Au commencement...

Au commencement… (Séries) Glow 1X01 & 02

SYNOPSIS: Ruth Wilder, une actrice en mal de notoriété, trouve dans le monde du lycra et des paillettes du catch féminin une dernière chance de se faire un nom. Obligée de travailler avec douze marginales d’Hollywood, Ruth est aussi en concurrence avec Debbie Eagan, ancienne actrice de soap.

On vous présente Glow (Gorgeous Ladies Of Wrestling, ou les Sublimes Demoiselles Du Ring), la nouvelle série Netflix, créée par la scénariste Liz Flahive (Nurse Jackie) et menée à bride abattue par une Alison Brie au sommet de sa forme. Co-écrite par Flahive et Carly Mensch et un coup de pouce de Nick Jones à qui l’on doit le script du troisième et huitième épisodes, la série peut se targuer d’un sujet peu commun, celui du catch féminin dans les années 80, et surtout du soutien d’une productrice toute-puissante : Jenji Kohan à qui l’on doit, entre autres, Orange Is The New Black et Weeds. Le résultat est un cocktail explosif de couleurs et de permanentes ahurissantes, une esthétique pop art ultra américaine qui assume totalement son extérieur bigarré et qui pourtant, se penche sur la vie de ses personnages avec beaucoup de finesse. Glow a tout de la structure du soap opera, un mastodonte dont la série s’inspire d’ailleurs ouvertement tout en se moquant allègrement des tropes simplistes du genre. L’intrigue est assez simple et suit les pérégrinations de Ruth (Brie), jeune actrice de Los Angeles dont la carrière ne va nulle part. C’est ainsi qu’elle se retrouve sur une ring avec un groupe disparate de femmes, à essayer d’apprendre les chorégraphies du catch sous le regard cynique et acerbe de Sam (Marc Maron), le « metteur en scène » vaguement visqueux. Notre petite équipe de paumées va donc apprendre à se défendre, à s’attaquer, à se donner en spectacle et à se faire confiance, et l’on imagine déjà les liens qui se formeront entre les catcheuses au fil de la saison.

Vous aimerez :

L’esthétique. Les costumes sont de Beth Morgan (The Last Man on Earth), la direction artistique d’Harry E. Otto (Girlboss) et le design de production de Todd Fjelsted (Looking). On est en plein dans les années 80 made in Hollywood, entre grand plans poussiéreux des autoroutes californiennes et maquillage chatoyant sur les visages de ces dames. Visuellement, la série sait ce qu’elle veut et n’a pas peur de le faire.

Marc Maron. Le comique américain est assez peu connu de notre côté de l’Atlantique, mais l’acteur-scénariste-producteur peut se vanter d’avoir une carrière des plus enviables. Il est magnifique dans le rôle de Sam, sorte de Spielberg raté qui essaie de se contenter du job qu’il a, et ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut de ses stars. Un rôle plutôt antipathique donc, et dont Maron se sort avec honneur.

Le cœur. Il est vrai que sur le ring comme dans la vie, les femmes de Glow se font parfois des coups en dessous de la ceinture, mais on sait dès le pilote qu’il s’agit d’une histoire de famille, et que toutes ces marginales finiront bien par se serrer les coudes. Alison Brie se donne corps et âme à son personnage et sert de fil conducteur à la série, en se rapprochant tour à tour de l’une ou l’autre de ses camarades.

Vous n’aimerez peut-être pas :

Le sujet. Les femmes et le catch forment un ménage qui ne plaira pas forcément à tout le monde. La série a beau avoir du rythme, une distribution solide et un regard bien à elle, certains trouveront sans doute la gesticule de ces néophytes de la lutte peu amusante. Ce serait dommage, mais on ne pourra pas leur en vouloir.

Le côté pop art. Les esthétiques fortes ont un peu les défauts de leurs qualités : on voit parfaitement où elles veulent en venir mais ça ne veut pas forcément dire qu’on a envie de les suivre. Si vous avez une aversion particulière pour le look années 80, on vous déconseille de voir celle-ci.

Les enjeux. Personne ne sauve le monde ici. Pas de course contre la montre, pas de demoiselle en détresse enlevée par des brigands, pas de président sur le point de se faire assassiner. Si vous préférez les séries d’action à perdre haleine ou les comédies potaches façon Wet Hot American Summer, Glow n’est sans doute pas pour vous.

Crédits: Netflix

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