Critiques Cinéma

SALES GOSSES (Critique)

SYNOPSIS : Cet été, Alex se retrouve moniteur d’une « colo » très particulière. Car ici point d’enfants ni de têtes blondes… mais des retraités et des cheveux blancs. Ces charmants pensionnaires vont lui en faire voir de toutes les couleurs. Retraités déchaînés en colo, monos au bout du rouleau : il n’y pas d’âge pour être un sale gosse !

En cette période estivale voici venir une fois de plus une comédie française. On va se le dire tout de suite Sales Gosses ne révolutionne en rien le genre. Mais Sales Gosses sort un peu du lot malgré tout surtout et grâce à l’interprétation de ses comédiens. Leurs jeux amusés de vieilles canailles apporte une certaine fraîcheur qui est à souligner. Cette fraîcheur de la fleur de l’âge sillonne le film, ce qui manquait dans les productions de comédies françaises qui viennent de s’échelonner ces derniers mois. Il y a également l’interprétation de Thomas Solivérès que l’on a pu repérer dans Intouchables, Les Gamins, Scènes de ménages et surtout au théâtre dans Harold et Maude aux côtés de Line Renaud. Son interprétation apporte beaucoup au comique de situation. Son jeu légèrement en décalage permet de susciter le rire. Le film ne repose pas que sur son interprétation car en effet toute cette colo de grands gamins composée par des comédiens souvent seconds couteaux au cinéma est assez jouissive: Jacques Boudet, Michèle Moretti, Albert Delpy, Carmen Maura, Liliane Rovère (Dix Pour Cent) compose le groupe de joyeux drilles septuagénaires placés sous la responsabilité de Thomas Solivérès.

Ce film ne révolutionne en rien le genre, mais le point de départ apporte une certaine originalité qui amène des moments drolatiques mais aussi des pointes d’émotion que l’on n’avait pas vu venir. Sales Gosses apporte finalement beaucoup de spontanéité, de vivacité et de naturel en traitant de manière légère de la question de l’ennui quand survient le vieillissement. Une fois de plus ce n’est pas un film français qui révolutionne et dynamise la comédie mais il a le mérite de porter en lui une grande tendresse non conventionnelle, ni bien pensante. C’est à noter et on peut dire que c’est une comédie fort rafraîchissante cet été. Une sorte de Cocoon 2017.

Quelques dialogues fort savoureux quelques situations cocasses de bons comédiens voici un cocktail fort appréciable et qui évite certains poncifs de la comédie française actuelle. Le parcours vacancier de ces grands enfants et de leur animateur fait mouche car le personnage d’Alex grandit, s’émancipe et acquiert une indépendance, une maturité au contact non pas de sages mais de vieillards irrévérencieux. Le réalisateur, Frédéric Quiring réussi la gageure de nous attacher à cette galerie de portraits sincères.

Au vu de la sortie de certaines comédies françaises récemment, le spectateur est en droit par contre de s’interroger sur l’avenir de ce type de productions qui sortent de manière consécutive comme dans un déversoir à comédies et qui malheureusement ne s’inscrivent en général pas dans les annales comme des films d’anthologie. A moins que Sales Gosses ne perdure dans les esprits et c’est ce qu’on lui souhaite car c’est un film sympathique qui sort légèrement de sentiers rebattus.

Titre Original: SALES GOSSES

Réalisé par: Frédéric Quiring

Casting : Thomas Solivérès, Tanya Lopert, Albert Delpy…

Genre: Comédie

Sortie le: 19 juillet 2017

Distribué par: UGC Distribution

PAS GÉNIAL

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