychologique, ne craignant pas de le rendre ambigu et inquiétant. La fantaisie, le côté cartoonesque apporté par sa mise en scène enrichit ainsi le film sans rien lui enlever de sa profondeur. Parcouru de plans iconiques, le récit emprunte les chemins de la tragédie avec ce héros rongé de l’intérieur, devant lutter contre lui-même, autant que contre ceux qui ont détruit sa vie. Comme Ash (Evil Dead), Peyton s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, il est un héros par accident et nécessité comme les affectionne Sam Raimi.

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Il fait face à une menace qui n’a rien de surnaturel mais qui n’est pas moins inquiétante, car tangible. Le bad guy de ce récit est de la trempe des ordures en col blanc comme Carter Burke (Aliens) ou Dick Jones (Robocop), prêts à tout pour arriver à leurs fins. Il ne s’agit pas pour eux de dominer le monde mais d’accumulation de richesses et de pouvoir financier. Louis Strack (Colin Friels) est en effet un de ces promoteurs qui ont fait fortune dans les années 80 et 90, fricotant avec la pègre pour éliminer ses concurrents. Robert Durant (Larry Drake formidable dans un rôle à contre emploi de celui qu’il interprétait alors dans La Loi de Los Angeles) est quant à lui le parfait sadique, associé et exécutant des basses œuvres de Louis Strack, dont l’utilisation du coupe cigare fait froid dans le dos. Sam Raimi a su créer un univers qui embrasse les codes du comic book movie, allant presque jusqu’à les parodier, mais dans lequel les personnages ont une vraie épaisseur, ne restent pas unidimensionnels, réduits à une simple fonction. Plutôt que de penser son film autour de scènes aussi efficaces et réjouissantes soient elles, Sam Raimi part de ses personnages, de l’histoire qu’il veut raconter sur cet homme dont il explore les tourments et qui se bat contre un monde qui lui était jusqu’alors totalement étranger. Darkman peut ainsi s’autoriser les ruptures de ton, la violence graphique, l’humour, l’action, sans jamais donner le sentiment d’aller dans la facilité et de perdre de vue son propos. Sam Raimi mixe les genres avec virtuosité, sans céder à la facilité et sortir de son cadre. C’est ce qui fait que son film reste un modèle d’équilibre, un des meilleurs films d’un genre qui se déprécie malheureusement d’année en année à force de n’être pensé qu’en terme de marketing et de cahier des charges.

Une édition exceptionnelle avec de nombreux bonus exclusifs:

Ce coffret exceptionnel contient :

Le film Darkman en haute définition

Les films Darkman II et Darkman III en haute définition

Le Comics de 100 pages inédit en France DARKMAN CONTRE L’ARMÉE DES TÉNÈBRES au format d’origine 17 X 26 cm

Plus de 3h30 de bonus

«  Ils ont détruit tout ce qu’il avait, tout ce qu’il était. Le crime a un nouvel ennemi et la justice un nouveau visage ! »

BONUS

« Darkman : Sam Raimi et ses influences » : interview de Julien Dupuy et Stéphane Moïssakis exclusive à l’édition française

« L’Univers de Darkman » : interview du directeur artistique et du responsable des décors

« Disséquer Darkman » : interview de Liam Neeson

« Souvenirs d’une expérience pas comme les autres » : interview de Frances McDormand

« Mon nom est Durant » : interview de Larry Drake

« Les Hommes de Durant  » : interview des acteurs Dan Bell et Danny Hicks

« Le Visage de la vengeance » : interview du responsable des maquillages

Interviews d’époque

Storyboard

Galeries photos

Bandes-annonces d’époque

Spots de pub

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Titre Original: DARKMAN

Réalisé par: Sam Raimi

Casting: Liam Neeson, Frances McDormand, Colin Friels, Larry Drake …

Genre: Fantastique, Super Heros

Date de sortie: En Edition Ultime Combo Bluray DBD le 07 novembre 2017

Distribué par: L’Atelier d’Images

5 STARS CHEF D'OEUVRE

CHEF-D’ŒUVRE

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