L'agenda d'un sériephile (Chronique)

L’AGENDA D’UN SERIEPHILE (Chronique) #1

Pensées, impressions et souvenirs d’un sériephile en mouvement

Lundi 17 Juillet 2017

Friends from College nouvelle série proposée par Netflix est une création du réalisateur Nicholas Stoller (Sans Sarah, rien ne va!, Cinq ans de Réflexion, Nos Pires Voisins…). Issu de la galaxie de Judd Apatow, Stoller n’a pas son pareil pour mixer un humour sans concessions avec une certaine mélancolie. Les deux premiers épisodes de cette série sont plutôt réussis et drôles et me confortent dans mon appréciation positive du travail de Stoller. Qui plus est retrouver Cobie Smulders (How I met your Mother) n’est pas déplaisant. Si la série n’a rien de très novateur, son ton empreint de tout ce qui fait le sel de la comédie américaine moderne dont Apatow est le chef de file m’a plutôt séduit, et le plaisir d’y recroiser Fred Savage (Les Années Coup de Cœur) n’est pas étranger au plaisir que j’y ai pris.

 

Mercredi 26 juillet 2017

Sortie DVD chez Éléphant Films de la saison 2 de Baretta. Par hasard, il y a quelques semaines j’avais revu le pilote de cette série des années 70 créée par le prolifique Stephen J. Cannell. Et cela reste conforme au souvenir que j’en avais, à savoir une série hard boiled avec un personnage principal atypique qui dégaine les poings et le revolver avec la même dextérité. Un personnage singulier dont l’histoire d’amour contrariée de manière sanglante dans l’épisode pilote l’amène à devenir ce qu’il sera au cours de la série. Interprété par Robert Blake (qui s’est illustré de manière sordide il y a quelques années pour le meurtre de sa seconde épouse, crime dont il sera acquitté), Baretta est un personnage singulier, adepte du déguisement, qui vit dans une chambre d’hôtel avec comme compagnon un perroquet et comme seul véritable ami le concierge de l’hôtel. Série violente et bien ficelée, Baretta, que j’avais découvert à l’époque bénie de La Cinq, a certes vieilli mais les intrigues fonctionnent toujours et Robert Blake a suffisamment de charisme pour conférer à ce visionnage nostalgique un véritable plaisir.

Vendredi 28 juillet 2017

Je commence le visionnage des premiers épisodes de Quadras bientôt sur M6 avec en têtes d’affiche François-Xavier Demaison et Alix Poisson. Série chorale qui ramène enfin la comédie française à la télévision et sur M6 qui renoue avec la fiction ambitieuse quelques mois après Glacé, Quadras est une immense surprise. Et une très bonne. Avant d’y revenir prochainement ici en détails, c’est un enchainement non stop de répliques hilarantes qui ne sont là que pour servir une histoire formidablement racontée ! Un bonheur total avec des personnages impeccables et des choix narratifs sinon ambitieux, à tout le moins extrêmement bien agencés. Écrit par Mélissa Drigeard (Jamais le premier soir) et Vincent Juillet et réalisé par Mélissa Drigeard et Isabelle Doval, Quadras est une série réellement jubilatoire qui mériterait d’être un grand succès.

Samedi 29 juillet 2017

Découverte de The Bold Type lancée aux États-Unis sur la chaine Freeform. Vraiment une belle surprise, fun, pleine d’entrain et de bonne humeur portée par un formidable trio de comédiennes. Ce qui pourrait de prime abord ne sembler être qu’une série estivale destinée à servir d’agréable bouche trou a plus d’un tour dans son sac à malices et sous couvert de divertissement se pare d’une écriture incisive et d’un discours féministe rafraîchissant. Si vous cherchez une série sur le journalisme, vous n’y trouverez sans doute pas votre bonheur tant le sujet de la presse y est traité de manière relativement caricaturale mais dès lors qu’il y est question de dépassement de soi, de discours positifs sur la place des femmes dans la société contemporaine et d’engagement au sens le plus large, The Bold Type nous séduit par son rythme et son ton iconoclaste qui fait souffler un grand vent de liberté. Quatre épisodes d’affilée ont en plus fait montre d’une qualité qui grimpait crescendo. The Bold Type pourrait vraiment être l’une des séries phares de la saison d’été comme l’avait été UnREAL il y a deux ans .

J’enchaine avec le premier épisode de Room 104 la nouvelle série des frères Duplass dont j’ai adoré Togetherness stoppée par HBO après deux petites saisons. Là changement de registre radical avec cette anthologie annoncée aux multiples colorations et dont le premier opus est très réussi et m’a totalement tenu en haleine. Hyper malin et creepy j’ai marché jusqu’à la toute fin, même si j’ai eu des petits doutes sur l’issue, mais je n’ai pas boudé mon plaisir et me suis totalement laissé surprendre. Hâte de voir si toutes les histoires qui composent la série me séduiront toutes autant car il ne sera pas simple de se renouveler avec l’unité de lieu et l’exigüité.

En fin de soirée je poursuis mon revisionnage de l’intégrale de la fantastique Engrenages dont la saison 6 arrivera en septembre sur Canal +. Toujours aussi prenante même lorsque l’on a déjà vu les épisodes, la série est qui plus est magnifiquement interprété. Elle a un seul réel défaut en fait car ce qui est horrible avec Engrenages c’est qu’à une heure avancée de la nuit, tu te dis « allez deux épisodes ce soir et c’est tout! ». Puis arrive la fin du 2ème et là… Bon après l’épisode 3 de la saison 5 extinction des feux, mais ce n’est que partie remise pour la suite de cette très très grande série française.

Lundi 31 juillet 2017

3H du matin : j’attends comme chaque semaine depuis le début de la saison 7 de Game Of Thrones que le nouvel épisode commence en simultané sur OCS City. Peu de séries peuvent se targuer de me faire veiller si tard (oui bon c’est vrai ça dépend et comme je ne suis pas particulièrement couche tôt, bref…) mais un grand café pour repousser la fatigue qui commence à poindre et je suis frais comme un pinson pour découvrir l’épisode 3. N’ayez crainte, je ne vais rien vous spoiler de l’intrigue, mais pfioouuuu cet épisode fait monter d’un cran la saison en terme de dramaturgie et vous colle des frissons tout du long en faisant avancer l’intrigue à coups de dialogues brillants et de scènes absolument incroyables qui vous laissent pantois et pas forcément pour les raisons auxquelles on pense habituellement avec les épisodes choc de la série phare de HBO.

13 H : J’apprends la disparition de l’acteur Jean-Claude Bouillon (au premier plan sur la photo ci-dessus) l’inoubliable Commissaire Valentin de la série Les Brigades du Tigre que je regardais enfant sur la chaine qui s’appelait encore Antenne 2 et si ma mémoire ne me trompe pas, c’était le vendredi soir juste avant le sacro-saint rendez-vous avec Apostrophes de Bernard Pivot. Une belle série avec des personnages bien écrits et interprétés par un trio charismatique (Pierre Maguelon et Jean-Paul Tribout complétaient la distribution). Cette série, qui ne parlera sans doute pas aux plus jeunes de nos lecteurs fut une vraie réussite et l’un des fleurons de la télévision française pendant neuf ans et six saisons. Je ne l’ai pas revue depuis un moment mais j’en ai gardé un bon souvenir. Elle a vieilli à n’en pas douter mais en bien ou en mal, seul un revisionnage me donnera la réponse. J’essayerais de caser un ou deux épisodes dans mon agenda estival.

Mardi 1er août 2017

16 H : La bande-annonce de Mindhunter, une des séries Netflix de l’année qui arrivera sur la plateforme de SVOD le 13 octobre prochain et co-produite et en partie réalisée par le génial David Fincher a été dévoilée. Des images fortes, un climat anxiogène, une photographie léchée, il n’en fallait pas plus pour me hypé de manière totalement obscène. Fincher est depuis ses débuts l’un de mes réalisateurs préférés, son univers visuel, sa patte, son talent de réalisateur ainsi que la présence du formidable Jonathan Groff (Glee, Looking…) ne peuvent qu’attiser mon envie. Vivement octobre.

23H : Je me lance dans Ozark nouvelle série Netflix décidément de plus en plus prolifique avec ses créations originales avec en vedettes Jason Bateman et Laura Linney (The Big C qui avait fait exploser mon quota de glandes lacrymales par épisode). La bande-annonce m’avait totalement séduit alors que je n’avais presque pas entendu parlé de la série auparavant. Après quinze premières minutes mollassonnes une longue scène tendue fait basculer la série dans le thriller noir décalé absolument formidable. Si Ozark n’a pas la densité ou la continuité de ce qui fait les chefs-d’œuvre, elle a suffisamment de qualités pour maintenir en haleine avec des rebondissements inattendus, des personnages bien caractérisés, une galerie de gueules incroyable. C’est décalé, hyper bien réalisé (entre autres par Jason Bateman lui-même qui signe une bonne partie des épisodes) avec des choix visuels marqués et une photo magnifique. Peut-être que le sentiment de familiarité qui prédomine quand on découvre le pitch de la série en rebutera certains, mais on est parfois entre Breaking Bad et du Tarantino toutes proportions gardées (avec certes quelques trous d’air et des séquences qui parfois posent question quant à leur vraisemblance). Une très bonne surprise en 10 épisodes enfilés en trois jours ce qui ne m’était plus arrivé depuis un bail.

Vendredi 4 août 2017

Fin de la troisième semaine de diffusion du feuilleton quotidien de TF1, Demain nous Appartient. J’avais dit dans ces colonnes le bien que j’avais pensé du premier épisode malgré certaines carences. Après 15 épisodes, je confirme que la série réussit ses débuts avec de très nombreux personnages, ce qui pouvait faire craindre que l’on se perde avec toutes les intrigues croisées qui allaient les mettre en scène, mais non. Avec Demain nous Appartient, dont je vois très bien certains défauts (invraisemblances en pagaille, surjeu de certains comédiens, montage et musique qui appuient les rebondissements quitte à faire perdre en crédibilité) je retrouve pour ma part le plaisir du feuilleton quotidien à suivre. Tous les ingrédients du soap sont là et j’en suis friand depuis toujours. Si la série se pare pour ses débuts des atours des sagas de l’été qui firent le bonheur de la chaine, elle s’émancipe petit à petit de ce carcan pour devenir un véritable daytime soap avec des points faibles mais aussi une véritable efficacité et des arches narratives qui tiennent en haleine et donnent envie d’en savoir plus. J’espère que TF1 va poursuivre l’aventure, la première chaine d’Europe mérite un grand feuilleton quotidien et Demain nous Appartient en a l’ADN.

Dans la malle aux souvenirs…

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Le Générique souvenir : Les Années Coup de cœur

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