Critiques Cinéma

STAR TREK SANS LIMITES (Critique)

3,5 STARS TRES BIEN

star trek sans limites affiche cliff and co

SYNOPSIS: Une aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l’espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.

Avec Justin Lin (Fast & Furious) à la réalisation et Simon Pegg au scénario c’est une équipe renouvelée qui prends les commandes du troisième volet post-reboot qui marque le cinquantième anniversaire de la franchise créé par Gene Roddenberry. Ont ils su se montrer à la hauteur ?

Pour ce troisième volet des Star Trek de la Kelvin timeline (du nom du vaisseau du père de Kirk dont la destruction marque le début du reboot de la franchise) si l’équipage reste le même c’est une équipe entièrement renouvelée qu’on retrouve derrière la caméra. J.J Abrams (qui reste producteur) et ses techniciens étant parti faire la guerre dans les étoiles. Le scénario proposé par un des scénaristes des précédents volets Bob Orci (qui devait faire ses débuts derrière la caméra) ayant été rejeté c’est à Simon Pegg l’interprète de Scotty et Doug Jung scénariste de télévision (qui signe le script de God Particle la prochaine production de J.J Abrams) que Bad Robot confie l’écriture. C’est Justin Lin, auréolé du succès des Fast & Furious qui hérite de la mise en scène de cet opus qui sort pour le cinquantième anniversaire de la franchise. On retrouve l’équipage de l’Enterprise quelques années après Into Darkness dans la troisième année de sa mission d’exploration de cinq ans, le film commence in Media Res avec la fin d’une mission diplomatique menée par un capitaine Kirk (Chris Pine) plus expérimenté mais presque blasé à la veille d’un anniversaire ou il va dépasser l’age de son père à sa mort. Spock (Zachary Quinto) traverse lui-aussi une période de doute et souhaite quitter le vaisseau pour rejoindre son peuple. Mais les deux hommes n’ont pas le temps de s’appesantir sur leur sort puisque à l’occasion d’une escale dans une station éloignée de Starfleet, l’Enterprise se porte volontaire pour tenter de retrouver un vaisseau perdu dans une nébuleuse inconnue ou ils tombent vite dans le piège que leur tend le mystérieux Krall (Idriss Elba).

Star Trek Sans Limites est le film le plus proche de l’esprit de la série originale depuis le reboot tout en assurant le spectacle requis pour une superproduction d’une telle ampleur. Comme les épisodes de la série, elle conte une aventure dans l’esprit des nouvelles de science-fiction tout en se reposant sur les interactions entre les membres de l’équipage. Pegg et Jung prennent le temps de réintroduire les personnages, puis après une séquence très spectaculaire qui voit l’Enterprise « incapacité » par la flotte de Krall qui agit comme un véritable essaim de frelons, les dispersent sur une planète inconnue donnant l’occasion de constituer des duos tels Spock et McCoy (Karl Urban) contraints de coopérer malgré leurs différents. Ces séquences fonctionnent bien donnant l’occasion de voir à quel point le casting initial d’Abrams fut une réussite tant ils collent à leurs modèle tout en étant attachants. Chris Pine en particulier est parvenu à faire évoluer son personnage qui est désormais plus mature et évoque vraiment le Kirk de William Shatner. Les nouveaux uniformes très proches de ceux de la série originale accentuent cette impression de familiarité.

Appréhensif du script de Pegg et Jung nous avons été agréablement surpris par leur écriture qui assume avec modestie de n’être qu’un simple « épisode » de la franchise (Kirk ironise même au détour d’une réplique sur l’aspect sérialisé de leurs aventures). Si il est moins dramatique dans ses enjeux que les deux premiers volets, le film contient assez de personnages, de rebondissements, de clins d’œil (comme l’utilisation d’un morceau emblématique de l’ère Abrams lors du climax) et de scènes spectaculaires pour en faire un très agréable blockbuster. Justin Lin abandonne les lens flare de J.J Abrams mais se conforme à l’esthétique établi par son prédécesseur pour livrer une une mise en scène efficace, même si un peu impersonnelle. Il conserve en tout cas le talent qu’il a montré sur les Fast & Furious pour la mise ne place de set-pièces spectaculaires et démontre une parfaite maîtrise des effets numériques (à noter le travail remarquable digne d’ILM fourni par la société britannique d’effets spéciaux Double Negative). Le climax du film, intelligent et spectaculaire en est le parfait exemple, même si elle évoque un peu des scènes des volets précédents (le combat dans la ville, la nature de l’adversaire ou le jaillissement d’un vaisseau des eaux). Le film a même l’élégance de se conclure par une scène très émouvante qui marque parfaitement l’anniversaire de Star trek tout en rendant hommage à ses disparus les plus récents que sont Leonard Nimoy et Anton Yelchin. Conclusion : Même si il n’est pas aussi galvanisant que les opus de J.J Abrams, c’est une agréable surprise que ce Star Trek Sans Limites proche de l’esprit de la série originale tout en conservant la dose de spectaculaire indispensable à un blockbuster. LLAP !

Retrouvez ici la critique de Star Trek Into Darkness

Retrouvez ici La critique vidéo de Wildgunslinger: Star Trek Sans Limites (Feat Fred Teper)

star trek sans limites affiche cliff and co

Titre Original: STAR TREK BEYOND

Réalisé par: Justin Lin

Casting : Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg,

Karl Urban, Zoe Saldana, Sofia Boutella…

Genre: Science fiction, Action, Aventure

Sortie le: 17 août 2016

Distribué par: Paramount Pictures France

3,5 STARS TRES BIENTRÈS BIEN

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