Un film une séance

Un film, une séance… #2

Un film, une séance…
Dunkerque

le 20 août 2017 à Rennes (en Bretagne, juste à côté de la France)

Je tenais tout d’abord à remercier les 5 lecteurs de ma première chronique qui ont également boosté les audiences du site. J’ai bien noté les nombreuses questions et je vais répondre en toute sincérité. Oui ma langue maternelle est le français, oui j’avais déjà écrit avant cette chronique, non je n’ai pas menacé le rédacteur en chef afin qu’il publie mon texte, c’est même le contraire, non je ne suis pas proche de la retraite ni atteint d’une grave maladie qui m’obligerait à mettre fin à mon activité ici. Bref, c’est parti pour un film une séance numéro deux, plus grand plus fort plus drôle, plus instructif…

La date : Le 20 août 2017

Le 20 août 2017, jour anniversaire d’Amy Adams, dont le dernier film Premier Contact traîne sur mon bureau depuis des semaines, sans que je me décide à le regarder… il y a des moments dans la vie où l’on préfère visionner La soupe au choux plutôt que Rencontres du troisième type (je me suis d’ailleurs toujours demandé qui étaient les deux premiers…), à tort ou à raison… tient, en parlant de Thor, l’un de mes collègues rebuté par l’aspect flashy des affiches de Thor : Ragnarok me demandait l’autre jour de lui donner une seule bonne raison d’aller le voir… Certes il y a Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Cate Blanchett, Mark Ruffalo ou Anthony Hopkins au casting, mais aucun ne fait le poids face à Jeff Goldblum. Parce que Jeff Goldblum est cool, un point c’est tout… de La mouche à Jurassic Park en passant par Série noire pour une nuit blanche, Indépendance Day ou La vie Aquatique, quel que soit le film, la série, ou la cérémonie à laquelle il a participé, il est cool. D’ailleurs si je tape cool sur google, je tombe sur… un clip de Kendji Girac… euh… et si je tape « cool acteur » … je tombe sur… Les babas coolChris Pratt… Ryan Gosling… page suivante… Bill murray, Ryan Reynolds, George Clooney…. Et si je rajoute mouche… je tape « cool acteur mouche »… paf voilà, qu’est ce que je disais, Jeff Goldblum.

La salle : Gaumont, Rennes

Un Gaumont flambant neuf, avec plus de salles que de doigts sur mes deux mains… des pop-corn qui sentent bon le caramel et coûtent très chers, des sièges moelleux et des écrans géants, et puis, cette idée géniale de Gaumont. Depuis quelques mois il nous faut réserver son siège en prenant son billet… Fini l’excitation du début de la séance… « Tiens, l’écran est très grand ou petit, je vais me mettre plutôt devant, au milieu, loin de ce groupe bruyant… », fini le plaisir de choisir sa place dans la salle, il faut se décider avant, sur un écran, en aveugle. Alors oui, certains ont inventé l’électricité, les antibiotiques ou les fontaines de chocolat… et puis il y a Gaumont… Mais cela n’a pas non plus suffit à gâcher mon plaisir, rassurez-vous, car la salle étant à moitié vide j’ai pu m’installer où je voulais… ou presque…

Car, quelques minutes plus tard, une dame d’un certain âge me fait remarquer à juste titre, ticket accusateur en main, que c’était sa place… (cette impression étrange d’être dans un tgv avant le départ). Je me suis excusé et me suis éloigné de 5 sièges pour lui laisser un espace de respiration. Elle m’a demandé d’un air suspicieux si c’était vraiment ma place… je lui ai dit, non que j’étais en 7b… elle m’a signalé froidement que nous étions au rang « e » et non pas « b », je lui ai dit : « bien sûr madame, mais je ne savais pas que l’écran était si grand, et comme il y a un peu de place je…  » elle m’interrompt alors en me montrant le rang « b » et en me conseillant de m’y installer puisque c’était ma place réservée… j’ai commencé à lui réexpliquer que je ne connaissais pas la salle et que… mais non, paf, elle me dit : « taisez-vous vil coquin et changez de place… « . Interloqué je lui réponds agressivement « Flûte » ! Choquée elle me frappe violemment la joue gauche, ce à quoi je réplique par une droite amortie qui la laisse de marbre et qui ne l’empêche nullement de riposter par un uppercut brutal qui fait craquer ma mâchoire … je me jette ensuite de tout mon poids sur la dame pour l’écraser dans son fauteuil… mal m’en a pris car elle me retourne comme une crêpe au citron et me jette sur le sol avant de poser ses lèvres sur ma bouche ensanglanté et de m’embrasser fougueusement… bref… la réservation de son siège c’est caca… (pas mieux) et pour 12 crêpes il faut 250 g de farine, 50 gr de beurre, 50 cl de lait, 10 cl d’eau, 4 gros œufs, 1 pincée de sel et 2 cuillères à soupe de sucre en poudre.

Le film : Dunkerque

Pour tout vous dire, parce qu’à vous je peux tout dire, j’aurai préféré aller voir Baby Driver de Edgar Wright, revenu de son éviction de Ant-Man (Marvel parfois on t’aime bien, mais parfois on a envie de te coincer les doigts dans une porte et de serrer très fort !), mais comme la séance était un peu tardive et qu’à mon âge la nuit commence tôt, c’est Dunkerque qui a les honneurs de cette seconde rubrique. Et franchement, en deux mots, c’est un grand film de guerre, immersif et passionnant, saisissant et terrifiant. Voilà… je vous invite comme le mois dernier à découvrir la très bonne critique de Patrice Steibel. Et puisqu’on parle de très bons films, j’ai enfin visionné Logan hier soir, et c’est sans doute l’un des meilleurs films de super héros qu’il m’a été donné de voir depuis fort longtemps ! Pour couronner le tout, le steelbook est très beau, certes il coûte un bras, mais il est beau. A savoir, ne faites pas comme moi, lorsque l’on m’a prévenu que l’objet coûtait un bras, je me suis fort logiquement saisi d’un couteau à pain, et j’ai coupé tant bien que mal mon bras au niveau de l’épaule. Le couteau à pain n’est pas idéal car il ripe plus qu’il n’entaille l’os, j’ai dû finir avec un couteau de boucher… tout ça pour m’entendre dire que ce n’était qu’une expression… merci de me prévenir une fois que j’ai taché toute ma cuisine. J’ai eu l’air totalement ridicule et en plus je vous avoue que c’est très douloureux… surtout sur la fin lorsqu’on arrache les derniers filaments et que les nerfs se déchirent… Mais c’est un mal pour un bien, car pas de bras pas de chocolat, un seul bras, un max de chocolat.

A lire la critique de Dunkerque ici

Et voilà, alors que dehors le vent danse une folle farandole avec quelques feuilles égarées sur le parking bitumé, je termine fiévreusement cette nouvelle rubrique. Et de deux, c’est peu mais c’est déjà beaucoup, le lien est là, entre moi et toi lecteur, c’est le début d’une amitié franche, virile, sensuelle, excitante, passionnante, qui, petit à petit, de rubriques en rubriques, va nous lier comme une teigne au cuir chevelu… il y aura parfois des croûtes, des pellicules, des plaques rouges, mais toujours notre amitié vaincra, tel un antifongique. Et comme me dit souvent mon rédacteur en chef dont je n’ai plus aucune nouvelle depuis ma première rubrique : « Merci la gueuse. Tu es un laideron mais tu es bien bonne ». Rendez-vous en octobre pour le troisième numéro de Un film, une séance.

P.S. Ceci est un message privé pour la personne qui a dit lors de la première rubrique qu’elle était un peu longue. Comme je ne suis pas du tout à l’écoute de mes lecteurs, je tenais à lui faire remarquer que j’ai fait un effort, puisque cette seconde rubrique a presque mille signes de plus que la première… Ceci dit soyons franc, qui la lira jusqu’au bout… personne !

A lire Un film, Une séance #1 ici

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