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LEGION (Critique Saison 1) A ne manquer sous aucune prétexte !

SYNOPSIS: L’histoire de David Haller, le fils schizophrène du professeur Xavier, un homme sujet depuis l’adolescence à une maladie mentale. Au cours d’un de ses nombreux séjours en hôpital psychiatrique, une étrange rencontre avec un patient lui fait réaliser que les voix qu’il entend et les visions auxquelles il est confronté pourraient se révéler vraies.

Si vous êtes de ceux pour qui Iron Fist fût une amère déception, ne désespérez pas, il existe une autre série, diffusée sur la chaîne FX depuis le 8 février de cette année, qui vous réconciliera avec l’univers Marvel. La série en question s’appelle Legion et son succès auprès des fans est tel que FX a récemment donné son feu vert pour une deuxième saison. C’est une marque de confiance de la part de la chaîne que de renouveler une série pas encore terminée, une confiance justifiée d’ailleurs, quand on sait que le créateur de Legion n’est autre que Noah Hawley, visionnaire génial à qui l’on doit également Fargo, autre énorme succès de FX. Hawley s’est entouré d’une équipe de scénaristes passionnés parmi lesquels on peut nommer Bill Sienkiewicz, auteur de bandes dessinées qui a participé aux aventures d’Elektra, Spiderman ou encore des X-Men, la spécialiste des séries criminelles Jennifer Yale (Dexter, Da Vinci’s Demons) ou encore Chris Claremont, scénariste pour Jessica Jones et auteur d’un nombre ahurissant d’albums de X-Men. Bref, ceux qui manient le script savent exactement de quoi il retourne et leur maestria apparaît, évidente et grandiose dès les premières minutes du pilote.

Histoire de vous situer tout de suite, on commencera par vous dire que Legion prend place dans l’univers des X-Men, ça évitera à ceux qui ne sont pas super fan des comics et qui risquent donc, comme l’auteur de cet article, de mariner dans la perplexité la plus intense pendant deux ou trois épisodes. David Haller (Dan Stevens) est un patient schizophrénique qui passe ses jours dans un hôpital psychiatrique, jusqu’à ce qu’il rencontre la femme de sa vie, Syd Barrett (Rachel Keller), qui refuse catégoriquement tout contact physique. Rien de très excitant à priori, si ce n’est que les problèmes mentaux de David se révèlent assez vite être des pouvoirs extraordinaires, ce qui intéresse beaucoup certaines organisations secrètes. Autour de David on trouve également Lenny Busker (Aubrey Plaza), une autre patiente de l’hôpital, sa sœur Amy (Katie Asleton) et un mystérieux docteur du nom de Melanie Bird (Jean Smart) qui cache de lourds secrets. Tout ce petit monde va faire de son mieux pour aider David à y voir clair dans sa propre tête, ce qui n’est pas de tout repos, surtout quand une figure étrange et dangereuse commence à émerger des tréfonds de la mémoire de notre protagoniste.

D’un point de vue narratif, Legion bénéficie d’une structure extrêmement compliquée, indubitablement brillante, mais qui pourrait facilement perdre toute cohérence à force de détours et de coups de théâtre. Fort heureusement pour elle, la série dispose d’une équipe technique dont le savoir-faire et la créativité ont quelque chose de prodigieux. La cinématographie de Dana Gonzales et Craig Wrobleski s’allie aux designs de Michael Wylie, aux décors d’Ide Foyle et à la direction artistique de Michael Corrado et John Alvarez pour créer un monde à mi-chemin entre fantasme et réalité, flottant quelque part entre le passé et le présent, à tel point qu’il est impossible de savoir si Legion se déroule dans les années soixante ou de nos jours. Les couleurs, les coiffures de ces dames et même la coupe des vêtements donneraient à penser que nous sommes en pleine période sixties, mais les anachronismes sont partout et il est difficile de savoir en quelle année se déroule l’intrigue. Et c’est là tout le génie de l’équipe de production d’ailleurs, que de nous jeter la tête la première dans l’esprit de David, qui ne sait pas lui-même où s’arrête la réalité et ou commence la fiction. Le spectateur est brillamment trimballé de souvenir en souvenir, de mensonge en déformation, d’hallucination en cauchemar. Le travail visuel vaudrait seul la peine que l’on se penche sur cette série, mais comme on l’a dit plus tôt, le script vaut son pesant d’or. Dan Stevens est incroyable dans le rôle de David, au point qu’il éclipse tout le reste de la distribution, pourtant tout à fait honorable. Quant au méchant, il s’agit incontestablement d’un des meilleurs antagonistes de l’année. Si vous ne suivez pas cette série, on vous conseille de vous y mettre vite ; elle n’est a manquer sous aucune prétexte !

Crédits: FX

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