Critiques Cinéma

L’ÉCHELLE DE JACOB (Critique)

SYNOPSIS: Jacob Singer, un employé des postes new-yorkaises, est assailli par de nombreux cauchemars durant ses journées. Il voit des hommes aux visages déformés et se retrouve dans des lieux qu’il ne connaît pas. Jacob est victime des flashbacks incessants de son premier mariage, de la mort de son fils et de son service au Vietnam. Jours après jours, Jacob s’enfonce dans la folie en essayant de comprendre ce qui lui arrive avec l’aide de Jezebel, son épouse. 

Les années 80 ont vu fleurir bon nombre de films (Apocalypse Now, Full metal jacket, Rambo, Platoon, Né un 4 juillet…) et de séries TV (Magnum, L’enfer du devoir, L’agence tous risques…) évoquant la guerre du Vietnam. A chaque fois, le propos était critique envers l’intervention américaine ou axé sur les conditions du retour à la vie civile et sur les séquelles des anciens soldats. L’échelle de Jacob n’échappe pas à cette règle et propose un traitement différent puisque davantage axé sur un univers mystérieux et fantastique. Adrian Lyne, plus connu pour ses thrillers parfois à tendance érotique (9 semaines 1/2, Liaison fatale, puis Proposition indécente en 1993 ou encore le remake de Lolita en 1997), réalise en 1990 L’échelle de Jacob, avec dans le rôle principal le génial Tim Robbins.

L’ouverture du film, une fois passé des plans sans doute élaborés en hommage à Apocalypse Now, propose une séquence de guerre a priori classique dans l’enfer de la guerre du Vietnam, pour s’achever sur une note ambiguë et qui amène le spectateur à réfléchir dès les premières minutes. La mort de certains soldats semble être la conséquence d’un agent chimique, sans doute une référence au tristement célèbre Agent Orange, arme chimique dévastatrice utilisée par les américains pendant ce conflit. L’explication ne sera donnée qu’à la fin du film, sous la forme d’un twist célèbre.
L’histoire se concentre ensuite sur la vie de Jacob Singer, divorcé et père de trois enfants dont l’un est disparu, qui tente de se resocialiser avec sa nouvelle compagne. Son quotidien est pollué par de nombreuses hallucinations et moments de paranoïa aiguë qui semblent être les séquelles de la guerre. On discerne toutefois très rapidement d’autres éléments de plus en plus prégnants dans les dialogues ou en rapport avec les personnages entourant Jacob. De nombreuses références seront faites aux personnages bibliques, par l’intermédiaire des prénoms des personnages: Jacob, Gabriel, Jed, Eli ou encore Jezzabel. Les scénaristes feront prononcer à certains personnages les mots donnant les clés de l’intrigue et permettant donc d’anticiper le twist final, qu’on imagine ici que vous, lecteurs, connaissez, le film ayant 27 ans d’âge.
En se repositionnant dans le contexte de l’époque, le scénario était assez solide, ce qui ne serait sans doute plus le cas aujourd’hui. On pensera également à l’histoire de Johnny s’en va-t-en guerre ou à un film de la toute fin des années 90 mettant en scène un certain Bruce Willis… Fort de références classiques, d’éléments ayant trait à la religion ou au mysticisme, s’inscrivant dans la lignée des œuvres des années 80 au sujet du traumatisme du Vietnam pour les américains, L’échelle de Jacob fait figure de classique dans le genre.

Tim Robbins livre une prestation de haut vol, parvenant, à l’exemple d’un Tom Cruise dans Né un 4 juillet, à retranscrire les maux terribles d’un soldat sans excès. Elizabeth Peña, sexy en diable, incarne à merveille la nouvelle compagne de Jacob. Mention spéciale à l’enfant star des 90’s, Macaulay Culkin, pourtant non crédité au générique mais qui incarne à la perfection un rôle primordial. Adrian Lyne propose une réalisation inspirée, suffisamment rythmée pour intéresser le spectateur pendant près de deux heures, mais qui permet aussi de ralentir ce qu’il faut pour offrir quelques séquences contemplatives ou mystérieuses. La réalisation donne un cachet très spécial à un long-métrage qui donne aussi à réfléchir. Un classique indémodable, qui fait référence.

Titre Original: JACOB’S LADDER

Réalisé par: Adrian Lyne

Casting : Tim Robbins Elisabeth Peña, Danny Aiello …

Genre: Drame, Fantastique, Epouvante-Horreur

Date de sortie: 16 janvier 1991

Distribué par: –

EXCELLENT

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