Critiques

THE MINDY PROJECT (Critique Saison 6 Episodes 6×01 & 02) Mener sa barque à bon port ?

SYNOPSIS: Mindy Lahiri, une femme médecin trentenaire, gaffeuse, impatiente et désespérément romantique, estime que le moment est venu pour elle de prendre de bonnes résolutions afin que la chance puisse enfin lui sourire en amour et dans tous les autres domaines. Elle a l’intention d’être plus ponctuelle et moins dépensière, de lire plus de livres et de perdre du poids ! En devenant parfaite, elle espère tout naturellement rencontrer enfin son homme parfait…

Mindy Kaling est surbookée ces temps-ci : après la sortie de son deuxième livre en 2015, l’actrice-scénariste-productrice aux multiples talents vient de signer un contrat s’étendant sur plusieurs années avec Universal TV pour qui elle développera une multitude de projets. Elle a également dit oui à deux films qui devraient sortir dans le courant de l’année prochaine (dont Ocean’s Eight, le très médiatisé remake de Ocean’s Eleven), et annoncé sa grossesse au monde entier. Au milieu de ces chamboulements personnels et professionnels, The Mindy Project, que la chaîne FOX avait annulé et que le service de streaming HULU avait repêché à la dernière minute, repartait pour deux nouvelles saisons. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin, et comme sa créatrice a un agenda bien rempli, The Mindy Project tirera sa révérence au printemps 2018 après six ans sur nos écrans.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que pour sa dernière saison, la série reste fidèle à elle-même. Ce qui avait commencé en 2012, comme une petite comédie qui mettait (très subtilement) en lumière le manque de diversité dans les romances à l’écran, notamment avec cette scène marquante de l’épisode pilote dans laquelle une Mindy Kaling en état d’ébriété chevauchait une bicyclette rose en hurlant : « Je suis Sandra Bullock ! « . Que de chemin parcouru depuis, puisque notre célibatante égocentrique est montée en grade dans son cabinet médical, est désormais le chef de sa propre clinique de fertilité et se retrouve mère d’un petit Leo. Le départ de Chris Messina, qui interprétait Danny Castellano, l’Homme avec un grand H de cette parodie de comédie romantique, n’a pas empêché Mindy de continuer son bonhomme de chemin et retrouver l’amour avec Ben (Bryan Greenberg). Côté boulot, le cabinet médical a aussi vu son lot de départs et d’arrivées, avec les adieux d’Anna Camp (Gwen Grandy), la disparition et réapparition de Beverly (Beth Grant) et le séjour de Peter Prentice (Adam Pally), le frat boy par excellence, qui voulait voir son nom écrit en grand sur la façade l’immeuble, puis s’est enfui au Texas avant de revenir dire bonjour dans quelques épisodes ici et là, laissant la place à Jody Kimball-Kinney (Garret Dillahunt) et sa sœur Colette (Fortune Feimster). Sont quand même restés, au cours de ces six années, quelques fidèles comme Morgan (le fabuleux Ike Barinholtz), Jeremy (Ed Weeks) et Tamra (Xosha Roquemore), ainsi que Mindy Kaling, qui ne pouvait décemment pas nous quitter et espérer que la série lui survive.

The Mindy Project satirise gentiment des codes de la comédie romantique, faisant référence à de nombreux films du genre (Groundhog Day, Entre Deux Rives, Comment se faire larguer en Dix Leçons) mais cette sixième saison, si elle garde le même ton enlevé et le même rythme staccatto, a la particularité de se placer à un moment charnière qui bouscule un peu les conventions du genre : après le mariage. Parce qu’on le sait bien, tous les contes de fées ont la même conclusion :  » Ils se marièrent et vécurent heureux pour toujours « , et si Mindy se voyait bien dans la peau de la princesse embrassant un crapaud, la question du « et après » est bien plus difficile pour elle. On la voit donc tenter de gérer sa vie de la façon la plus adulte qui soit (un challenge de taille pour un personnage comme Mindy), tandis qu’autour d’elle les gens avancent sur leurs chemins respectifs, de manière plus ou moins mature et constructive. Tout ce qu’on espère, c’est qu’après six ans passés à galérer, notre protagoniste saura enfin mener sa barque à bon port. Parce qu’elle est foncièrement imparfaite, notre Mindy, gaffeuse, égoïste, accroc à la junk food et aux Kardashian, mais elle a quand même le droit d’être heureuse.

Crédits : Hulu

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